LS RETOUR
Qui 80QS mon propre toit m^accneille et me ulne ?
Aux rives de mon lac cet ami m^est-il né?
A-t-il respiré Pair de ma tiède vallée,
Ou foulé aous ses pas Fherbe que j^ai foulée
Au pied du Nivolay * d^étoiles couronné ?
De quel droit ose-t-il, étranger sur ces rives ?.«•
•.. Étranger? Peu appelle à tes vagues plaintives.
Beau lac dont j^ai souvent recueilli les accords,
Torrens aux flots glacés , jVn appelle à vos bords,
A vous, vallons de paix ! à vous, simples demeures
Où rhospitalité me fit bénir les heures !
Où ton nom si souvent par les tiens répété
Me donna sur ton cœur un droit de parenté.
Phabitai plus que toi ces fortunés rivages, Padorai, j^aime encor ces monts coiffés dWages, Où la simplicité des âmes et des mœurs Garde aux vieilles vertus Pasile de vos cœurs ; Où la jeune amitié m^accueillit dès Paurore, Où Famitié plus mûre est aussi tendre encore, Où Pamour disparu dans Pombre du trépas Laissa partout pour moi Pempreinte de ses pas, Et colore à mes yeux vos flots et vos collines Ou d^un deuil éternel ou de splendeurs divines ? Où j^ai trouvé plus tard cet unique trésor Plus rare que Pencens, plus précieux que Por, Charme, ornement, repos, colonne de la vie !
Enfin où d^une sœur dort la cendre chérie !
* Monttgiie de Savoie.