‹ Harmonies de la natureChapitre 41 sur 49 · I.B HÈRE JEROKIMO · texte numérisé non relu

I.B HÈRE JEROKIMO

En vérité , seigneur Jacob ^ je ne sais com* ment je reconnoitrai de si grands services.

JACOB

Par une confiance sans réserve en moi : vous trouverez assez de gens ici qui chercheront à vous tromper. En quelles espèces doit-on vous envoyer votre argent de Livoume ?

LE PÈRE ^EjiplYIHO.

En bon ducats d'or de IfoUa^dle»

5ao ** hâkmovies

JA.COB

n faut bien y prendre garde : des dncats tiennent peu de place et sont faciles à enlever. Sur quel vaisseau doit-on les embarquer? Je les ferai recommander â leur arrivée.

XE PÈRE JERONIMO

Je vous dirai avec sincérité que )e les ai em«* barqnés avec moi et qu'ils sonl^ avec mes présens ^ à la douane.

JJLCOB.

Vous ne les avez pas encore sur vons ? Un sac d'or ^ dans une grande caisse ^^ est bien facile à être détourné y parmi de grandes machines qu'on déballe et qu'on emballe de nou* veau.

LE PÈRE JERONIMO

Mon or y est caché de manière qu'on ne p^ut le trouver.

JACOB

Les Italiens sont avisés en tout ; mais on peut toujours reconnoitre votre or à sa pesanteur.

LE PÈRE JERONIMO

Gela est impossible. Les poids de plomb de la pendule sont creux et mes ducats sont en-fermés dedans.

JACOB

Yoilà qui est à merveille \

BE LÀ IfATURE. 5.91

EMPSAEL ^avance.

Je Fai laissée fondante en larmes... ( A Achmet.) Que ces esclaves se retrouvent, et dès ce soir.... Seigneur Jacob y je ne vous apercevois pas; quel sujet vous amène?

JACOB

Très-illustre seigneur, xynt affaire importante, qui vous intéresse particulièrement.

EXPSJLEIi.

L'empereur est-il malade ?

JACOB

Je l'ai laissé en parfaite santé.

EMPSAEL.

Gela suffit ; il faut que j'entende auparavant cet étranger.... Mon Père , que me demandezvous ?

LE PÈRE JER09IMO

Très-grand ministre , je suis venu en Afrique, avec les aumônes des chrétiens , pour le rachat des captifs dans l'empire de Fex et de Maroc ; je suis porteur de passe-ports de l'empereur , signés de votre excellence.

EUPSAEL.

Les chrétiens emploient toutes sortes de moyens contre nous : les ecclésiastiques .d'Espagne payent à leur roi la dime de leurs rêve-

nus pour nous faire une guerre perpétuelle; ensuite d^autres eecl^ksti^MS- viennent avec des attmônes racheter ceux^de nos ennemis ^pii 900 1 tombés dans nos -fers. Si remp^eur'me crojoit^ ce commerce n'existeroit plus ; il est ccwraire à nos intérêts : des bras- valent mieux <pie de l'argent; mais^ puisqu'il vous Fa permis ^ vous pouvez traiter avec les particuliers- dana^ tout l'empire^ excepté avjoc moi.

LE PÈRC Jfill01fIlfO#

Le seigneur Jacob m'a promis de m'appuyar auprès de son excellence.

EMPSàfili.

H ne faut point d'appui avec moi*; chaqne affaire se recommande d- ellennême.

LE PÈRE JERONIMO

Votre vertueuse épouse , très-illustre seigneur^ m'a promis sa protection auprès de vons.

EMPSAEL.

Z^raïde n^étend poîort sos crédît pwrtâeulier sur moi dans les affaires publiques. •

LE PÈRE JEllOiilBfO.

Perïnettez-^moi seulement de racbeter ceux de vos esdavés qui sont les plus âgés et leis pla& inutiles.

DE lÀ NÀTXmË. 5l3

EMPSÀÈL.

Parmi nos ennemis y lés plus âgés sont lés plus coupables.

LE PÈRE JEHONIMO.'

Songez que j'ai passé les mers et que je me suis exposé à une infinité de dangers pour cette mission ^ seigneur ^ an nom de rhumanité.

