DE L'ENFANCE
L'uLOïKME entre dans la sphère de la ^ie par Vharmonîe filiale; c'est nn des contrastes d^ rharinonie maternelle^ qui est la dernière dans Tordre des harmonies sociales , et la première en puissance. Ainsi les plans de la nature n'ont point de terme comme ceux des hommes ^ et tous les degrés de sa sphère la terminent et la recommencent.
C'est sur le sein maternel que l'enfant fait le premier usage de ses sens et l'apprentissage des élémens : de la chaleur ^ par celle de sa mère ; de l'air et de la respiration , par son haleine ; de l'eau et du goût^ par son laitj du corps et du toucher, par la forme ronde du sein maternel. £n même temps naissent en lui les sentimens de la confiance , de la reconnoissance et de l'amour filial. C'est avec Jes premières notions de. la .pensée et les premières expressions du langiage^ que son âme se développe en même temps que 3. a
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son corps y et son moral dans la même propor-* tion que son physique.
L'amour filial est la première racine du chêne de la patrie ^ qui doit résister à toutes les tempêtes de la politiqtie : il est le seul fondement inébranlable des sociétés ; c'est sni lui que repose le plus ancien empire du monde ^ celui de la' Chine. Il est le premier des cinq devoirs auxquels est attachée sa constitution y sans^ doute la meilleure de la terre jusqu'à présent y puis^ qu'elle dure depuis plus de quatre mille ans. Ces cinq devoirs regardent les pères et les enfans , les maris et les femmes, les souverains et les sujets , la mutuelle amitié y et la manière dont les frères doivent vivre ensemble. Confuciusles a rédigés et commentés; il les appelle les grands et les fondamentaux. Quoiqu'il n'ait pas suivi le même ordre que nous y il est trèsremarquahle qu'il pose l'amour filial comme la base de toutes les lois politiques. En effets l'empereur étant considéré comme le père de son peuple y c'est sous ce rapport que ses sujets lui sont si soumis. Dans quelque gouvernement que ce soit y c'est particulièrement de Tamour filial que naît l'amour de la patrie. Plutarque veut y par cette xaiaon y qu'on l'appelle 'mairie , parce que , dit - il , nons devon» plus de reconnoissance à nos mères qu'à nos
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pères. Il est donc nécessaire de rappeler à ses enfans les soins que leurs mères ont pris de leur première enfance. Il faut que Tinstituteur y et encore mieux Tinstitutrice ^ leur apprennent comment leur mère les a portés pendant neuf mois dans son sein parmi des infirmités de toutes espèces ; comme elle les a mis au monde au péril de sa vie ; comment elle les à allaités nuit et jour^ les réchauffant contre son cœur ^ calmant leurs convulsions par ses caresses, essuyant leurs larmes par ses baisers , prévoyant tous leurs besoins lorsqu'ils ne pouvoient encore les exprimer que par des gémissemens^ et leur donnant ensuite , avec une patience inaltérable ^ les premières leçons de la vue , du goût^ du toucher^ du marcher et du parler.
Il faudroit commencer toutes les leçons par un hymne adressé à la Divinité et chanté alternativement en chœur par les filles et les garçons : ce seroit leur donner à la fois une idée bien naturelle de la Providence ^ en la leur présentant sous l'image de l'amour maternel , et une idée de l'amour maternel en le leur montrant sous celle de la Providence ; on pourroit y comprendre en peu de mots les devoirs de l'amour filial. Ce concert d'enfans chantant ensemble les louanges de l'amour maternel ^ les disposeroit à se regarder mutuellement comme
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membres de la même famille. Des préceptes dé morale mis en musique simple mais touchante , se graveroient profondément dans de jeunes cœurs; mais des exemples *de piété filiale n^ feroient pas moins d'impression par les images qu'elles laissent dans Tesprit. II faut donner tant qu'on peut un corps aux idées et une action aux sentimens. Je leur citerois donc quelques grands hommes qui se sont rendus célèbres par leiir amour envers leur mère. Le plus grand des Grecs , si la vertu donne le premier rang parmi les hommes , Epaminondas ^ disoit que la joie la plus vive qu'il eiit jamais éprouvée , étoit d'avoir gagné la bataille de Lenctres dû vivant de son père et de sa mère. Il répétoit souvent ce propos , dit Plutarque. Ainsi il rap-^ portoit l'amour de sa patrie à son origine^ c'està-dire à l'amour de ses parens. Il leur sauva la vie par cette victoire^ ainsi qu'à ses com-* patriotes ; car si les Lacédémoniens l'eussent gagnée y ils avoient résolu d'exterminer tous les Thébains. Pajouterai^ à ce sujet ^ un trait qui caractérise bien sa profonde vertu , ennemie de toute vanité. Le lendemain de cette fameuse bataille^ il parut en public, morne , pensif, et en habit sale , lui qui ne s'y montroit jamais que simplement , mais proprement vêtu et avec un visage gai : ses amis voyant ce changement su-
