‹ Harmodius: tragédieChapitre 58 sur 72 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

ISMÈNK, LE CHŒUR.

Mon frère m'abandonne! et des dieux en courroux Les sombres volontés se déchaînent sur nous.

Recevez-moi, vieillards, et, devant que je meure, Suppliante a vos pieds, souffrez que je demeure. La terreur obscurcit mes yeux et ma raison ; Je ne saurais marcher jusqu'à notre maison;

Quand j'y serais portée, à la faveur d'un guide, J'y chercherais en vain un refuge : elle est vide! Le toit de mes aïeux n'a plus de défenseur ; Le frère a refusé d*y protéger sa sœur.

Vieillard, vous êtes père et deux fois vénérable : Gardez de tout affront la vierge misérable.

LE CHŒUR

Reste auprès des vieillards, ils remplacent les dieux.

Ne crains pas qu'un mortel te soit injurieux ;

Je t'adopte, ô ma fille, et ta cause est la mienne.

Je ferai respecter la vierge athénienne.

C'est la loi de mon âge, et son dernier bonheur.

De maintenir partout la justice et l'honneur.

Je veille à ton destin; j'ai ma force et mes armes :

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