Ù'^G * HARMONIES
tour à tour dans chaque lieu , et paroitre toutes' à la fois dans chaque hémisphère. Nous y dis-^ tingu'erions le genre humain ^ seul de tous les genres animés ; répandu sur le globe pourea recueillir les productions ^ et seul en rapport avec les influences de l'astre du jour.
Nous Terrions les mêmes harmonies du soleil se répéter en grand dans les cieux : la terre n'en a que des zones, le ciel en a des sphères. Le soleil fait circuler autour de lui dans deux zones torrîdes Mercure à onze millions de lieues de distance j et la brillante Vénus à vingt-deux millions; dans deux zones tempérées, la terre à treute*quatre millions , et Mars, couleur de sang, à quarante -six millions; dans deux zones glaciales, Jupiter, couleur d'azur, à cent cin-^ quante-six millions , et Saturne à trois cents. Le solitaire Herschell trace, par un cercle de six cent cinquante - cinq millions six cent deux mille six cents lieues de rayon , les pôles de cette sphère immense , au-delà desquels cependant circulent encore des comètes.
Supposons-nous donc dans le soleil, au centre du mouvement des planètes: non- seulement nous les verrions tourner autour de nous dans leurs périgées, c'est-à-dire quand elles sont du côté de la terre, mais encore dans leurs apogées, c'est-à-dire au-delà du soleil, parce quq
cet astr« tourne sur lui-même en vingt-cinq ' 1
jours et demi. Nous les verrions de toute leur grandeur dans leur périhélie, c'est-à-dire quand elles en sont les plus proches, et dans leurs aphélies quai^d elles en sont les plus éloignées ; car elles décrivent autour de lui non des cercles, mais des ellipses. Nous les distinguerions parfaitement dans le plus grand éloignement , comme dans le plus grand détail, parce que notre vue, qni auroit toutes ses perfections, ne seroit pas inférieure à celle des insectes sur la terre, qui réunit souvent les avantages du mi-, croscope et du télescope. Telles sont, par exemple , les abeilles qui voient à la fois les glandes uectarées dans le calice des fleurs où elles pom« pent leur miel, et au loin la ruche où elles doivent le porter. La vue des hommes sur la terre est proportionnée à leurs horizons et à leurs besoins matériels et passagers,- mais elle doit s'étendre, dans le soleil, aussi loin que la sphère de ses rayons, et n'avoir d'autres limites que la bonté toute-puissante du Créateur dans rétendue des mondes. Ils doivent tout con-» noitre dans l'astre qui fait tout voir et tout mouvoir ; il est pour eux le séjour de la vérité , comme celui de la lumière. Ils n'ont en-- Vrevu sur la terre que quelques harmonies ^parses de jours , de moi^ , de saisons, d'au-
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nées et dt tiésj mais ils les Terroient se dé-»' Telopper sou^ d'autres proportions dans les planètes^ et lenr présenter les combinaisons innombrables de l'eKistence stibsolaire* Nous les distinguerions d'abord d'avec les étoiles, (fui sont en nombre infini, en ce qu'elles n'étincelleni point comme elles, mais qu'elles réfléchissent d'une manière calme la lumière qu'elles em«* pruntent du soleil. Il est possible que Dieu les ait composées d'élémens difierens de oeuit de la terre ; mais comme nous y apercevons des at'» fuQsphères , des montagnes et des vallées ) que jplustetirs ont des lunes comme k tertre s qu'elles parcourent des courbes et des périodeé seibbla* blés , iln'y a pas de doute qu'elles ne soient de tnéme nature, quoique de différentes espèces4 Elles doivent avoir aussi des êtres organisés j car la nature n'a rien fait en vain. A quoi ser«« viroient des globes déserts? H y a des végé«^ taux , puisqu'il y a de la chaleur j il y a dea y eut, puisqu'il y a de la lumière^ et il y a des êtres intelligens , puisqu'il y a de Fintelligence. Les plantes et les animant doivent s'y déve~ lopper à proportion de l'intensité de leurs latitu-des et <ie la durée de leur vie» G est ainsi qn» les mauves et les fougères de l'Europe deviennent des arbres* dans les parties méridionales de l'Afrique et de l'Amérique* Mais, comme le»
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mêmes zones terrestres offrent des ^productions tout-à-fait différentes, à plus forte raison les sphères des zones célestes ; cependant il n'y a pas d'apparence que les hommes y soient en proportion de taille av«c leurs planètes. La nature, qui a mis sur la terre des éléphans au midi et des baleines au nord , a fait les hommes de grandeur égale dans toutes les latitudes : les habiiaiis des îles ne sont pi^ plus petits que fi^n^ de ses contiiieiis. Il est vraisemblable qu'elle a 4onné les .n^^iea proportions tLumai«- .ne3 a toiis }es êtres intalligçns qui. habitent les 4ifférèi|t6s planètes de notre systènie* Gomine elle leur a donné à tous le tnème soleil , Thomme .est dans une harmonie parfaite avec la terre et Jes copvenaiices solaires de cette pianote. Il est /of mé ^e manietre qu'il ,p6Ut , en faisant cinq à .six liei\es par jour, parcourir on undemi^jour son horizon,, suivre en une denM*aiinée le cours fdu soleil d.'un tropique à l'autre ^ parcourir la ,mi>itié d'on .hémisphère dans une année , et toutes les Utitudes et le& loogîludes du g;lobe -dans le cours de sa viç.
HARMONIES SOLAIRES