bit , lui demandèrent s'il ne lui étoit pas arriyé quelque accident fâcheux. « Non , leur répondit-il i mais je sentis hier que je m^étois élevé plus que je ne devois^par la joie de ma victoire ; je la corrige aujourdhui^ parce qu'elle fut hier trop excessive. » Je joindrai à cet exemple celui 3e Sertorius ^ qui portoit tant d'affection à sa patrie^ quoiqu'elle l'eût exilé y qu'à la tête d'une armée victorieuse il écrivoit à Metellus et à Pompée ses ennemis ^ quHl éloit prêt à mettre bas les armes et à vivre â Rome en homme privé ^ pourvu qu'on l'y rappelât par un édit y et qu'il aimoit mieux être le dernier citoyen de sa patrie ^ que d'être appelé empereur du reste du monde : sentiment ^ certes y bien contraire à celui do l'ambitieux César ^ qui disoit qu'il aitneroit mieux çtre le premier dans un village que le second à Rome. « Une des principales causes , dit Plutarque , pour laquelle Sertorius désiroit tant d'être rappelé dans sa patrie y étoit l'amour qu'il portoit à sa mère^ sous laquelle il avoitété nourri orphelin de son père y et avoit mis toute son affection entièrement en e}k : de sorte que quand les amis qu'il avoit en Espagne le mandèrent pour y venir en prendre le gouvernement et y être leur capitaine, après y avoir été quelque temps y ayant eu nouvelle que sa mère étoit décédée y il en eut une si grande, douleur^ que peu
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s'en fallut qu'il n'en mourût de regret. Il demeura sept jours entiers couché par terre en pleurant ^ sans donner le mot du guet à ses gens et sans se laisser voir à aucun de ses amis^ jusqu'à ce que les autres capitaines principaux et de même qualité que lui vinrent à l'entour de sa tente et l'importunèrent tant par prières tt remontrances, qu'ils le contraignirent d'en sortir , et de se montrer et parler aux soldats , et d'entendre à ses affaire^, qui étoient très-bien acheminées. »
Si les actions des gens de bien sont trèsutiles pour exciter à la vertu y celles des mé- <!;hans ne le sont pas moins pour éloigner du vice. On ne produit d'effet que par des contrastes; la beauté d'un paysage redouble par l'horreur d'un précipice. Citez donc aux enfans des traits de scélératesse filiale ; parle:K-leur de l'horrible Néron qui fit poignarder sa mère ; représentez ce monstre au faite de la puissance humaine, se plaignant jour et nuit qtie les Furies le déchiroient avec leurs fouets j dévoré par ses remords, cherchant à les étouffer par de vaines expiations; objet de mépris et de douleur, malgré les congratulations de l'armée , du sénat et du peuple, qui le félicitèrent sur son action atroce, et périssant enfin l'objet de l'exécration 3e ce même peuple corrompu, qui l'avoit flatté
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dans 6a puissance, et de rexëcration de la pos* tërité y qui ne flatte jamais.
Si j'avois à éleyer des enfans sortant des mains de la nature ^ et destinés à vivre dans une ile déserte^ je ne leur parlerois ni de Terreur ni du vice : l'un et l'autre sont étrangers à Tbomine. Nés dans le sein de l'ignorance et de l'inno^ cence, ils seroient sages et heureux sans effort; mais il n'en est pas ainsi de ceux qui doivent vivre dans notre ordre social : il f^ut les pré-^ munir contre la contagion des préjugés, des vices et des mauvais exemples, qui les environ^ lient souvent dès le berceau. Il Êiut donc leur offrir de grands modèles , qui leur montrent la vertu dans toute sa beauté, et le vice dans toute sa laideur. Je ferai, à cette occasion, une réflexion que je crois très-importante, c'est que, lorsque vous leur raconterez quelque acte vicieux > il faut toujours le faire suivre par le récit d'une action louable, afin que leur âme s'y arrête et sy repose. Disposez toujours leurs jeunes cqeurs a aimer , ils ne trouveront un jour que trop de sujets de haïr. Si vous commencez par leur présenter des tableaux du viçe^ ceux de la vertu ne leur paroitront ensuite que plus aimables. Si^ au contraire, vous faites précéder ceux de la vertu, vous leur rendez le vice plus odieux; mais vous habituez leuc cœur à
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la haine, car la dernière impression est tonjonrs la plus durable.
