BASHI
Tt. 852 II, p. 121 c] avec Vasu (cf. *Baso), qui d'après Ttt. 1796 xvi était son ancienne appellation. A cette confusion est peut-être dû le fait qu'il figure à deux endroits dans, le Cercle du Plan de Matrice : ! (1) à l'Est de la Cour de Diamant extérieure, parmi les assistants d'Agni (*Katen) : il est représenté comme un Voyant de couleur rouge, assis sur une natte, le genou gauche relevé ; il tient un lotus dans sa main droite et un chapelet dans la gauche ; à sa droite est sa conjointe, tenant dans chaque main un lotus ; (2) dans la Cour d'Akâsagarbha parmi les assistants de *Kannon à mille mains : il a l'aspect d'un Voyant émacié ; il est en marche, s'appuyant de la main gauche sur un bâton ; de sa main droite il semble faire une chiquenaude ; la tradition rapporte que s'il figure ici, c'est qu'il s'est construit un ermitage au pied du mont Potalaka pour servir Kannon. On le retrouve également, sous le nom de *Baso, dans la série des 28 assistants de Kannon aux mille mains Bbkw. 603. — Sa Formule est : Vasistha rsarh «vâhâTt. 850 11 (sic; cf. p. 89 b), 851 11,852 11.' Son Sceau est le suivant Hmjr. 870 : la main droite est élevée, la paume en avant, le pouce et l'index formant un cercle ; la main gauche est devant la poitrine, la paume en l'air, le pouce et le médius formant un cercle.
BASHIKA ^Rjfi^n, ou bashi 3||fôjj, bashika 3RB&8!!, barishi WJ0Ç, barishika ^f \\8$M> Das" shika ^Sp3jn, batsurishaka ^!l£ •$?$!!, barishikara 3||flj!£$Ij£j7i, bashihari ^Sft&flJ, etc. = sk.
vârsika (ou vârsaka, vârsakâla, vârsapâlî). — Nom de fleur, Jasminum Sambac. — Td.
Eog. i-ii ujishôke pfôP$ *t£ïf£ "fleur qui naît au temps (sk. kâla) des pluies (sk. varsa)", c.-àd. en été; Ttt. 2128 xxv geshike Jf jg fê "fleur qui arrive en été", ib. xxvi geshôke
H£7£ "fleur qui naît Fi«- **• Bashi (Vasi«ha ou Vasu). en été" ; Gog. xxi geshôgoke MÊMfà, "fleur protectrice qui naît en été" (sk. vârsapâlî). Cette fleur est blanche et très odorante Ttt. 2129 v ; on en extrait un parfum Eog. 1. Dans l'anc. éc. td. tôge Mt£ "fleur de plante grimpante" Ttt. 2128 xxv.
BASHISHÔAN $HF&fë "la femme qui brûle l'ermitage", anecdote édifiante (*kôan &îf|) qui sert de thème pour la méditation dans l'école Zen ;
57 BASO
rapportée Gte. vi. Pendant vingt ans une vieille femme avait assuré la subsistance d'un ermite bouddhique ; elle lui faisait servir sa nourriture par une jeune fille. Un jour, par ordre de la vieille, la jeune fille embrasse l'ermite en lui demandant : Comment vous sentez-vous juste en ce moment ? L'ermite répond par les deux vers suivants : Sur un froid précipice se penche un arbre desséché ; nul souffle tiède ne l'atteint durant les trois mois de l'hiver. Irritée de cette réponse qui lui paraît peu digne d'un religieux, la vieille fait brûler l'ermitage.
BASHÔ &M, le bananier, Musa Basjoo. — Le stipe du bananier, que l'on peut défaire feuille par feuille sans trouver une substance solide, est comparé au corps T. 475 1 ; aux Opérants T. 220 cdlxii, 221 xxvii, 223 xxvii, 267 il ; aux six Notations T. 125 ix ; aux théories des Nirgrantha ib. v ; à la Sapience qui, sans avoir de réalité propre, sert à exposer la Loi, de même que le stipe du bananier sert à porter les feuilles T. 220 dxcvi.
BASHUDATTA ^^jl^=sk. Vasudatta, nom d'un des Laïcs de Fukujô fgJ$ (sk. Dhanyâkara ?) qui viennent écouter Manjusrî T. 279 lxii ( = T. 278 xlv qui donne Kakujô fgJK ; et cf. T. 293 iv = Gandavyûha) ; Eog. 11 td. zaise Jttîfe "donneur de richesses" ou uzensegyô ^flJÏfëff "généreux".