EMPSÂEL.

Je vous le répète , vous pouvez racheter lîbrement des captifs dans loitt l'empire. Votre actign est louable^ vous la faites par Tamour

de l'humanité ^ mais c'est aussi par amour de

l'humanité que je ne rends aucun des mieiis ^ et que je fais une guerre implacable aux cbrétiens^ qui font les malheurs de TÀfrique.

ACHMET

Seigneur y toute son humanité n'est que l'intérêt de son ordre ; il porte la même croix que les chevaliers de Malte.

EMPSAEii y à AçhmeL Tads-toi. Cet étranger est ici sur la parole de l'empereur et sur la mleifne ; sa personne est sacrée.

Je supplie votre excellence de nfatcordér au moins une faveur ^ j'en serai très-reconnoissant.

5^4 HARMOmES

JACOB

Oui^ seigneur^ il a apporté un collier de perles fines pour Zoraïde.

I^ PEU JEROHIKO.

Quoique les armes dans vos mains soient terribles aux chrétiens ,. )e joindrai , seigneur , à ce collier un beau sabre de Damas pour vous.

EMPSAEL*

Tout ministre qui accepte des présens , oa qui permet que ceux qui lui appartiennent en reçoivent^ est un ministre corrompu. Je ne reçois rien que de l'empereur y et Zoraïde ne reçoit rien que de moi j mais je pardonne cette séduction à votre habitude des usages de TEurope et â votre ignorance des miens. Quelle est cette fsLveur que vous me demande^ ?

LE FÈEE JEROHIMO.

La permission de descendre jusque dans les prisons pour consoler vos captifs.

EBfPSAEL.

Vous le pouvez j je loue votre vertu.

LE PÈRE JEROHIMO.

Permettez^moi d'y employer tous les secours de ma religion.

« ACHMET

Seigneur ^ c'est un abus.

BMPSAEL à Achmet.

Si tu dis un mot !.... ( Au père Jeronimo. ) J^y consens. Les chrétiens ne permettent pas â leurs esclaves noirs de rester dans la religion où ils sont nés; mais les musulmans ^ plus équitables , ne captivent que les corps de leurs ennemis f ils laissent leurs âmes libres»

TJL PÈRE lERONlMO.

Seigneur y j^adresserai au ciel les prières les plus ferventes pour vous et pour ZiOraîde*

ElfPSAEL.

Je vous en remercie : Dieu écoute les prières de toutes les religions.... Adieu.,.. {A ses gardes.) Qu'on donne une escorte à ce bon religieux ; qu'on le conduise à la tente de mes hôtes : il est trop tard pour le renvoyer à la ville.... ( A Achrnet^ Que mes esclaves fugitifs se retrou-* vent dès ce soir.

ACHBCET.

Seigneur, je vous jure, sur ma tète, que f ignore où ils sont. Gomme le blanc étoit vieux et qu'il n'aùroit pu suivre l'équipage de son vaisseau , je l'ai fait partir du cap d'Aguer sur un chameau , avant le jour ; il est arrivé ce matin au camp^ et on l'a mis de suite aux travaux pour ne pas lui laisser le temps de s'ennuyer. Pour moi , je suis arrivé ce soir avec

vSaG HAAMOVIES

le reste de T^quipage ; |*ai dëgose son pavillon ^ aux pieds de Zoraïde , et j'ai fait prosterner devant elle ma troape , suivant Fusage et vos ordres ; seigneur , vous n'avez pas un plus fidèle ^rviteur que moi. '

. XBIPSiEL.

Et qu'est devenu le no^ qui étftit avec ce blanc ?

ACHMET

n a toujours suivi son maître , car il pe peut être un moment sans lui.

£in?SÂEL.

Il falloit l'en empêcher.

ACHITET.

, n m'àuroît été plus aisé de le tuer* J'ai été - au moment de le. faire ; . mab un esclave vaut de Targent : il auroit fallu vous le payer.. D'ailleurs^ c'étoit un noir^ et je respecte sa couleur.

EMPSÂEL.

OÙ alloit ce vaisseau espajgnol?

ACHlfET.

En Guinée ^ à la traite des no^rs.

