‹ HbgirinChapitre 17 sur 65 · BAN · texte numérisé non relu

BAN

ne saurait leur faire offrande de leur propre image. Cependant on connaît au Japon des bannières portant des images de Bs. ; elles sont appelées Bosatsugyôban |Ë£J§£fV, par analogie avec les Onigata no hâta fyMWi "bannières à image de démon" qu'employaient autrefois les navigateurs et les guerriers.— En Chine, où l'usage des bannières était très répandu dès une haute antiquité, les Bouddhistes en décorent volontiers leurs temples. Dans le récit de son voyage aux pays occidentaux (518-522), cité Ttt. 2092 v, Sôun (Song Yun) 5^|| rapporte qu'il en vit un grand nombre à Kamma f?p|§f près de Khotan : plus de la moitié provenaient de Chine, ainsi que l'attestaient les dates inscrites sur les tissus en caractères ch. : 19e année Taiwa ^cffl (465), 2e

année Keimei j^flQ (501), 2e année Enshô

de la dynastie Hokugi (Pei Wei) ; une seule datait de la dynastie Yôshin (Yao Ts'in, 384-417). — Les textes canoniques mentionnent fréquemment les bannières. T. 1452 v en énumère cinq espèces, destinées à abriter la statue du B. : Bannières de lion, de Makara, de Dragon, de Garuda, de taureau (cf. *Butsuzô). T. 262 1 recommande d'en offrir : Ils atteindront l'Eveil ceux qui dans un sanctuaire, devant une statue ou une image, offrent avec respect des fleurs, de l'encens, des dais ou des bannières (ces derniers mots manquent au texte sk., Lotus 33). De même T. 360 1 : Suspendre des tissus de soie, allumer des lampes, ïépandre des fleurs, brûler de l'encens. Ib. Les bannières sont parmi les ornements du Paradis d'Amida. — T. 200 vu (Avadânasataka) raconte l'histoire du fils d'un maître de maison qui fut nommé Patâka par ses parents, parce qu'à sa naissance apparut une grande bannière qui couvrit toute la ville de Kapilavastu ; la cause en était que dans une existence antérieure il avait suspendu une bannière dans le stûpa du B. Vipasyin. — Bannières qui prolongent la vie (zokumyôshimban %$np$$1M) : T. 449 Si les parents ou connaissances d'un malade, fidèles du Bhaisajyaguru, font réciter par des moines le Bhaisajyagurusûtra, allument des lampes à sept étages ou suspendent les bannières de cinq couleurs dites "bannières sacrées qui prolongent la vie", le malade reprendra conscience, comme s'il sortait d'un rêve. — A cette croyance se rattache une légende d'Asoka rapportée Ttt. 2040 x et 2123 x citant un Sûtra des paroles de Kâsyapa sur Ânanda, Kashôgoanangyô ^5^hSH^^ (aussi Ttt- 2I22 XXXVI qui écrit Kashôketsuanangyô MMtâWMM:) '■ Etant tombé malade avant d'avoir achevé les 84.000 (Ttt. 2040 x et 2122 xxxvi : 1.200) stûpa, Asoka attache des bannières aux poteaux de son lit (ou bien aux stûpa eux-mêmes transportés auprès de son lit Ttt. 2040 x et 2122 xxxvi), puis, lorsqu'il est trop faible, en fait attacher par des moines ; il réussit ainsi à prolonger sa vie de 12 ans (Ttt. 2122 xxxvi : 25 ans, Ttt. 2123 x: 35 ans). — Bannières mortuaires (semmô-

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