‹ Harmonies poétiques et religieuses (volume 2)Chapitre 49 sur 96 · LS RETOUR · texte numérisé non relu

LS RETOUR

Qui 80QS mon propre toit m^accneille et me ulne ?

Aux rives de mon lac cet ami m^est-il né?

A-t-il respiré Pair de ma tiède vallée,

Ou foulé aous ses pas Fherbe que j^ai foulée

Au pied du Nivolay * d^étoiles couronné ?

De quel droit ose-t-il, étranger sur ces rives ?.«•

•.. Étranger? Peu appelle à tes vagues plaintives.

Beau lac dont j^ai souvent recueilli les accords,

Torrens aux flots glacés , jVn appelle à vos bords,

A vous, vallons de paix ! à vous, simples demeures

Où rhospitalité me fit bénir les heures !

Où ton nom si souvent par les tiens répété

Me donna sur ton cœur un droit de parenté.

Phabitai plus que toi ces fortunés rivages, Padorai, j^aime encor ces monts coiffés dWages, Où la simplicité des âmes et des mœurs Garde aux vieilles vertus Pasile de vos cœurs ; Où la jeune amitié m^accueillit dès Paurore, Où Famitié plus mûre est aussi tendre encore, Où Pamour disparu dans Pombre du trépas Laissa partout pour moi Pempreinte de ses pas, Et colore à mes yeux vos flots et vos collines Ou d^un deuil éternel ou de splendeurs divines ? Où j^ai trouvé plus tard cet unique trésor Plus rare que Pencens, plus précieux que Por, Charme, ornement, repos, colonne de la vie !

Enfin où d^une sœur dort la cendre chérie !

* Monttgiie de Savoie.

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