‹ Harmodius: tragédieChapitre 51 sur 72 · SCÈNE IX. iiU · texte numérisé non relu

SCÈNE IX. iiU

Et le supplice attend, près du Slyx odieux, Ceux qui veulent ainsi mourir malgré les dieux.

HAKMODIUS.

Je suis soumis aux dieux d'Athène et de la Grèce; J'ai reçu de leurs mains cette arme vengeresse; Mon cœur m'a dit bien haut que leur ordre est venu, Et je vais, sans terreur, affronter Finconnu. C'est la sainte Pallas que je sens dans mes vemes ; Je reconnais sa trace à des clartés sereines. Il faut, m'a-t-elle dit, que sa cité sans roi Soit aujourd'hui vengée et soit libre pa;* moi! Du sang qui doit couler dans les Panathénées Germeront pour nos fils de hautes destinées.

J'obéis!... ma sœur, soyons forts tous les deux ;

Rentre dans ta maison, va supplier les dieux : Sois soumise au destin, laisse-moi mon courage ; Sèche tes yeux... les pleurs sont d'un mauvais présage,

ISMBNE.

Qui ne pleurerait pas, quand, jaloux de mourir, Un frère au coup fatal va lui-mêiûe s'offrir I

S'il le faut, je mourrai, je te le dis sans feinte.

ISMÈNE

Suis plutôt les conseils de mon amitié sainte.

UARMODros.

Ne me conseille pas la honte et le 'remord

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