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Pentade d'Amida (Hôryûji

AMIDA 29

D., des douze B. de lumière [personnifiant les douze noms d'Amitâbha, cf. sup.] et de 25 Bs. [sur lesquels cf. Bbkw. 545-548]) ; elle aurait été introduite de Chine par Eun ifjîi en 847. Cf. Bbkw. 449-552 et fig. clxi ; aussi Mnkk. 356-357. — Amidagoma ~fjg 0, Libation à Amida accomplie avant l'Amidahô. — Sceaux. — Traditions et documents confus. D'une façon générale on peut distinguer deux Sceaux principaux : (1) Sceau de Concentration (jôin ^E|l) : les deux mains reposent devant le nombril, la droite sur la gauche, les paumes tournées vers le haut, les deux

index recourbés dos à dos formant des cercles avec les pouces (cf.

Tmds.l, Zish. 1).

Fis- 14- Sceau de Concentration d'Amida. Ce Sceau est aussi

appelé Amidajôin ~fëÉP, Myôkanzacchiin #j/MfÊ? fVflJ, Saishôsammaiin îg§|HlïfcÉP, Rengebujôin jj| pîfêËP. ou encore Shiyuiin &f|Ep (T. 848 et cm. Ttt. 1796), Jûsammajiin fëH0itiîÉP (Tt. 1067), Josanranshinin B&tfefiL'frfll (T. 868 11). C'est le sceau d'Amida dans les Cercles et dans la plupart des statues assises. C'est aussi le Sceau du Ier des 9 Amida des 9 Classes (cf. infra Kuhon Amida). Parfois les index ne sont pas redressés et le Sceau ne comporte qu'un cercle, fermé par les pouces, et non deux. (2) Dans le second Sceau, comme dans le premier s'il comporte deux cercles, le pouce et l'index (ou un autre doigt) de chaque main forment un cercle, mais la main droite est élevée devant l'épaule et la gauche abaissée devant le genou, les deux paumes étant tournées en avant. D'après Tdjs. ce Sceau serait dénommé Hosshinseppôin ^^^^ Ép ou Mushofushiin 4ffi0p£MÉP- C'est le Sceau du 3e des 9 Amida des 9 Classes (cf. Kuhon Amida). Il est fréquent dans les statues d'Amida debout, notamment dans les sectes Jôdo, Shin, Tendai, etc. La main droite qui s'élève indique la recherche de l'Eveil, et ses cinq doigts représentent les Plans des Auditeurs, des B.-pour-soi, des Bs., des B. ex. et des B. es. La main gauche qui s'abaisse symbolise la conversion des Etres, ses cinq doigts représentant les Plans des hommes, des Dieux, des Trépassés, des animaux et des infernaux (cf. Dsky.). — On trouve beaucoup d'autres Sceaux dans les images anciennes d'Amida, antérieures à l'introduction de la secte Shingon au Japon. Un des plus fréquents est le Sceau dit de tourner la Roue de la Loi (tembôrinin $t?£iriiiiËIJ)» qui figure dans une fresque célèbre du Hôryûji ££|^|^p [pi. 11] et dans plusieurs images de l'époque de Nara. Cf. Bztk. 143 ; Bbkw. 540. — Icono= graphie. — Une forme d'Amida à 3 faces et 6 bras est décrite dans T. 890 11 : la tête porte une coiffure de joyaux ; chaque face a trois yeux ; les deux mains du haut portent des lotus épanouis, la main droite du milieu porte le Prajnâpâramitâsûtra et la main gauche

AMIDA

le Diamant, la main droite du bas porte le rosaire et la gauche le vase kundî. Mais cette forme est rarement représentée. Amida est généralement figuré comme un personnage humain normal, soit avec une coiffure de Joyaux (p. ex. sous son aspect de Caractère de Fruit d'Avalokitesvara, cf. Bzss.), soit sans cheveux sous l'aspect du moine mendiant Dharmâkara, soit avec des cheveux "en conque" (rahotsu ^H). Cette dernière variété est de beaucoup la plus fréquente, notamment dans les Cercles (des deux Plans), où Amida figure assis sur un siège de lotus (symbolisant la pureté qu'implique son nom es.), la face dorée (couleur de l'automne, auquel correspond l'Ouest, l'or symbolisant aussi la plénitude et l'indestructibilité), et accomplissant le Sceau de Concentration. — Dans l'Ex. le Sceau le plus fréquent est le second décrit ci-dessus, mais le premier se rencontre aussi, surtout dans les statues assises. —

Fig. 15. Tembôrinin (fresque du Hôryûji).

