‹ Harmonies de la natureChapitre 12 sur 49 · I . expose de l'or à leur action , alors ce métal se · texte numérisé non relu

I . expose de l'or à leur action , alors ce métal se

! revêt ^ en se fondant ^ de la plus riche couleur

pourpre; il s'en élève de petits globules qui circulent en Tair parmi les rayons^ et s'attirent mutuellement. Là lumière du soleil, si légère et si active , est pesante ; elle augmente sensi* blement le poids de tous les corps qu'elle pénètre^ et oi| assure qu'elle forme l'or au sein de

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h terre. C'est ce que semblent prouTer les '

mines d'or , situées pour l'ordinaire , dans les

montagnes de la zone torride , en Afrique et au

Pérou. Si on en trouve en Sibérie^ c'est qn'il y a

apparence que cetie contrée a été autrefois dans

la xone torride , ainsi que semblent le démon*

trer lesosd'éléphans fossiles, et d'autres preuves^

que nous avons rapportées aun harmonies ter^

restres. Au reste y il est très-remarquable que les

anciens chimistes ont désigné par des. rapports

d'analogie les méuux par les noms des pla«*

nètes , Tor par le soleil , l'argent par la lune y le

▼if-argent par Mercure , le cuivre par Vénus y j

le fer par Mars y le plomb par Saturne. U est

certain que ces métaux tiennent y dans l'estime

des hommes et par rapport à leur valeur en or ^

le même rang que leurs planètes corrélatives

occupent dans les cieux, par rapport à leurs

distances au soleil. Je conclus de*là que notre

système astronomique est bien plus ancien que

nous ne le croyons. La lune seule est exceptée

de cet ordre ; mais on peut dire, d'un autre

côté, qu'après le soleil elle influe le plus sur

nous, de tous les corps planétaires, et qu'elle

est dans le même rapport avec lui, que l'argent

avec l'or. L'or est le premier mobile des sociétés

du genre humain, comme le soleil l'est de l'uni*

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vers. Uor fait mouvoir toutes les hannonîes sociales ^ chez les peuples policés comme chez les sauvages. Les fioauciers, pour nous en inspirer Findifférence j et Tattirer dans leurs coffres^ n'en parlent que comme d'un signe idéal et fictif des richesses nationales , qu'on peut suppléer aisément par tout autre i mais il a une valeur intrinsèque y du consentement universel de tous les hommes. S'il étoit possible qu'il vint tout à copp à perdre son crédit chez les nations y ou à cesser de circuler entre elles ^ tous leurs gouvememens seroient renversés de fond en comble y car tous sont fondés sur l'amour de l'or* Il faudroit en excepter peut-être quelques petites nations inconnues qui se gouver-» neroient par la vertu y car la vertu est autant au-dessus de l'or que Dieu est au-dessus du soleil.

• On doit rapporter à la matière de l'astre de la lumière les pierres précieuses qui en décomposent les couleurs primitives^ comme les diamans^ les topazes ^ les subis ^ les saphirs ^ etc. Ce qu'il y a de certain y c'est que leurs mines ne sont point dispersées sur le globe ; nous ne les trouvons que dans les montagnes et les vallées de la zone torride : c'est là aussi où croissent les végétaux les plus aromatiques y l'arbre de

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rencens ^ le caimellier , le géroflier ^ etc. ^ dont les parfums Tiennent des influences constantes du soleil dans cette xone , puisqu'ils dégénèrent partout ailleurs.

Nous ayons vu que la sphère contenoit Tir*tuellement toutes les formes connues et à con-^ noitre. Le soleil^ qui est une sphère Tirante et TÎTifiante y doit en présenter les plus belles dana les vastes contours de ses montagnes et de ses Tallées. Quelles montagnes que celles qui nous apparoissent dix*huit cents fois plus gros&ses que notre tf rre ! On ne doit point y Toir^ comme sur notre i^^obe , des rochers brisés par la rigueur dei hiTei;s^ des monts dégradés par de» torr ens y des promontoires formés et détruits par les mters y un globe mourant et renaissant au mi-« lieu de gcsxuines ; mais on y voit un monde jouis*' sant de toutes les perfections *dè la' beautés et de tdites les plénitudes de la. vie. Dcts vallées riantes doivent- se perdre . ^^ms* des. horizons cent dix fois plus étendus que les nôtres. Des Alpes de la même proportion ^ offrant dansî leut^s croupes* les courbes, les plus .parfaites- ^ doivent porter leurs sommets .non dans» nuo atnaosphèrè glacée 9 comme. sur. noue iterre^ mais au 'sein de^ cette atmosphère de- lumière qui vanime au loia les . mondes. : Leurs 'rochers dedùimans^ d'4mêr«udes et de rubis ^ y éàor

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