BASO $£, ou T. 1339 1 3gSH=sk. Vasu. Nom d'un Voyant qui fut enseveli vivant. Tt. 1509 ni conte son histoire à propos de l'origine de la ville de Râjagrha : Vasu était autrefois le roi de ce pays ; il sortit de la maison et se fit Voyant. En ce temps s'était élevée, entre les brahmanes menant la vie de famille, et les Voyants sortis de la maison, une discussion pour savoir si, dans les sacrifices au ciel, il faut tuer les Etres et en manger la chair : les brahmanes répondaient par l'affirmative, les Voyants s'y opposaient. La querelle est portée devant Vasu, qui déclare que la loi des brahmanes prescrit de tuer les Etres et d'en manger la chair, et que les Etres ainsi sacrifiés au ciel gagnent le ciel après leur mort : Quelle erreur ! quel mensonge ! s'exclament les Voyants, et le couvrant de crachats ils prononcent cette formule : Disparais, homme pécheur ! Les pieds de Vasu s'enfoncent dans le sol, puis comme il refuse de se rétracter, restant obstinément fidèle à sa conviction et aux enseignements des quatre Veda, il disparaît peu à peu jusqu'aux genoux, à la taille, au cou, et enfin s'engloutit tout entier sous les yeux des brahmanes qui le chassent du monde en le traitant de grand pécheur. Dès lors fut établie la coutume de. sacrifier des moutons au ciel et de s'écrier, au moment d'abaisser le couteau : C'est Vasu qui te tue. Le fils de Vasu, Kôsha ^$ "vaste char", lui succéda sur le trône ; mais, inquiet
BASO
BATÔKANNON
d'habiter le lieu où son père avait eu une fin si néfaste, il transféra sa capitale en un site où le mena un cerf au cours d'une chasse ; c'est ce site qui reçut le nom de Râjagrha, "la demeure du roi". — T. 1339 1 donne de cette légende une version toute différente : Du temps où le B. résidait au ciel Tusita, Vasu était le chef de 6.200.000 marchands, qu'il conduisit en mer pour chercher des Joyaux. Au retour, la flottille fut assaillie par les Makara, les vagues, le vent et les Yaksa. Chacun des marchands promit à Mahesvara le sacrifice d'un Etre, et ils évitèrent ainsi ces quatre périls. Au retour, ils voulurent se rendre au temple pour s'acquitter de leur vœu ; mais en route Vasu se reprocha d'être complice d'une si mauvaise pratique, et se proposa de sauver les moutons. Dans ce but, il produisit par métamorphose un brahmane et un Moine ; le brahmane se mit à la tête des marchands ; il fut interpelé par le Moine qui l'accusa de commettre un péché en tuant des Etres ; la querelle fut portée devant Vasu lui-même, changé en Voyant. Vasu tourna en ridicule le Moine, qui lui affirmait qu'en accomplissant des sacrifices sanglants, bien loin de monter au ciel, on tombait en Enfer : Tu vas l'attester toi-même ! s'écria le Moine, et à ces mots Vasu tomba tout vif dans l'Enfer Sans-intermission (*Abi). Effrayés, les marchands relâchèrent les moutons et se firent tous Voyants ; dans leur existence suivante, ils naquirent à Srâvastî où le B. les convertit. Quant à Vasu, il fut tiré de l'Enfer par la force lumineuse du B. Keju #jfe|f! "collection de fleurs", venu de l'Est, et vint rendre hommage au B. avec des Etres innombrables qu'il avait convertis dans tous les Enfers. A Sâriputra, qui s'étonne d'avoir précédemment entendu dire au B. lui-même que Vasu était condamné à rester en Enfer pour toujours, le B. réplique qu'une telle croyance est fausse ; et il ajoute diverses interprétations du nom de Vasu, qui toutes tendent à prouver sa nature non infernale : va signifie "ciel", su signifie "sagesse" : un Etre qui possède la sagesse céleste ne saurait être infernal ; etc. — Baso te. aussi le nom d'un Dieu, sk. Vâsudeva (nom de Krsna), mentionné T. 374 xxiv, Ttt. 2087 xi, etc. ; deux des td. de ce nom données Ttt. 2128 xxvi, jitsu ^ "réel" et butsu <$J "chose", reposent sur une fausse lecture vastu ; la troisième, ji #J} "terre", est énigmatique. —Cf. *Bashi £&.