Fig. 16. Amida (Plan de Diamant).

Kannonchôtai Amida HJ^MSc'^» Amida sur la tête d'Avalokitesvara. Textes : T. 365 Dans la coiffure divine d'Avalokitesvara est un B. de Métamorphose haut de 25 Lieues. T. 848 1 Dans son chignon apparaît Amitâyus. — Amidasanzon ~H1£, Triade d'Amida : Amida flanqué d'Avalokitesvara à gauche et de Mahâsthâmaprâpta à droite. Généralement Amida est assis ; ses acolytes sont toujours debout. Au

AMIDA

ANAHANA

Japon, c'est sous cette forme qu'Amida est représenté dans la secte Jôdo, tandis que dans la secte Shin il est figuré seul et debout. Textes : Dans T. 157 11 (cf. sup. Naissances), les deux fils aînés du roi Aranemi, futur Amitâyus, deviennent Avalokitesvara et Mahâsthâmaprâpta. T. 365, 7e Inspection : Le B. Amitâyus s'arrêta debout en l'air ; Avalokitesvara et Mahâsthâmaprâpta, ces deux Grands- Etres, le flanquaient, debout, à gauche et à droite. Ib., 8e Inspection : Pour se représenter ce B. (Amitâyus), il faut d'abord se représenter son image dorée comme le Jâmbûnada, assise sur une fleur de lotus . . . puis faire une grande fleur de lotus à sa gauche. . .et une à sa droite. . .et se représenter une image du Bs. Avalokitesvara assis sur la fleur de gauche... et le Bs. Mahâsthâmaprâpta assis sur celle de droite. . .Cf. aussi T. 371, etc. — Amidagoson ~£Jil, Pentade d'Amida : Amida flanqué d'Avalokitesvara, de Mahâsthâmaprâpta, et de deux autres personnages que la tradition jap. identifie à Ksitigarbha et à Nâgârjuna (2e patriarche de la secte Jôdo) : groupe dit des "cinq saints" (goshô £.§£!)• Pas de texte canonique. D'après la tradition, ce groupe aurait été un objet de foi en Chine ; on croyait qu'il apparaissait aux mourants. Mentionné dans les sources jap. dès l'ép. de Heian (Shks. II, Kkzs. ; cf. aussi Bbkw. 538). — Kuhon Amida jlrm~> les Amida des 9 Classes, hypostases d'Amida correspondant à chacune des 9 Classes entre lesquelles sont répartis les Etres par rapport à son Paradis (cf. *Jôdo). Chacune de ces hypostases a son Germe et son Sceau spéciaux. Cf. Bdji. 875 et Bzze. 11, qui figurent ces Sceaux mais sans la garantie d'une tradition iconographique ancienne. Sur les 9 Classes, cf. T. 365, et BEFEO XXIV, 236. Cf. aussi*Jôdo.— Sur l'ensemble des questions concernant Amida, on consultera avec fruit les riches matériaux réunis dans Abkk.

JAMIRITA |ÎSJiîP|£, ou amiritai amorizu psJSP^cSP, etc. = sk. amrta ; td. *kanro "tflS (litt. "rosée douce"). — Ambroisie. — Atniritagundari ~¥3£f'J = sk. amrtakundalî ; td. kanrobyô "H"I|#R "vase d'Ambroisie". Nom d'un des cinq Grands Rois de Science, aussi Bs.; Tt. 121 1. Cf. *Myôô.

