‹ HbgirinChapitre 10 sur 65 · ANGO · texte numérisé non relu

ANGO

ampan ^J|9j = sk. ânâpâna ; td. *susokkan f$[,G,|B "Inspecter en comptant la respiration".

ANAITEYA |5SIïfêjg3P=sk- Âditya > td- Nittenshi BX"F" "empereur du soleil". Nom d'un Sceau T. 1092 iv.

ANCHINHÔ *£$&&; "méthode pour maintenir en paix". Pratique es. destinée à préserver l'ordre et la paix soit des palais ou châteaux (anchinkokkahô i^c^t^ §£$?)> s°it des foyers privés (kachinhô §£$!tÈ& ou chintakuhô ^^ï3j "méthode pour protéger la maison"). La première application en fut faite au Japon en 860, au palais impérial ; elle avait été importée de Chine par Jikaku ^ff^. La cérémonie se divise en trois catégories, suivant la divinité qui y préside : (1) Fudôanchin ^f-Wl^c^U (Acala) ; (2) Yôeanchin îlîj'jfc^çiiï (Kannon au vêtement de feuillage) ; (3) Monjuhachijianchin jfc$^A ^:&$ii (Astâksara Manjusrî, ainsi dénommé parce qu'on emploie huit lettres de *Shittan dans ce rite). — (1) et (2) s'emploient à l'inauguration des maisons neuves, et (3) pour éloigner les calamités des maisons déjà habitées. L'acte principal consiste à fixer le Cercle (*Mandara) de la divinité protectrice à la maîtresse poutre de la principale chambre.

ANDA ^ç^ = sk. anda "œuf". Nom d'une école hérétique qui professait la doctrine du honshôkei ^^Éni" ou honsaikei ^c|^|f "croyance à une production, ou à une limite, originelles". Tt. 1640: A l'origine il n'y avait ni soleil, ni lune, ni étoiles, ni air, ni terre, mais seulement l'eau. Alors se produisit le grand Anda pareil à un œuf de couleur dorée. Quand les temps furent mûrs, il se brisa en deux morceaux dont l'un monta et devint le ciel, et l'autre descendit et devint la terre. Puis entre ciel et terre naquit le dieu Brahmâ qu'on appelle l'ancêtre de tout ce qui est. — On reconnaît ici la doctrine classique du brahmanisme sur le brahmânda ou œuf originel de Brahmâ. — Cf. *Bon.

ANDAE £P6#, ou antabasha ^çOHJ|§£, andarabassatsu £$'£W:M.ffi-> etc. = sk. antarvâsas, p. antaravâsa ; Mvy. 8935 tib. mthan gos "vêtement du bas", ch. tanne Jfî^ "vêtement simple", chûshukue ^fèfjSc td- littérale (chû = antar, shuku = vâsa), gee Tjfe "vêtement du bas" ; autres td. gojôe JL^tH "vêtement en cinq pièces" Kog. xv, rie H|2£ "vêtement intérieur" Gog. xv. C'est une des trois pièces qui, avec la samghâtî et l'uttarâsariga, constituent le costume du moine. — Cf. *Kesa.

ANGO 5£ç|§ "rester tranquille"; sk. varsa, p. vassa "pluie"; tib. dbyar "été". — Retraite: Saison des pluies, où les moines interrompent leurs pérégrinations pour se fixer temporairement dans un

monastère. — Aperçu. — La Retraite n'est pas en principe une institution bouddhique ; c'est une institution indienne que le bouddhisme a dû, lui aussi, adopter et qu'il a propagée hors des frontières de l'Inde, quitte à lui laisser subir l'adaptation nécessaire. Dans l'Inde, c'est la saison des pluies, la mousson (comme nous disons en Occident, depuis que les navigateurs portugais ont emprunté cette appellation aux pilotes arabes de l'Océan Indien), qui commande le rythme de l'année entière, à tel point que le nom de la pluie, varsa, sert à désigner l'année ; la mousson commence vers le milieu de juin et se continue jusqu'au milieu de septembre ; les ordres vagabonds et mendiants qui ont toujours pullulé dans l'Inde sont obligés de suspendre temporairement leurs pérégrinations. Aujourd'hui encore, les moines Jaina, fidèles à la règle antique, s'arrêtent où la mousson les surprend, et attendent le retour de la saison sèche pour continuer leurs tournées. C'est donc une période capitale de la vie religieuse, puisqu'elle seule permet le contact prolongé entre les moines et la communauté des fidèles. —Te. barisha PflJi^, gJt$fë$ Gog. xxn ; barishi #fpj!$i Bzm. ; usha ]%£ Bdji. — Autres td. uango Wl&fê "rester tranquille pendant les pluies" ; zage &M (anc. td. citée Ttt. 2087) "s'asseoir pour l'été" ; zarô f^Jft 0D-) "s'asseoir pour le dernier mois de l'année" (monastique : dans le comput ecclésiastique, l'année s'ouvre en effet après la fin de la Retraite). — L'entrée en Retraite est appelée kessei £rî$lj "se lier par des règles" ou ketsuge £nJC "se lier pour l'été" ; on en sort par le gesei H^fljl] "se délier des règles", ou le gege fffiM. "se délier de l'été". Les termes correspondants dans les autres langues sont (cf. Mvy. 8681, 8682), pour l'entrée : sk. varsopanâyikâ, p. vassûpanâyikâ, tib. dbyar sbyor "jour d'entrée en Retraite"; pour la sortie : sk. pravâranâ [ou°a], p. pavâranâ, "l'Invite" ; tib. dgag dbya (phye) "arrêt" (ch. *zuii ffîM. "liberté").— Institution de la règle. — T. 1428 xxxvn Le B. résidait au jardin d'Anâthapindika, à Srâvastî, avec le groupe des six Mendiants. Ceux-ci en toute saison, printemps, été comme hiver, pérégrinaient parmi les hommes. Pendant les mois d'été les pluies orageuses firent des inondations, et ils perdirent dans les eaux vêtements, bols, sièges, étuis à aiguilles ; ils tuèrent en les piétinant plantes et arbustes vivants, et tous les maîtres de maison se moquèrent d'eux, disant : Les moines fils de Sâkya sont éhontés ; ils tuent en les piétinant les plantes et les arbustes vivants. Ils disent au dehors en se vantant : Nous connaissons la Loi correcte. Mais comment la connaissent-ils ? En toute saison, printemps, été. . .(ut sup.). . .ils tuent en les piétinant les plantes et les arbustes vivants et tranchent leurs organes de vie. Chez les hérétiques eux-mêmes on fait Retraite pendant trois mois ; et ceux-ci qui sont fils de Sâkya, en toute saison,

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