BASHI
et Ttt. 1736 lxvii td. jizai Èfê. "indépendant, souverain" (sk. vasin). Nom d'un batelier de la ville de Rôkaku $HHtj (sk. Kûtâgâra), auquel Sudhana rend visite pour recevoir ses enseignements T. 279 lxvii, 293 xiv ( = Gandavyûha ; Mitra, Sanskrit Buddhist Literature 91, lit Paisa et Kulâgâra qui sont fautifs).
BASHABA ^H^=sk. Vâsava (chef des Vasu), un des noms d'Indra T. 374 xxxiii. Td. Ttt. 2128 xxvi gonjiki JUfftj "orné", ou encore shûkongôhô 44»&|SIW§f "tenant le Joyau de Diamant".
BASHANABA 3gfêUUK = sk. vatsanâbha, nom d'un poison T. 310 ex; td. gôtokushisai /H§:Ï-$| "nombril (sk. nâbha) de veau (sk. vatsa)". — Peutêtre l'aconite P.W.
BASHARADAISHÔ ^#fH*W "le général de Diamant", nom d'un des douze généraux de Bhaisajyaguru ; cf. *Yakushi.
BASHARADARA fô#rH|51s^=sk. vajradhâra, nom d'une classe de divinités es. ; td. anc. éc. *shûkongô ^4^|^lJ "tenant le Diamant", nouv. éc. jikongô I^F^^lJ même sens Ttt. 1796 I.
BASHARAMOSHICCHI £$ B&M £0=sk.
vajramusti, td. *kongôken ifc|jljj!]^ê "poing de Diamant" T. 901 iv. Nom d'un Sceau.
BASHARANYÛBARA fô#rJg|X|ftSfe=sk. vajrajvala, td. kongôkô &$\\Jt "éclat de Diamant" Ttt. 1796 ix ; épithète de la Sapience des Tg.
BASHARATAKASHA &tôr&&Çffi® = sk. Vajrâttahâsa, td. *Daishôkongô ïk$Ç.ifc$]\] "Diamant-éclat de rire" T. 901 VIII. Nom d'un Bs. es.
BASHAUBASHA 3ggft$gg, te. incorrecte désignant les Laïcs et les Laïques, sk. upâsaka et upâsikâ, T. 245 11 et glose Ttt. 1707 v.
BASHI ^|ÏB "le sacrifice du cheval" ; te. ashibamedayaja psJiJIlB&POT^^sk. asvamedhayajna T. 397 L, qui donne l'analyse suivante : asva "cheval", medha "piquet précieux" (hôchû UtË), yajna "sacrifice", et ajoute que seuls les rois'du Jambudvîpa peuvent accomplir ce sacrifice. — Tt. 2137 1 (Sârhkhya) le mentionne en spécifiant qu'il faut tuer six cents chevaux ; n'en manquât-il que trois, le sacrifice serait incomplet et n'assurerait pas la renaissance au ciel. — Il est aussi mentionné Tt. 1579 xix et Ttt. 1828 v a. — Tt. 1569 1 le condamne parce que le bonheur qui en est la rétribution est Impermanent, et aussi parce que ceux qui l'accomplissent se rendent coupables du péché de Meurtre. Cm. Ttt. 1827 I c :
Ce sacrifice a pour but l'obtention permanente du ciel (c.-à-d. de la vie au ciel). On prend un cheval blanc, on le met en liberté pendant cent jours ou, d'après d'autres, trois ans ; sur ses traces on répand de l'or, qui est donné à tous ; puis on le tue en prononçant cette formule : C'est Vasu (*Baso 3g»||£) qui te tue. Ayant été tué en sacrifice, le cheval luimême obtient de renaître au ciel. — T. 468 1 (aussi cité Ttt. 191 2 x a) mentionne, parmi vingt-six Vues perverses dont les Bs. doivent s'abstenir, la coutume qui consiste à tuer des chevaux pour les sacrifier au feu ; celle de sacrifier quatre mille chevaux, qu'on tue en tirant des flèches dans les quatre directions, et dont les cinq viscères sont donnés aux brahmanes avec les sept Joyaux ; la coutume de répandre sur les traces de chevaux lâchés dans les quatre directions les sept Joyaux, que l'on offre aux brahmanes; etc. — Tt. 1509 cité Ttt. 1827 I c: Pour sacrifier au ciel [ou aux Dieux], on érige un piquet haut de 17 coudées (sk. hasta), soit 34 pieds. . .On l'orne d'objets divers et on y attache un cheval blanc ; à côté, des brahmanes allument du feu où ils jettent des fleurs et des parfums en récitant des Formules. Puis ils lient des herbes au ventre du cheval et le font rôtir au bord du feu, mais sans brûler le poil, jusqu'à ce que le cheval meure par la force de leurs Formules : on dit alors que le cheval meurt sans péché. Ils écorchent le cadavre, retirent de la peau la chair et les os, tête et queue comprises, et enveloppent le tout, avec des objets précieux d'or et d'argent, dans la peau, qu'ils recousent. Puis ils rallument le feu et prononcent des Formules dont l'effet est que le cheval se lève et marche. Après quelque temps il revient et tombe par terre ; autour du territoire où il a marché, on établit un mur avec des orchidées, et à l'intérieur de cette enceinte on étale les objets précieux, qui seront donnés à tous en aumône.