Ainsi , vous pouvez opposer à la conduite de Néron envers sa mère Agrippine, au fond trèsambitieuse, celle d'Alexandre envers sa mère Olympias, qui ne Fétoit guère moins. Alexandre étant en Asie, Oljmpias lui écrivoit souvent des lettres où elle se plaignoit qu'il étoit trop généreux envers ses favoris ; que par ses bienfaits il les rendoit égaux aux plus grands rois , et leur donnoit les moyens de se faire beaucoup d'amis en se les ôtant à lui-même. Il gardoit secrètement ses lettres sans les communiquer à personne, sinon qu^un jour, comme il en ouvroit une, Éphestion s^approcha, suivant qu'il avoit coutume, et la lut avec lui : Alexandre ne l'en empêcha point; mais après qu'il eut achevé de la lire , il tira de son doigt l'anneau dont il ^celloit ses lettres, et il en mit le cachet sur la bouche d'Éphestion. Il envoya à sa mère de magnifiques présens , mais il lui manda de ne pas se mêler du gouvernement. Elle entra à ce sujet dans une grande colère, qu'il supporta avec patience ; et comme Antipater, qu'il avoit laissé pour son lieutenant en 'Macédoine , lui écrivit un jour une longue lettre où il se plaignoit d'elle, après l'avoir toute lue , il dit : u Antipater ne sait pas qu'une seule
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larme de ma mère efiace dix mille lettres semblables.»
Il est sans doute aisé à un fils de chérir la mère dont il est aimé. On peut ajouter à ces considérations que Domitius^ père de Néron ^ fut un très-méchant homme^ tandis qu'on ne peut reprocher à Philippe que la ruse en fait de politique; mais Alexandre s'en préserva par son éducation y car personne n'eut plus de loyauté que lui. Ceci nous ankène à parler d'un cas fort amer de la vie et fort embarrassant. Un enfant peut avoir des parens durs^ brutaux^ et même cruels : comment lui faire aimer ce qui est haïssable ? C'est ici qu'il faut lui parler le langage de la vertu; il faut lui rappeler les. peines qu'il a données lui-même à ses parens par ses infirmités^ ses besoins^ ses caprices même. On peut citer des exemples d'enfans qui ont réfonné leurs parens vicieux^ à force de douceur et de patience. On en trouve plusieurs de célèbres dans l'histoire de la Chine ; car le gouvernement y est attentif à récompenser la vertu dans les enfans méme^ et surtout la piété filiale y qui lui sert de base. Dites enfin à votre élève cette grande vérité , que la Providence vient au secours de ceux que la société abandonne^ que Dieu adopte les enfans malheureux. Vous trouverez dans nos histoires assea
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d'exemples d'enfans délaissés ou persécutés par leurs par eus ^ qui sont devenus des hommes illustres.
La route de Thomme est facile à tracer quand il se trouve entre deux vices ^ ou entre une vertu et un vice; mais il n'en est pas de même quand il est entre deux vertus. Si un enfant a un père dénaturé^ il doit fuir sa présence plutôt que de lui manquer; la barbarie du père ne peut justifier l'ingratitude du fils. Mais s*il doit opter entre Tamour qu^il doit à ses parens et celui qu'il doit à sa patrie, comment se conduira'-* t-il? Si son père conspire contre l'état, ira-t-il le dénoncer? Verra-t-il de sang froid sa patrie sur le bord du précipice, ou donnera-t-il la mort à celui dont il a reçu la vie? On cite l'exemple du consul Junius Brutus qui fit périr ses deux fils pour avoir trahi Rome. Mais il ne s'agit pas ici du devoir d'un père revêtu d'une magis* trature souveraine envers ses enfans criminels, mais du devoir des enfans à l'égard de leur père coupable envers la patrie. Si Tatius et Tiberius, enfans de Brutus, avoient été revêtus du consulat, et que leur père fut entré dans la conspiration des Tarquin, auroient-ils dû le condamner à la mort? Non, certes, ils ne Tauroient pas dû. Vous me direz : On doit plus à sa patrie qu'à sa famille: oui, sans doute; mais.
