‹ Harmonies de la natureChapitre 23 sur 49 · partie des huiles décomposées des poissons ,'que · texte numérisé non relu

partie des huiles décomposées des poissons ,'que

rOcéan forme sur la terre les bitumes de ses !

eaux , et entretient tant de volcans qui brûlenjt sur ses rivages^ . ri

U est probable que la nature leur a donné / comme à nos Lapons, pour compagnons de leur, vie , des animaux de Fespèce du renne , qui ne paît que la mousse, et qui réunit à la fois en lui la toison de la brebis , le lait de la vache, la force du cheval > la patience de l'âne et la légèreté du cer£ Ils ont sans doute aussi le chien fidèle , qui s'attache partout aux» destinées de Fhomme, m^ême les plus malheureuses, et que l'on trouve errant avec les Pa-^ tagons sur les rivages désolés du cap Horn*. Mais la nature n'a point sJiandonné une planète entière à la rigueur des hivers et à l'intempéne des élémens. Si des glaces couvrent une grande partie d^Herschell ; si des volcans flambent et détonnent au milieu de ses mers , ses habitans, ' rëifugiés dans leurs vallées iaéridionales , voient paître tranquillement autour d'eux leurs trou-, peaux. Une nuit et un hiver de quarante-^deux ans viennent^ils régner sur leur hémisphère , les reflets des neiges voisines, les feux qui braient au sein des eaux, les dur tés de leurs

an.

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ltiii6$ ^ Ie$ aorores lamtaÎBes dn soleil , ks en-* TÎronneiit encore d^une douce lumîèFe. Ras^ sembla en familles- avec lenrs rennes et lears ebieiis autour div même lojrer , dans des cottes tapissées d^ mousse^ réponse y réchauffe PépoHX, le frère le frère ^ la sœur la sœur^ Teafanl le tieillard. \Ày ilschantent sans doute les donces affeetiotts qui les rassemblent^ II» n'ont point de théâtres ^ point de bibliothèques^ point de mo^ nnmens qui leur rappellent le souvenir des conquérant et des religions qui les ont subjugués; f histoire ne cherche point dans leur» crimes la matière de ses grands tableaux, mais la poésie et la musique en tronrent dfîn^uBsa-* blés ' Vians leurs vertus. \h vivent comme eea Hyperboréens auxquels les anciens Grecs en^ voyoient y chaque année , de l'Ile de Délos de» présens ^ comme des hommages due à Tinno*cence de leur vie» Leurs mœurs sont semblable» à celles de nos Lapons, qui chantent sur leurs tambours leurs affections y jusqu'à ce qu'ils aient conquis un ami y et leurs déplaisirs y )U6qu'à ce qu'ils aient ramené à eux un ennemi» iU voua ressemblent y bons et pauvres Finlandois^ cbex lesquels ' j'ai trouvé encore des traces de ces vertus philanthropiques et de ces mcenrs hospitalières. Dans Fenfance^de la raison^ ils ont conserva l'innocence ; ils tixnxl jamais caiomnié

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leurs semblables^ ni versé leur sang pour le choix (Tun système poîîtîque. Unis entre eux par les plus doux liens , ils vivent tranquilles^ et ils meurent en paix^ ils n*&onorent point un Dieu fait par la main des hommes, mais ils adorent l'auteur de la nature dans la nature même; et si^ placés dans les limbes d'un de ses mondes , ils pouvoient l'y mécon* noitre , ils en retrouveroient encore le sentiment dans leur propre cœur^ par celui d^ leur félicité (i).

(i) Piazzi et Olberts ont découvert deptiU peii d«uj| planètes nouvelles : Herscheil leur a donné M Qooi J^ astéroïdes , parce qu'elles ont quelque ressemblance avec les petites étoiles.

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HARMONIES SOLAIRES

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