EMPSAEt.'

Quelle étoit sa cargaison?

. Cer qu€ Its' Eurppéens • ont contniM de porter pour la traite des noirs. D'un cdté , de l'e^nniBvie pour les enivreif^.de mauvais fusils pour les faire J>attre; et de l'autre ^ des fers et des menotte^ pour enchaîner leurs prisonniers.

6MPSAEL.

Coi^mtnX s'^peloit ce vaisseau?

Notre^Dame^de^Pitié^

Notre 'Dame^-de^Pitiéi ÀliisA k là Iraite des noirs , avec de rtaii*<dt-yie , des fusils , des fers -eitf des .laenottes!! Ims$ pei^et^ Ei^iagnols ! Et comment s'appeloît .<iet.jsifik?t Uipc? . .

'^SeigMnry)eIXLW sais rien.

BMPSAEL.

Tu ne sais pas son nom?

-ACfiUÏT.

) i^uaiàd je tiens 1» personne^- je^ Wembar- > *' t vass^ for» peu 4X>miiieiit ^le s'-appelle. Qu'auriez- ' VOU& dit 5' si/ au'lien du yaîsseany ]% n'aVois apporté que son nom?' Malgré son feu teprible, je l'ai approché de si près ^ que j'ai pu le lire ^ '^ 'sanfr luftetc^. £n yérjté, vos garde»^ noirs y ont au feu comme les barbets à Teau.

5i8 «iaiioiri«$

KMPSASL.

Coftilnent ! tii n^as pas pris seulement le nom

'de famille de cet esclave?

ÀCHMET.

Il sera fort aisé de le savoir par les gens du vaisseau. Pour lui, il n'a pas voulu dire un mot depuis qu'il s'est vu entre nos mains. Tout ce que )e sais , c'est qu'il a des cheveux blancs et la barbe grise. -Quant au reste de ses traits, je n'en peux rien dire.

BMPSÂEL.

Et d'où venoit*il?

kCOMlT.

Je pense qu'il vénoit de Saint-Domingue, ainsi que le vaisseau.

. EMPSÂEL.

De Saint - Domingue? Ce pays est plein de mes ennemis.

ACHMET

Vous devez donc vous féliciter de la prise de celni-d, car il est fort riche. Tous les ustensiles^ de sa cuisine ëtoient d'argent ; c'est une des bonnes captures que vos vaisseaux aient fûtes depuis long-temps.

empsâel.

C'est peut-être un habitant de Saint-Domingue ?

-AGMMl^»

' le f ignore ; tout ce ^e je laîs ^ c^eii ^l'il ëtoit^ il y a deux heures > au nomhte de vos.es^» claves : mais je le retrouyerai^ fût-il caché au fond de Tenfer. • •

EMPSAEL*

Un homme riche' de Saint-Domingue.... Tu l'aûrdsfaH ëvadèt par Te^ir dé ^ël({ué jgVstide récoMpettsè.'

Parla vie de Zoraïde> illustre seigneur, j'en suis incapable! Je hais les chrétiens. Je sui^né en Sicile, d'une famille de paysans opprimé?: nous manquions de pain dans une conttée qui en pouyoit fournir a toute l'Italie. Quand je fus un peu grand, mon père et ma mère n'imaginèrent rien de mieux pour me tirer de la misère , que de faite de inoi lin ihu'âlcien.'Ils allaient ine reùdre, pour foft peu dWgént,' à un maître de musique napolitain , lorsque j^échappai à leur inhumanité en me réfugiant sur le uHont Etna, parmi les bàtiditsi Ap^s arbir fait, sur terre, à ma patrie tout le mal pos-^ «ibie^ je songeai à lui en faire encore plus* Mr mer. Je viftid en Afrique, j'y reniai ma foi, et je tne Rangeai sons tos pavillons; Afoi ! saûTér nn chrétien 1 S'il étoit en iàtyti, poUToir, je mettrois mon propre père à la chaîne.

53a HABMomEs

EMPSiiEL.

Malheureux ! comme tu parles de tes pareas! Je regrette les miens tous les jours.

ÀCHIIET.

Xaime les mieus comme ils m'ont aimé.

