‹ Haute-CombeChapitre 14 sur 32 · T. INAUGURATION · texte numérisé non relu

T. INAUGURATION

Mais dans l'air a*» ilé le souffle de la lu ise Fait de tant de héros voltiger la devise;

Les murs sont tapissés d’étendarts glorieux, D’écussons immortels, de chiffres radieux;

Là, sur un champ pourpré la croix blanche étincelle; Là, du lion captif luit l’ardente prunelle;

Là, le fleuve écumant dont les puissantes eaux Entraînent dans leurs cours Fonde de vingt ruisseaux Là, le cerf élégant prend son essor rapide;

Et le singe que blesse une épine perfide;

La grue au vol altier, et sur un champ vermeil L aiüle dont le reerard a fixé le soleil.

Tous ces signes touchants inventés par la gloire, Conservés par l’amour, accrus par la victoire,

Ces chiffres et ces lacs, ces emblèmes, ces fleurs, Confondent dans les airs leurs soyeuses couleurs;

La voûte a retenti de lonsrs el doux murmures.

D'un cliquetis de fers, d'un craquement d'armures;

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