Ashura [Asura] (dans les vingt-huit Assemblées
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garde, mais Vemacitra est le plus fort, et c'est lui qui se bat le dernier (T. 721 xviii-xxi). — Cf. aussi T. 23 11. — Nourriture: Chaque fois qu'ils mangent, leur dernière bouchée se transforme en boue bleue, de même que la dernière bouchée des rois-Dragons se transforme toujours en grenouilles Tt. 1509 cité Ttt. 2122 v. Leur nourriture, comme celle des Dieux, se produit spontanément telle qu'ils la désirent T. 721 cité ib. — Leurs combats avec les Dieux, notamment Sakra et les Trente-trois, sont un thème banal, cf. p. ex. T. 99 lx=ioo ni ; T. 279 xlii ; Tt. 1509 Lxxvm (où Sakra triomphe des Asura en pensant à la Sapience ; aussi T. 643 1, et T. 225 11) ; T. 721 xviii ; T. 384 v. Très souvent les Asura vaincus cherchent un refuge dans les trous des fibres de lotus, p. ex. T. 99 xvi, 125 xxi, 279 xlii ; Tt. 1509 xxx. — Nâgârjuna discutait avec des hérétiques et dit : Maintenant les Dieux se battent avec les Asura ; soudain une tête d 'Asura tomba du ciel Ttt. 1775 11 ; Ttt. 2058 v. — Deux frères Asura se < battent pour une femme et meurent T. 190 xxin. — Combat singulier de 1. 'Asura Indradamana avec Visnu Ttt. 2049, cf. *Bichû. — Tt. 201 1 ( = Huber 2) : Un Dieu détruit d'une seule flèche la ville des Asura suspendue dans les airs. — Dans les Nô et la littérature chevaleresque du moyen-âge au Japon, les guerriers morts sur le champ de bataille renaissent comme Asura et se réveillent toutes les nuits pour batailler encore (cf. p. ex. le Nô intitulé Atsumori, td. Péri BEFEO XII, v). — Légendes sur les grottes merveilleuses des Asura : Ttt. 2087 x Le savant Bhâviveka s'ouvre une porte au moyen d'un grain de moutarde (thème bien connu des Mille et une Nuits) pour pénétrer dans l'intérieur d'une montagne, au pays d'Andhra, afin d'attendre dans le palais des Asura la venue de Maitreya. Cf. T. 901 vi : "Par le Charme de l'Entrée dans le palais des Asura, on obtient de voir Maitreya" ; aussi la tradition es. relative à Nâgârjuna, citée sous *Bombai. — Ttt. 2087 ix Une grotte du pays de Magadha ouvre à des visiteurs audacieux l'accès du monde des Asura; Ttt. 2122 v conte cette histoire avec plus de détails, en se référant expressément aux dires de Genjô : il s'agissait d'un magicien luxurieux et de son disciple ; grâce à ses Formules, le magicien fut admis dans la grotte par les femmes Asura, mais il ne reparut jamais ; son disciple entra alors au monastère de Nâlandâ, où le rencontra Genjô ; — et cf. le récit de ôgensaku (Wang Hiuan-ts'ô) 3E]£5lt dans Ttt. 2122 v, où le visiteur ne put dégager' que sa tête à la sortie de la grotte, ici située au Campa dans l'Inde centrale. — Deux Rituels es., Tt. 1246 et 1248, indiquent le procédé à suivre pour s'ouvrir une grotte d 'Asura : il faut prononcer 1080 (Tt. 1248 : 1008) fois une Formule sur des grains de moutarde qu'on 1 mélangés avec son propre sang, en frappant ch" que fois la porte de la grotte ; celle-ci
