‹ Haute-CombeChapitre 15 sur 32 · CHANT O U AT U I F. ME · texte numérisé non relu

CHANT O U AT U I F. ME

L orgue aux cieux ébranlés jette un cri solennel , D'un nuage embaumé l’encens voile l’autel;

Et cent prêtres vêtus de leurs riches étoles Vont des rites sacrés célébrer les symboles;

L'or en gerbes de feu brille sur leurs habits,

Sur les vases divins éclatent les rubis.

En face de l’autel, Félix siège et rayonne De ses preux chevaliers l’élite l’environne;

La pieuse Christine assise auprès de lui Comme un astre de paix à nos regards a lui;

Le pauvre la révère et l’aime et la contemple,

Soit que s’agenouillant sur le parvis du temple Elle fasse éclater sa vive piété,

Soit (pie charmant les coeurs par sa tendre bonté Elle laisse briller toute sa bienveillance,

Soit que par des bienfaits secourant l'indigence Elle étonne son peuple à force de vertus;

Ange consolateur des pauvres abattus,

Son nom qu’avec orgueil redit la cour entière Trouve un écho d amour au fond de la chaumière.

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