‹ Harmonies poétiques et religieuses (volume 2)Chapitre 78 sur 96 · LE SOLITAIRE · texte numérisé non relu

LE SOLITAIRE

Tous mes jours maioteDant soot à lui dès Paurore,

Us sont à lui jusqu^au sommeil, Celui dans qui mon cœur se lève à mon réveil, Mon cœur en s*endormant, en lui se couche encore !

Je ne me souviens plus quel sens avaient ces mots. Amour qU^use le temps, gloire qu^un jour efface, Espoir qui nous trahit, volupté qui nous lasse. Us n'ont pas dans mon âme imprimé plus de trace

Que le nuage sur les flots !

Ils sont à mon oreille une langue étrangère QuVn entend résonner et qu'on ne comprend pas ; Et j'ai même oublié l'impression légère Qu'ils faisaient sur mon cœur quand j'étais d'ici-bas!

Ah ! qu'une seule idée à sa source élancée

Fait franchir de distance à Tâme qui la suit !

Qu'un seul rayon d'en -haut éclaire de pensée!

Le jour diffère moins des ombres de la nuit,

Et le couchant. Seigneur, est moins loin de l'aurore.

Que l'âme qui t'adore

De l'âme qui te fuit !

Depuis que des mortels abandonnant la scène, Pai rejeté le pain dont leurs cœurs sont nourris. Mes cheveux ont blanchi comme le tronc du chêne. En rides sur mon front mes jours se sont écrits ! Et les ans, lourds anneaux ajoutés à ma chaîne. Ont courbé sous leur poids mes membres amaigris. Mais je n'ai pas compté combien de fois la terre

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