BASOTO ig^ig ou ^fg4- = sk. vastu, terme qui sert de titre aux sections de la Discipline (p. ex. Osadhivastu "la section des Médicaments") Ttt. 2154 ix, Ssk. 11 b.
ÎBATARI @| (ou ^) fôM=sk. badarî (ou °a), le jujubier ou le jujube, Zizyphus Jujuba. Td. Ttt. 1821 xxx, Gog. xxiv shôsô /h]§Ê "petit jujube". Mvy. 5809 donne sk. badaraphala, tib. rgya sug gi
'bru, ch. sôkaku ^^, jinshibyaku i^-ffg. — [Aussi nom d'un moine Ttt. 1821 xxx, Gog. xxiv.]
BATEI f$Jg = sk. patnî "épouse" (fém. de pati "maître, époux"). Métaphore de Kôbô Daishi : "l'Esprit est l'épouse des Bs. des quatre Perfections" Shrs. vu.
BATEIYA $UgflTj, te. aphérétique du sk. upâdhyâya "Professeur" (cf. *wajô JfP/pjJ) Hizk. 1. [Cf. la forme tamoule vâdiyan ; en graphie koutchéenne, le pa de upâdhyâya était souscrit et ne formait qu'une syllabe avec l'u.]
BATÔKANNON JUfiJfg^ (parfois lu Mezukannon) "Avalokitesvara à tête de cheval", une des formes de *Kannon ; sk. Hayagrîva "cou de cheval" ; tib. Rta mgrin, même sens. — Te. Jkayakiriba [pour kayagechiriba] MTOflJ^ T. 848 1, 901 vi, fâWfà
mm t. 848 h, wmmm tu. i796 v, m tom
Ttt. 2128; *£&]& [gochi] £Bft Ttt. 1072 A, ^ 5H2 [gochi] Pf|J^ T. 950 il.— T. 848 1 en fait un Rot de Science : Le Roi-porte-Science, Grande-Force (dairirijimyôô jtj)fôty]3c.), a la couleur du soleil levant ; son corps est orné de lotus blancs ; son éclat est intense, comme une guirlande de flammes ; il est
Fig. 27. Batôkannon (Tôzu).
courroucé et montre les dents ; ses ongles sont aigus et il a des cheveux de lion ; c'est Hayagrîva. — Cm. Ttt. 1796 v : Hayagrîva se td. "tête de cheval". Il n'est ni jaune ni rouge, comme le soleil levant. Son corps est orné de lotus blancs en guise de colliers, etc. ; les flammes de son auréole sont intenses et ardentes, pareilles à des guirlandes ; ses ongles sont longs et aigus ; du haut de sa bouche sortent deux
BATÔKANNON
BATÔKANNON
dents ; sa chevelure est comme une crinière de lion ; son expression est courroucée. C'est un Roi Porte-Science (jimyôô, sk. vidyâdhararâja) de la Section de Diamant. La grande force de Bonnevolonté de ce Bs. se compare au cheval qui est un des sept Joyaux des Rois-tournant-la-Roue, et qui parcourt sans cesse les quatre continents, son esprit étant présent partout à chaque instant . . . Les lotus blancs symbolisent sa Compassion Blanche et pure, au moyen de laquelle il soumet beaucoup d'Etres. — Hayagrîva est donc à la fois Roi de Science et Bs. ; dans le Cercle du Plan de Matrice, où il figure à la 7e place du r*r rang dans la Cour d'Avalokitesvara (Kannonin HëHfên:» aussi dite Cour de la Section de Lotus Rengebuin ^§ij!!§nfl$c), il est appelé tantôt Bs., tantôt Roi de Science. — Ses noms es., ou noms de Diamant, sont Jinsokukongô J&^^IâJlJ "Diamant de rapidité" (parce qu'il est rapide comme le cheval des Rois-tournant-la-Roue), ou Kanjikikongô Rj$ &'Ê'|îfi]lJ "Diamant dévorant" (parce qu'il dévore rObstruction de l'Inscience Ttt. 1072 A). Ces noms paraissent reposer sur des interprétations fantaisistes du sk. asva "cheval", d'une part par âsu "rapide", de l'autre par as "manger". — Ses Germes sont ham (première syllabe de Hayagrîva, avec l'anusvâra) ou khârh (première syllabe de khâdaya "dévorant", avec l'anusvâra). — Sa Formule la plus usuelle est la suivante Tt. 930, 11 84 etc. : On amirito tôbaba unhatta fyW&UfflfaWWr&fà* td. Hmjr. 879:
