JÉHOVA, OU L'IDÉE DE DIEU
Ce nVst point la Judée ingrate, Les puits taris du Siloé !
C^est le culte de ses ancêtres !
Son arche, son temple, ses prêtres, Son Dieu qui Poublie aujourd'hui!
Son nom est dans tous ses cantiques ; ^t ses harpes mélancoliques Ne se souviennent que de lui !
Elles s'en souviennent encore, Maintenant que des nations Ce peuple exilé de Taurore Supporte les dérisions ! En vain, lassé de le proscrire.
L'étranger d'un amer sourire Poursuit ses crédules enfans; Comme l'eau buvant cette offense.
Ce peuple traîne une espérance Plus forte que ses deux mille ans !
Le sauvage enfant des savanes.
Informe ébauche des humains.
Avant d'élever ses cabanes, Se façonne un dieu de ses mains ; Si, chassé des rives du fleuve Où l'ours, où le tigre s'abreuve, n émigré sous d'autres cieui.
Chargé de ses dieux tutélaires :
Marchons, dit-il, os de nos pères, La patrie est où sont les dieux !