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CHOEUR DES GUERRIERS

Il n’est plus! Il n’est plus! la victoire éplorée Le front ceint de cyprès gémit sur un tombeau;

Mais, fidèles soutiens d’une race adorée,

Nous mourrons tous sous ce drapeau,

Ce drapeau qui, fameux par huit-cents ans de gloire,

De la Seine au Danube a redit nos exploits :

Belgrade! Saint-Quentin! noms brillants dans l 'histoire , Noble couronne de nos rois !

D'un reflet immortel, d’une sainte auréole Ornez le front d’ Albert, de ce jeune héros,

Qui vient, au peuple ému, dont il était l idole, Annoncer des jours de repos.

De son règne éclatant nous bénissons l’aurore,

Sa voix qui nous guidait au milieu des combats,

Vers un noble avenir doit nous conduire encore;

O Seigneur, protège ses pas!

TRIPOLI

Protège ses pas sur la terre,

Qu'il soit toujours grand et pieux!

Que ses fils, ainsi que leur père,

Suivent ton sentier glorieux.

Huit-cents ans de vertus antiques Trempent ces âmes héroïques Comme un glaive au douille tranchant.

Forts dans la paix, grands dans la guerre, Changeant leur sceptre en cimeterre,

Nos rois vieillirent dans le camp.

CHOEUR DES ANGES

« La trompette et le cor jettent en bas leur plainte,

« Les robustes soldats ont incliné leurs fronts,

« Ils se sont prosternés dans la pieuse enceinte;

« Leurs pleurs montent à Dieu sur la voix des clairons.

«Entend leurs vœux, Dieu des armées,

« Toi qui bénis les étendards,

« Toi qui prêtes, pour vaincre, aux bandes animées « Le feu de leurs ardents regards.

CHANT DIXIÈME

« Toi qui sèmes l’elïroi dans le cœur dos perfides,

« Toi qui fais à la voix écrouler les remparts,

« Toi qui sais émousser les glaives homicides « Et tomber la pointe des dards;

« Qui donnes au coursier l’ardeur mâle et guerrière,

x- CT

« Qui lui fait aspirer le parfum des combats;

«Toi qui prêtes ses sons à la trompette altière,

« Donnant le signal du trépas.

« Entend leurs vœux, Dieu des armées, « Bénis leurs pieux étendards,

« Exauce le désir de leurs voix enflammées,

« Abaisse sur eux tes regards. »

CHOEUR DES MARINS

Il n’est plus! de lauriers et de crêpes funèbres, Nos mains ont décoré son pavillon vainqueur; La mort, qui sur ses yeux étendit scs ténèbres, Jeta le deuil dans notre cœur.

TRIPOLI

J1 n’est plus! Mais Albert d’une main glorieuse Des rênes de l’Etat a saisi le timon;

Et prévoyant déjà sa marche radieuse Le peuple ému bénit son nom !

Oui, son règne verra prospérer l’industrie;

La force d’un Etat est dans le bien de tous:

Le roi, centre d’amour, où s’unit la patrie Comme un père veille sur nous.

Tandis que sur les flots du Mexique au Bosphore Nous fuirons respecter son noble pavillon,

Lui, versant sur son peuple un bonheur qui l’honor Agrandira la nation.

O Seigneur, sur ses destinées Veille toujours du haut des cieux Et prodigue lui plus d’années Qu’au cèdre au front audacieux.

Et toi, douce et sainte Madone,

Des matelots chaste patronne,

Entoure-le de ton amour;

A ton image, 6 bonne Vierge,

Pour lui nous suspendrons un cierge,

El nous le priions nuit et jour.

CHANT DIXIÈME

CHOEUR DES ANGES

« La voix des ilols mouvants s’élève dans l’espace « Elle a jeté, Seigneur, un accord solennel;

« Chaque vague en passant a crié ver loi: Grâce,

« Grâce et gloire, Seigneur, à ton nom immortel

« Grâce pour ces peuples sans nombres,

« Que ton bras courbe devant lui,

« De leurs pas dissipe les ombres.

« Un roi pieux est leur appui ;

« Ainsi que le chêne superbe « Qui projète son front sur l'herbe « Et la met à l’abri du vent;

« A l’ombre d’une seule tête « Mets à couvert de la tempête « Ce peuple à ton nom si fervent. »

TRIPOLI

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