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finit par s'ouvrir, et le magicien est accueilli par des femmes Asura au corps de flamme, qui lui offrent des parfums ; s'il reste dans la grotte, son corps demeure intact comme le Diamant, jusqu'à la fin du monde, c'est-à-dire d'une Période ; et s'il en veut sortir, les femmes le reconduisent avec des parfums. — Rôle dans la religion bouddhique. — Tt. 1509 x Ils sont combatifs, mais ne contreviennent point aux Défenses et pratiquent le Don. — T. 26 xxxvi Quand les hommes sont méchants, les Asura deviennent plus actifs et font tort aux hommes et aux Dieux ; inversement, quand les hommes font le bien; id. T. 721 xviii. — Tt. 1509 xxxv Toujours sceptiques, ils mettent en doute les paroles du B.; cf. sup. la citation de la Mahâvibhâsâ. — Discussion entre brahmanes et bouddhistes sur les Asura Tt. 201 1. — Défenseurs de la foi : T. 279 lxii ils éteignent l'erreur ; Tt. 1509 iv Râhu est un grand Bs. ; T. 397 xxm les rois des Asura ont fait serment de protéger la Loi ; T. 310 lxii ils rendent hommage au B., qui prédit qu'ils deviendront tous B. dans la Période Bien-nommée, Zemmyôkô ff^ijj. — T. 397 xlvii long récit d'allure épique ou Mâra tourmente les Asura, mais le B. les protège ; après la défaite de Mâra, les Asura font hommage au B. — Iconographie. — Ttt. 1728 11 décrit des formes d'Asura à mille têtes et deux mille bras, ou dix mille têtes et vingt mille bras, ou trois têtes et six bras. — Ttt. 2122 v Les Asura mâles sont laids mais leurs femmes sont belles. — Dans l'Es., les Asura figurent au S. de la section de Diamant extérieure du Plan de Matrice ; Bzss. cdxii-cdxiii en donne deux images : sur l'une, le roi des Asura porte en main le "bâton de Yama" (sk. pâsa, un lasso stylisé) surmonté d'une tête humaine ; il est assisté de deux femmes dont l'une tient un bol, l'autre un bâton ; sur l'autre, il tient une épée et les deux femmes qui l'assistent tiennent chacune un bâton. Les Asura figurent également parmi les huit Assemblées qui se rattachent à Sâkyamuni (cf. *Hachibushu) et parmi les vingthu qui se rattachent à Avalokitesvara (cf. *Kannon). Dans chacune de ces séries ils sont représentés avec trois faces et six bras ; dans la seconde série, deux des six mains sont jointes et les quatre autres tiennent respectivement le soleil, la lune, l'arc et la flèche. Cf. Bbkw. 523, 601, 605.— Râhu (T. 1 xxi) ou Vemacitra (T. 24 vin) cherchent à porter le soleil et la lune comme boucles d'oreilles [cf. Ekottaragâma cité Ttt. 2122 v : Les Asura, hauts de 84.000 Lieues, deviennent deux fois plus hauts lorsqu'ils veulent toucher le soleil et la lune, qui, effrayés, cessent de luire ; toutefois les Asura n'osent pas s'en emparer, car ces astres bienfaisants sont protégés par de grandes forces spirituelles]. — Ashurakin $]$£]$$£, luth des Asura, dont la musique subtile convient à toutes sortes d'auditeurs, de même que l'enseignement des Bs. Tt. 1509 xvn. — Cf.
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*Ragô, *Bachi, *Bimashittara, etc.
ASÔGI |J5jf£jjft, ou asôgiya OTftïftlffi, PlfèteM, abr. sôgi 'fê|#R = sk. asankhyeya, asankhya. Nom de nombre : Incalculable. Cf. *Sû.
ATABABEIDA HftË^P^Iffc?, ou adatsubabida pg WfWÊ, adatsuhada pïiaiKPB. adatsubana [5pJK^ ^ = sk. Atharvaveda ; Mvy. 5050 tib. srid sruns gi rig byed "savoir qui protège la vie" ; ch. samyôgou ffcflJlIW td. littérale du tib., et inôgohôchiron ^|g WkJJiiîm "traité de la connaissance des procédés pour protéger (la vie) par des pouvoirs extraordinaires". Autres td. jutsu $f "artifice" Ttt. 2128 vixx, 1788 v ; ju Pjjl "Charme" Gog. xvm. — Cf. *Ida.