EMPSAEX.,

. O chers parens I Je donnerois dix de mes meilleurs esclaves pour retrouver cdui qui re« venoit de Saint-Domingue.

JACOB

Très-illustre seigueUr^ je peux vous eh pro~ curer qui vous feront un meilleur service que ceux que vous regrettez. Je vous en arrangerai à bon marché.

EMPSÂEL.

Je Tien veux point . acquérir par Fargent^

mais par le fer Comment traites-tu mes

esdaves?

ACHMET

Du pire que je peux. J'emploie chaque nation contre son humeur : les François actifs, à scier de longues poutres de cèdre; les Espagnols paresseux, à les porter; les hahitans du rocher sec de Malte, à dessécher des marais; les Vénitiens et les Hollandois , qui naissent dans Tean , à casser des roches. Sans cesse je leur fais en-

i)K lÀ HAÎtOlE. $%X

treyoir la libértiS^ pour leur donner sans cesse le désespoir de ne pouvoir y atteindre ; comme le chat qui tient dans ses griffes une souris la laisse aller 9 puis la reprend, ainsi je me joue de leurs Vains projets et de leurs espérances. En tout ten^ > les fers . aux pieds , la nuit je les Beiis descendre dans de profondes matamores fermées die bonnes grilles, de fer y où ils respirent à peine. J'en fais Fappel trois fois par jour, je leur donne à petite mesure Teau et la farine d'orge i mais je ne leur épargne pas les coups de bâton.

lÂCOfi.

U Ecclésiastique ^ dit: « Le fourrage, le bà ton et la charge à Fane ; le pain , la correction et le travail à l'esclave : si son maître a de l'indulgisnce il en abuse (i). »

EMPSAEL»

Maximes injustes: il faut employer chaque nation suivant son caractère et donner à chaque esclave suffisamment pour vivre. Je veux qu'on leur fasse aussi transporter des canons sur toutes les hauteurs qui commandent la mer; je veux que le bruit en ^pouvante^ au

(i) Voyes VEccUtiastique ^ cbap» xhui, yen^ aS et suivaDS.

SSt . lumnoNiBs

loia ItB ^fafeaemm euco(>oaH , «a Icftir ânnooct ^at c'Mt ici le xivjtge de Tcmpire ^ Marec^ k Bé%(MT d'£Dip8aeL.u GomlMen tt**je <fc6-» daves?

Très-pnisBAlIt amiral^ il itte set<yit itt^s^ sibk de vous en dire le nombre ; tos corsaiTei TOM em amènent tons les jonts. Yons eit arex au cap d'Aguer ^ à Axamor ^ à l!\étuan y à Tanger^ à,5a3é^ à Maroc; Vous en avez de tontes les nniions maritimes de lIEnrope et même de celles qui ne le sont pas.

EMPSAEL.

Comment se conduisent-ils?

ÀCHUET.

D'une manière songent dangereuse. Les Ea^ pagnols se taisent long-temps et font tout à coup explosion ; les Anglois , taciturnes^ se tuent si on ne les satisfaît pas ; les Italiens cubaient entre eux y font des pasquinodes et finisient par dbéir,' les AUfimands , paiieas , s'assujettissent aisément par l'habitude : auds les pins diftcilea à me-lier sont les François. Us ne peuvent snpponer l'esdaTage; ils sont toujours à imaginer f aeU ques ruses; ils creusent des sottterrMS^ ils escaladent les murs tes plus haats ( ik sont capables^ je crois ^ de s'élever dans l'aif : s'ils

DR ILA fUknnSKE. 533

n'étoient pas jaloux les uns des autres ^ il y a long-texapiS que tous, les e$€lat«& ei^opéens seroient qh Ubexté. Mais ils sont si ^^emplis 4e discorde^ qu'ils maltraitent même ceux de leurs compagnons qui se dévoiieni, à les servir.

CMPSAEL.

Avec des hommes de ce caractère ^ il faut être toujours en état de guerre : voilà d'où vient Tusage des habitans de Maroc de porter ea tout temps deux coutelas et ua poignajrd. En Amérique, ^ un blanc peut se promener, une bague ttQ à la main, parmi les. esclaves noirs^ mais en Afrique, un noir doit être toujours armé parmi ses esclaves blancs.

