‹ HaydnChapitre 15 sur 63 · M. Hadow l'a admise d'emblée comme prouvée, et la · texte numérisé non relu

M. Hadow l'a admise d'emblée comme prouvée, et la

rions que l'on mît sous nos yeux des documents écrits d'une date plus ancienne, ou quelques indices au moins (jui soient antérieurs à l'époque de Haydn. Car, pourquoi les termes de la proposition ne seraient-ils pas renversés ? Pourquoi, au temps qu'il habitait Eisenstadt ou Esterhaz. faisant jour et nuit résonner sa musique dans les châteaux et les jardins de son prince, pourquoi ses aii's a lui, ou des débris au moins de ses propres mélodies, ne se seraient-ils pas envolés par les fenêtres ouvertes, et infillrés dans la mémoire, d'abord, du personnel chargé de les interpréter ou obligé de les entendre, puis, de là, dans celle du petit peuple clairsemé de la campagne environnante .* Les mésaventures des trop confiants folk-loristes auxquels il est arrivé d'admettre dans des recueils prétendus populaires, des airs et des chansons tout l)onnement descendus des théâtres ou des faubourgs jusqu'aux villages, sont faites pour commander une excessive prudence. Ce que l'on prend t|uel(|uefois

adopU'e sans réserve, dans son petit voliim»' intitulé Haydn, a Croatian composer, dans le volume de VOxford history of niusic qu'il a rédigé et qui traite de la a période viennoise ». et dans sa revision de l'article Haydn, pour la nouvelle édition du Dictionary of music, de Grove. — M. H. Conrat, de Londres, a adopté les mêmes vues dans un article de Die Musik, en igoD. On trouvera dans la liste des u ouvrages à conttuller u, à la (in de ce volume, les titres complets de toutes ces publications

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pour un arbuste sauvage est un drageon repoussé sur les racines traçantes d'un grand arbre qui étend au loin, sous terre, une ramure invisible.

L'esprit curieux d'investigation, l'émulation piquante, qui poussaient les contrapuntistes des anciennes écoles à travailler sur un « chant donné », à se reprendre ouvertement les uns aux autres des thèmes, populaires ou artistiques, et à faire montre de toute leur science, de toute leur subtilité, en les traitant différemment, avaient disparu des habitudes musicales. Lorsque Haydn choisissait, pour ses andantesde sonates, de quatuors, de symphonies, la forme « variations )>, c'était de son propre fonds qu'il tirait le motif nécessaire.

A peine semble-t-il quelquefois qu'une intention spéciale Tait conduit à chercher au. dehors un point d'appui. C.-F. Pohl a fait voir que la « romance » célèbre d'une des symphonies composées pour Paris, la symphonie dite a La Reine de France », reposait sur une ariette française, « La gentille et jeune Lisette ». Faut-il supposer une relation entre l'adoption de cette mélodie et le titre imposé par Haydn ou par ses éditeurs, à celte symphonie ? Etait-ce là une « romancer favorite » de la souveraine qu'il avait connue, archiduchesse? L'origine du petit morceau français serait à rechercher. Toujours est-il que sa

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simplicité plaisait à Haydn, car il s'en servit de nouveau, ou s'en souvint, en écrivant un concerto pour la lira^ et plus tard encore, l'allégretto d'une de ses symphonies de Londres, celle appelée « militaire ». Ces retours h des idées précîédentes étaient rares chez lui' : plu^ rares encore, les emprunts à d'autres compositeurs. Une ressemblance bornée à de très brefs fragments thématiques pourrait faire supposer, dans l'andante de sa symphonie la Poule, de fugitives allusions à la célèbre pièce de clavecin de Rameau, cjui porte le même titre :

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