‹ Haute-CombeChapitre 27 sur 32 · I.ES VIEILLARDS · texte numérisé non relu

I.ES VIEILLARDS

Qu’il est doux d honorer les dieux de sa jeunesse,

Et de s’asseoir, joyeux, au terme du chemin Quand devant le passé, sans rougir, la vieillesse Peut lever un regard serein;

Quand, fidèles encor au culte du jeune âge,

Nous n’avons point porté l'encens à deux autels,

Quand le vice jamais d’un sacrilège hommage N’a souillé nos vœux immortels.

Qu'il est doux, en jetant un regard en arrière,

De voir qu'on a marché sous le même drapeau,

Et, que de nos longs jours vient finir la carrière Vis-à-vis le même tombeau !

CUAÎST DIXIÈME

Félix ! quand lu guidais nos cohortes errantes,

J)e tes jeunes soldats, jeune Chef valeureux,

Hélas! aurions nous cru, que par nos mains tremblante S’ouvrirait ton caveau poudreux !

Bientôt, auprès de toi, nous, vieux reste fidèle.

Oui, nous viendrons goûter notre dernier sommeil, Pour te former encor une carde nouvelle

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À l’heure du divin réveil.

O Seigneur, dirons nous, ses compagnons de gloire Osent à tes genoux attester ses vertus;

Car humain et pieux au jour de la victoire « Il épargnait jusqu’aux vaincus.

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