' Seigneur, leurs avisions servent plus à notre sûreté que nos armes. Ils sont pleins de vanité dans les fers. Les Espagnols ne parlent que de. leur famâle; les Ao^iois, de ku* Ha* tiottf les Italiens, às: l^uv religicm^; les AUe^ mands, de leur empereur; ies François, étleBf roi Les François soBit. ks^ pins à cvakidM. Comme ik aiiaent passmi^iment le» ftmmes> ils savent pastout les intécess^v à leurs- ppo« jets. H ne taxa pas. douter qu'ils ne s'appuMnt ici 4» Zoraïde ^ qui^ est de leur pays.

534 HARMOIUES

EMPSÀEL.

J'y mettrai ordre. Tu m'as dit que favoia des esclaves de puissances non maritimes?

▲CHMET.

Vous avez des Prussiens^ des Autrichiens ^ des Suisses y des Polonois^

EMPSÂEL.

Gomment traites-tu tous ces gens*-là ?

ACHMET

Gomme les autres.

n faut les traiter avec plus de rigueur, parce qu'ayant des terres à cultiver dans leur pays^ ils vont envahir celles d'autrui. Un labou^ reur n'est pas pardonnable d'être pris sur mer^ Tu me donneras un état des diverses profesn sion9 de pies esclaves.

ACKMET.

On croiroit qu'ils ont été tous rois ou ministres dans leur pays, car ils se mêlent de gouverner celui-ci^ ils traitent les Afri-» caips de barbares. A les entendre , tout est ad-* xairable chez eux; m cependant la plupart d'entre eux sont des misérables qui, comme moi , en sont sortis , faute d'y trouver de quoi TÎTH* Au reste, vous avez, desi musiciens.^ de^

gens de loi ^ des artistes ^ des soldats , des matelots.

EMPSAEL.

Il ne faut pas agir envers eux de la même manière. Ecoute^ pour être jusite, il faut^ eil toutes choses , faire le contraire de ce que font les chrétiens. Partout ils ne respectent que la fortune ; ils honoreront u# fripon , s'ii est riche; ils mépriseront un homme de bien , s'il est pauvre : ils auroient des égards pour leur ennemi^ s'il étoit^ ou noble ^ ou accrédité dans son pays ; mais ils le traiteroient sans pitié , s'il y étoit sans crédit^ ou misérable. H faut ^ au contraire.^ avoir quelque indulgence pour ceux de nos ennemis qui gagnent leur vie par l'exercice d'un art ou d'une industrie : tels sont entre autres les matelots et les soldats que la misère force de servir. On les mèhe à la giïerre comme des meutes de chiens à la chasse , qui ne prennent le gibier que pour les chasseurs. C'est sur les chefs des Européens qu'il faut £siire tomber tout le poids de la servitude. Les armateurs qui les payent , les nobles qui les conduisent , les prêtres qui les exhortent et les dirigent: voilà les vrais coupables. Âh! s'il me tomboit entre les mains un de ces rois ou de ces ministres européens qui^ au mi-* lieu de leurs plaisirs > ordonnent les maUieurs

$39 HAAHfOSriES

^q r^içMpie! j'acci^mulerpîs sur en* loas les fléaux de Tesclavage dont ils signent. ln$ trùtés. Pour les femmes^ il faut en avoir pitié. Ce &çj(fi. fqibk^ qa s'écartQ de V^uiDi^pHé ^ue gi}an4 4.fst 4gaP6 par les liiHiunçf- Tu éois ^ agir 4^ i^èjn^ ^^^c les enf^nfi. ËnfiQ? à Ve^eppl^ 4u cie} , il U\ht que lefi Si>u4lWis ^e Tepii^eux tofo^ppt sur les cèdbre^ 4as no9^ f^gÇÇ^ ^^ épargaeui Vherbe des vallées.

ÀCHUET.

Le ciel n^ prend pas garde de si près. Sa foudrç toxD}>e sur les innocens comme sur les toupaLlés. Elle m^a frappé lorsque je n'étois qu'un enfant^ mais celle de l'empereur n'ira pas au hasard,

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