ATABAKU psjtFeaja, PfffMfc-plIfâMi ata" baka lÎPjffEUBl^sk. Âtavaka, p. Âlavaka ; Mvy. 3377 tib. 'brog gnas "habitant de la jungle", ch. jukôya tËJ$ê!?f, id. Un des seize grands Généraux de l'armée des Yaksa Ttt. 2128 XII. Toutefois son nom ne figure pas dans la liste de seize Généraux des Yaksa T. 901 m ; mais bien dans celle de huit Ttt. 1796 v (cf. *Bishamon). Dans l'Es., on l'appelle *Daigensuimyôô ^7c6ljl§8ï (q.v.) "Roi de Science Généralissime". Plusieurs textes es. lui sont spécialement consacrés T. 1237, T. 1238, Tt. 1239, Tt. 1240.
ATABATTEI psl[F{;$jg = sk. Atakavatî, Alakavatî. T. 310 m nom de la ville où réside Vaisravana. Ttt. 2128 xi mentionne une autre te. anubanta ftl^k fâg- ; cf. *Bishamon.
ATAKAARABA Pï>IIJE$!!PnIf|3g, nom d'un médicament interprété par "jus (araba) de lumière d'or (ataka)" Ttt. 1733 xx. (Probablement = sk. hâtaka- [prabha]rasa, en corrigeant ~ba 3|| en ~sa #£.)
ATEIRI [SllgP! (ou |g|), ou atetsuri |»f g&PJË = sk. Atri. Nom d'un Voyant. Dans l'Es, il est placé au Sud de la Cour extérieure de la section de Diamant dans le Plan de Matrice, parmi les assistants d'Agni (*Katen) ; il tient dans la main gauche un flacon à eau, et de la droite se couvre le corps Hizk. II. Sa Formule est : Ahtreya mahârsam svâhâ Tt. 850 il (cf. p. 89 b), 851 11, 852 11.
ATENTEIKA Wffî]§,M=sk. âtyantika "définitif" ; td. hikkyô fjljD, même sens Gog. xxm-xxiv, Ttt. 2128 xlvii. — Tt. 1606 v, et Ttt. 1831 1 a, classent cette catégorie comme la troisième parmi les Icchantika ; cf. *Issendai.
AUN peflUf =sk. ahûm &&.— A est le premier son formé en ouvrant la bouche, et hûm le dernier son formé en fermant la bouche. Ces deux phonèmes
Fig. 21. Ateiri (Atri).
correspondent donc à l'origine et à la fin de toutes les Essences, à la Production de l'Esprit d'Eveil et au Nirvana (cf. *A : Ajigoten). Dans l'Es., a correspond à l' Indiversifié, au Plan de Matrice, à Vairocana ; hûm au Diversifié, au Plan de Diamant, à Vajrasattva. A est le principe des lettres ainsi que des Essences ; son Sens principal est celui de Sans- Production originel. Quant à hûm, Unjg. en énumère les dix Sens suivants : (1) Il révèle le Caractère Réel de toutes les Essences. (2) C'est le Germe de l'Esprit d'Eveil. (3) C'est le principe de productivité des Essences. (4) Il embrasse toutes choses : Causes, Opérants, Effets. (5) C'est la transmission de Vairocana le maître à Vajrasattva le disciple. (6) C'est la lettre de la Non-dualité des deux Plans — Plan de Diamant et Plan de Matrice. (7) C'est le Germe de Vajrasattva. (8) Il a pour Substantiel la lettre h, dernière des voyelles et consonnes. (9) C'est le Germe-commun du Plan de Diamant, correspondant à l'Esotérique du Mental (cf. *Sammitsu). (10) C'est le Récipient de toute Ainsité. — Ssms. 11 : A est le véhicule de l'expiration — la dilatation et l'expansion de l'Esprit unique développant tous les Plans d'Essences ; hûm est l'aboutissement de l'inspiration — l'enroulement et le rétrécissement de l'Esprit unique ramenant en lui toutes les particules infimes. — Kkas. 11 : Dans la pratique du *Susokkan, a est l'expiration, hûm l'inspiration. — Ce serait par allusion à a et à hûm que dans les paires de Rois gardiens ou de lions, placées à la porte des temples jap., l'un a la bouche ouverte et l'autre la bouche fermée ; cf. le nom des gardiens de portes en Chine : heng ha eul tsiang P? P&ZlJHr , ou heng = hûm et ha = a— Cf. *Niô.
AYATANA (SJflP (ou -&) tB$fl=sk. âyatana ; td.
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