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Angéliques concerts dont les plaintes divines Pr enaient pour moduler leurs notes argentines Tout ce que la nature a de doux et de pur:

Elles avaient l'éclat dont resplendit l’azur,

Les soupirs de la nuit, et les souffles des brises,

Le vague harmonieux des aubes indécises,

Le murmure des flots et le parfum des fleurs:

Encens de l’univers dont l’Ange fait des pleurs! Ecoutez, écoutez, la aoîx auguste et sainte Comme un vent embaumé vient de remplir l’enceinte;

O Muse, rédis-moi ces accents solennels,

Et ipie mes derniers chants soient pour les saints autels

CHOEUR DES ANGES

« Montez, montez à Dieu, douces voix de la terre,

« Et bénissez le nom de l’Etre universel,

« Que la plaine et les monts, les flots et la lumière « Proclament le seul Eternel!

«O mer, en bondissant, dis son nom aux rivages; « Vents, enseignez ce nom à la cime des bois;

« El vous foudres, parlez, dites-lc, noirs orages;

« O Nature, élève la voix!

CHANT DIXIÈME 201

« Elève la voix dès l’aurore,

« Que tout s’anime pour bénir,

« Et que le soir entende encore « L’hymne qui ne doit pas finir;

« Toute voix est une prière « Qui chante la gloire de Dieu :

« L’accord de la nature entière « Jusqu’à lui, de sphère en sphère,

« Remonte l’échelle de feu.

« Les astres dans leur cours révèlent sa puissance,

« Le murmure des mers est un hymne éternel ;

« Cantique universel qui toujours recommence « Depuis la terre jusqu’au ciel.

« Lorsqu’une voix finit, une autre voix s’élève;

« La nuit chante sa gloire en mots mystérieux,

« Le jour dit sa splendeur, et les monts à la grève « Ce nom qui fait trembler les cieux !

« Oui, le sein des fleurs est une urne « D’où s’exhale un pieux encens;

« L’oiseau dans son hymne nocturne « Au ciel élève ses accents;

« Les chants, les parfums, le murmure,

TRIPOLI

« Tout oc qui vit, palpite, ou sent,

« Flots d’êtres créés sans mesure,

« Bruissement de la nature ,

« Est un hommage au Tout-Puissant.

« Mais de tous ces accords celui que Dieu préfère,

« Homme! oui, c’est le cri que ton cœur a jeté « Aux pieds de Jéhova quand ta voix dit: Mon père!

«À tressailli l’éternité!...

« Viens devant le Très-Haut abaisser ta prière;

« Viens, sur nos harpes d’or, accompagnant tes chants, « Nous les tairons monter au trône de lumière « Comme la vapeur de l’encens. »

Dans l’éfilise soudain la douce mélodie

Cadençant à ses sons la voix qui psalmodie.

De célestes accords remplit les airs émus,

Divin avant-coureur des concerts des Elus! Haute-Combe entendit sous sa voûte sacrée,

Passer et repasser celle plainte inspirée,

Quand le peuple attristé, pleurant sur un cercueil. Offrait à l’Elernel ce triste chant de deuil:

CHANT DIXIÈME

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