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par la même raison ^ on doit plus au genre humain qu'à sa patrie : or^ les droits du genre humain sont ceux de la nature. Ce n'est que pour en jouir que la patrie elle-même est fondée^ et c'est en renverser les fondemens que de détruire les devoirs de l'amour filial par les devoirs de l'amour patriotique; c'est couper la racine d'un arbre pour en conserver le tro'nc. On ne doit point anéantir une vertu par une autre vertu, ni pumr un crime par un autre crime. Si un fils a un pèrb coupable envers son sou^ verain ^ il doit faire tout ce qui est en lui pour empêcher le 3uccès de ses projets; mais s'il ne peut y réussir , les lois elles - mêmes doivent le récuser non - seulement comme juge , mais même comme témoin. Il y a plus, l'amour de la patrie ne vient que de l'amour de nos pères; et si je livre ma famille même, parce qu'elle est coupable envers ma patrie , je serai donc fondé aussi à livrer ma patrie lorsqu'elle sera coupable envers le genre humain, dont elle n'est elle-même qu'une famille. On voit que le même principe peut mener à de terribles conséquences.
Toutes les vertus politiques n'ont d'autres appuis que les vertus morales , et c'est en renverser la première base , posée par la nature ellemême , que de détruire , sous quelque prétexte
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que ce soit^ la piété filiale. Les Romains, dont nous avons quelquefois exagéré les principes^ ne pensoient pas autrement.- Plusieurs de leurs grands hommes ont blâmé la cruelle justice de Junius Brutus. Ses enfans sans doute dévoient être punis, mais un père devoit se récuser pour leur juge. Plutarque dit que ses mœurs austères n'avoient pas été adoucies par la rai«son y et il le compare à une épée de trempe trop aigre. Mais certes les Romains n'eussent vu qu'avec horreur des enfans dénoncer leur propre père, comme il arriva du temps des proscriptions. Voyez, dans les beaux jours de la république , comme on honoroit l'amour filial ! Un homme étoit condamné à mourir de faim dans la prison. A juger du crime par le supplice^ il devoit être bien grand! Peut-être étoit-il dirigé coxitre l'état ? N'importe : la fille du coupable s'introduit dans son cachot et l'y nourrit de son propre lait. Le sénat , instruit de cette action , ordonna que le père fût rendu à la fille , et qu'à la place de la prison on élevât un temple à la piete.
On ne doit conclure en aucune manière de ce que je viens de dire qu'il soit ordonna d'aimer sa fille plus que sa patrie : au contraire, bn doit^ dans tous les cas , préférer celle-ci à sa famille et à soi-même. Mais c'es^t pour l'amour même
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de la patrie qu'on doit aimer ses pârens. Com-^ ment serons-nous fidèles à celle qui rassemble Autour de nous tous les moyens de soutenir notre vie / si nous ne le sommes pas à ceux qui lions ont donné la vie même? Mais enfin que fera un fils s'il rencontre son père les armes à la main parmi les ennemis de sa patrie? Epami* nondas disoit que si on y voyoit un ami , il falloit détourner sa lance de . sa poitrine. Certes un fils ne dirigera pas la sienne contre le sein paternel. Mourons , s'il le faut j pour le salut de la patrie , mais vivons pour le Lonheur de nos parens. Ce n'est qu en vivant vertueusement pour eux, que nous serons dignes de mourir généreusement pour elle.
Les verttft n'ont pas toujours à coml>attre des passions ; elles se heurtent aussi les unes contre les autres , surtout dans les dissensions civiles. La justice , l'intérêt du peuple sont souvent réclamés par deux partis ennemis : comment se conduire alors ? Je ne connois qu'un moyen , c'est de tenir tant qu'on peut un juste milieu ; puisque c'est la place qu'occupe toute espèce de vertu. An reste, les lois de la nature sont précises^ mais leur application est souvent embarrassante. Sans doute c'est une prière bien sage et bien proportionnée à nos besoins , quQ celle qui nous
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apprend à demander à Dieu de ne pas nous exposer aux tentations.
Si vous avez besoin de quelques conseils y dit Juvénal , laissez faire aux Dieux : ils savent mieux que l'homme ce qui convient à l'homme ; rhomme leur est plus cher qu'il ne l'est à luimême.
Les noms des enfans influent souvent sur leurs caractères ^ comme je l'ai remarqué ailleurs : il importe donc beaucoup de leur donner^ dès la naissance ^ des surnoms d'hommes vertueux. Ce n'est pas qu'il leur soit permis de mépriser ceux de leurs parens. On doit leur citer le mot de Cicéron ^ dont le nom dérive en latin de cicerj qui signifie pois chiche. On lui conseilloit d'en changer. J^ le rendrai ^ dit-il y si célèbre , qu'on se fera honneur de le porter. Au reste y l'influence des noms sur les hommes est plus grande qu'on ne le pense. C'est par l'effet d'une boone politique que Rome moderne donne aux enfans naissant et aux jours de l'année les noms des saints qu'elle a elle-même canonisés. Ces noms réveillent les souvenirs de toutes les vertus.
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