‹ HbgirinChapitre 15 sur 65 · BAKU · texte numérisé non relu

BAKU

BAKU jj3$, sk. p. bandha[na], tib. 'chin. — Lien. —Te. *bada ^|fg, etc.— Autres td. kei g|, keibaku f*!$f , ketsu |^î, sokubaku ^fj| ; Tt. 1547 11 renzoku 3J|$f|. — Nom donné aux Passions, et spécialement aux trois Passions fondamentales : Attraction, Haine et Erreur, parce qu'elles entravent la Libération. Le terme et la doctrine remontent aux Âgama, p. ex. T. 99 xxxn, T. 125 ix, etc. — Définition du Kosa Tt. 1558 xxi ( = K. Lav. v, 87) : Les trois Liens résultent des trois Impressions : trois Liens, à savoir toute l'Attraction, toute la Haine et toute l'Erreur [quelle que soit leur espèce] ... Ils résultent respectivement des trois Impressions de Plaisir, de Douleur et d'Apathie ; chacun d'eux fait Résidu ( — prend gîte et croissance) dans l'Impression correspondante, en la prenant soit pour Objectif, soit pour Associée. — Les cm. ch. du Kosa insistent sur cette double répartition : Lien d'Objectif, résidant dans les Objets des Passions ; et Lien d'Association, résidant dans les Passions elles-mêmes qui s'associent à l'Esprit et le troublent ; Ttt. 1821 1. — L'école Yuishiki, Ttt. 1832 v a, établit une distinction analogue entre le Lien d'Objectivant et le Lien d'Objectivé, selon que l'Esprit lie les objets ou est lié par eux. Elle connaît encore une autre division, en Lien de Caractères sôbaku ;fflji$ et Lien de Turbulence sojûbaku j||jiLifë$ : le premier est la Part de Caractère ( = l'objectivé) liant la Part de Vue ( = l'objectivant) et l'empêchant de reconnaître que les Objectifs sont Duperie ; le second doit sa désignation à sa nature épaisse et lourde ; Tt. 1602 xvi, 1585 v et ix ; Ttt. 1830 ix b, 1832 v a. — Le Tendai, Ttt. 17 16 ni a et 1851 v a, distingue encore deux autres Liens : jibaku -J-jpf, i.e. la Vue et la Réflexion comme cause (inji £§-?■) de Transmigration, et kabaku >Rf$, les Fruits de l'Acte, qui font renaître. — La Vibhâsâ Tt. 1547 n institue quatre Liens : (1) yokuaishimbaku W&t^Wî-i c.-à-d. l'Attraction liant le corps (aux existences) ; (2) shinnishimbaku flja-'Ji j^f^, c.-à-d. la Haine liant le corps ; (3) kaitôshimbaku J&^&lj'jpii, c.-à-d. les Défenses dérobées (perverses = l'observance d'une discipline hérétique) liant le corps ; (4) gakenshimbaku ffcM.II'fêi, c.-à-d. la Vue du Soi ( — la croyance au moi) liant le corps. Cf. Tt. 1546 xxvi, Kks. III qui substituent aux "Défenses dérobées" un autre terme : kaishu 5$!$ Prise des Défenses ( = erreur sur la bonne règle) ; et Tt. 1545 xlviii, 1543 iv, 1544 ni. — Dans le Sâmkhya, Tt. 2137 II, les Liens (baku $f, sk. bandha) sont ce qui attache le Mâle (Purusa) à la Matière (Prakrti) ; on en compte trois : (1) jishôbaku ê'|$ff , sk. prakrtibandha, Lien qui tient à la Matière élémentaire ; (2) henibaku §£||$J, sk. vaikârikabandha, Lien qui tient aux transformations de la Matière ; (3) fusebaku /ftf jfôjjfjl, sk. dâksinikabandha, Lien qui tient aux offrandes rituelles, symbole de la foi intéressée.

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