AMMORA #jgit> ou anra 3ffj& ambara $$$ = sk. âmra,p.amba ; la mangue (Mangifera Indica). Td. Ttt. 2131 vin na ^, espèce de poire ; le nom de femme Amrapâlî est rendu par Nanyo ^^c T. 553 et 534 (td. Anseikô ^tjtilî) î mais Keds. critique cette identification, et cite les td. soyô g^H "feuille acide" Hbg. ix (td. faite sur le sk. âmla "acide"), et nanfumbetsuju H^^lj^ "arbre difficile à déterminer", parce que le fruit tient de la poire et de la pêche. — Le fruit figure souvent dans les règles de la Discipline T. 1421 xxn ; 1428 xliii ; 145 1 1. — Le jardin des manguiers, Âmravana, est un des

séjours préférés du B.; T. 1 11 ; 476 1. — Comparaison : Les quatre classes des moines sont aussi difficiles à distinguer que la mangue verte de la mangue mûre T. 374 vi et xxvni ; cf. Ttt. 2128 xxv et T. 145 1 1. — Ttt. 2087 iv distingue deux variétés (à propos de Mathurâ), l'une petite qui jaunit en mûrissant, l'autre grande qui garde jusqu'au bout sa couleur verte. — Les trois te. ci-dessus, ammora, anra, ambara, sont réservées en principe à la mangue ; mais la confusion avec les te. d'âmalaka "myrobolan emblic" est constante. Cf. *Amaroku.

AMOKUTA |SpJS£, td. munôatsu ffîfâM " irrépressible" = sk. amukta ? Le 36e Sceau d'Avalokitesvara T. 901 iv.

AMOTA pïî&t (ou ~P£). Nom d'un joyau (sk. âmukta ?) Ttt. 2128 xliv ; T. 463.

AMUGAHASHA psj$filIlÔi^ï = sk. amoghapâsa; td. *fukûkensaku ^SH^i "lacet non vide". Nom d'une forme de *Kannon T. 901 iv et XII.

AN |U, ou Bf|, *£, ^, B£ = sk. am #(, l'anusvâra, une des 12 voyelles et des 50 lettres du*Shittan ; 3e des "cinq Points de l'a", correspondant à l'Eveil [cf. *A (Ajigoten)], on l'appelle "l'a pourvu du point du Vide", l'anusvâra étant dénommé "point du Vide" kûten SK (cette désignation aurait été suggérée par la première syllabe du sk. ambara "espace vide", d'après Meikaku H/J-f^, savant jap. du XIe siècle, cité Bdji. 86). — Interprétations : T. 1003 1, Ttt. 1796 x tôgaku *fjg, jôbodai J$|£i! "Eveil complet" (sk. [s]ambodhi) ; Tt. 880 henzai y£$£ "extrémité" (du sk. anta, écrit amta) ; T. 187 iv, 468 1, 469 muga $H$5è "non-moi", mugasho $SÊ$S0f "sans lieu de moi" (sk. amama) ; T. 375 vin, 376 v shaissai :M~^W "écarter toutes (les richesses)".

ANAGI PrI^HÎ^ • Elément d'origine probablement indienne qui entre dans le nom de plusieurs Charmes mentionnés dans le même texte T. 1331 : (1) Anagichira psUft^iaifA td- "sauver des douleurs de la maladie" ; (2) ~chiro ~§fliii[ "sauver des douleurs de la maladie", ou ib. ni "pluie de la Loi dans les quatre univers" ; (3) ~chirô ~!t|j£ "sauver les Etres" ; (4) ~furo ~^]|f[ "patience de la Loi"

(5) ~fuchikurichina ~^-*g9iW$ffî "grand salut"

(6) ~jinnei ~a8t$f£ "sauver les Etres de la douleur" etc.

ANAGON plffifÇ (°u ~it), ou anagami |5nJ#fl {ftlDff, anagamei ^fiUliS, abr. nagon $J£ = sk. anâgâmin; td. *fugen ïfifê "Sans-retour".

ANAHANA |5nI$M$î, ou anahanna M anaahana [SnJ$5HiÈ$> annahanna £$$$#[$, abr.

ANAHANA

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