SCÈNE VIIJ
Mais laissons faire à la nature.
Et d'un océan de verdure Sort le printemps ressuscité.
Il suffit, pour que tout renaisse, Que ton œil de flamme, ô jeunesse!
Lance un éclair dans la cité.
PREMIER GQŒUn.
Après ce calme impur, l'orage m'inquiète.
Je hais ces coups subits, ces sauvages réveils, Dont la fureur succède à de lâches sommeils : Je redoute un beau jour au prix d'une tempête.
Le navire, entamé dans la lutte des flots, Traîne un secret danger sur la mer la plus belle.
Jamais coup de poignard ne tranche une querelle, Et la paix ne surgit de Tombre des complots.
J'aime que, sans fléchir dans sa haine paisible, Sans rêver de vengeance et de sanglants exploits, On oppose aux tyrans une àme incorruptible, Et qu'on use leur joug au fer des vieilles lois.
SECOND GHŒDR.
Vieillard, la prudence est glacée ; Ton front mesure sa pensée Aux lenteurs d'un sang refroidi.
Ne verse plus sur mon courage