Orh ! Né de l'Ambroisie, hûrh ! crac ! (sk. ora amrtodbhava hûrh phat). Mais T. 848 11 en donne une autre : Kyada hanja sahataya saka fèjp;S^lf]^fiSlfE-tfe ^fpf, td. Hmjr. 879 : Dévorant, brisant, détruisant ! Svâhâ ! (sk. khâdabhanjasphatya svâhâ). — Sa Forme de Convention est une tête (ou une bouche) de cheval. — Son Sceau est "en forme.de bouche de cheval" bakugyô J^P^: les mains sont jointes paume contre paume, les médius et les auriculaires dressés l'un contre l'autre, les index et les annulaires repliés dos à dos vers les paumes ; les pouces sont tendus en arrière pour figurer la gueule ouverte du cheval 'dévorant" Tt. 930, Hmjr. 879. — Les cérémonies qui lui sont consacrées dans l'Es, ont pour but d'assurer la victoire sur les ennemis, de chasser les maladies, d'éteindre les péchés, etc. Pour ces cérémonies, des prescriptions détaillées sont données T. 901 vi ; toutefois dans les sectes es. du Japon on utilise actuellement un Rituel, Ttt. 1072 A, dont la td. est attribuée à Amoghavajra, mais qui serait un faux, d'après le maître jap. Jôgon ££JH (1638-1701). D'autre part, Batôkannon est au Japon l'objet d'un culte populaire comme divinité protectrice des chevaux (de même en Mongolie, Grûnwedel Myth. 164), ou plus généralement du bétail. Dans le système qui identifie les six *Kannon de la' secte Shingon aux six de la secte Tendai (énumérîes Ttt. 191 1 11 a ; 'identification paraît remonter à Ninkai {Hfffc,
Fig. 28. Batôkannon (amulette du Entsûji).
985-1046 A.D., cf. Krgs. 1 cité Bdjt. 1820), Batôkannon correspond en effet à Shishimuikanzeon ffî^M ftMflM^t Qui préside à la Destination des Animaux (shishi et mui sont tous deux des équivalents du sk. simha "lion"; cf. J.As. 1925, 1, 40). Dans les villes comme à la campagne, on rencontre partout, au bord des routes, l'image en pierre de Batôkannon,
BATÔKANNON
BATÔKANNOI
avec ou sans chapelle ; parfois la pierre n'est pas sculptée et porte simplement son nom en caractères ch. Dans certaines régions les paysans célèbrent sa fête, qui est l'occasion de toutes sortes de réjouissances ; ainsi au Entsûji 05Χ^F près de Gotemba ^Mx^, au pied du Mont Fuji, la fête de Batôkannon, à qui ce temple est dédié, avait lieu naguère en septembre et s'accompagnait de courses de chevaux ; le cavalier vainqueur recevait en récompense une image de la déesse montée en kakémono. Ces courses ont été interdites par la police depuis l'introduction au Japon des courses de chevaux à l'européenne, avec paris, et la fête a été reportée en avril. Le temple de Entsûji prétend remonter à l'aventurier Oguri Hangan /M^UIf (1398-1464), qui l'aurait fondé en mémoire de son célèbre cheval Onikage î&liSi^ "le démon fauve". Ce temple délivre, en guise d'amulettes, de petites gravures représentant la déesse, que les propriétaires de bétail collent sur la porte de leurs étables. Lorsqu'un cheval est malade, ils mandent l'abbé du temple qui vient accomplir une cérémonie à domicile. Si le cheval guérit, son propriétaire le mène au temple et y fait des offrandes pour rendre grâces à la divinité, et souvent il érige près de sa ferme une pierre de Batôkannon. Si le cheval meurt, on invite l'abbé à exécuter des rites devant une de ces pierres : ces rites comportent des offrandes de grains de riz, de sel, de thé, etc. ; l'abbé revêt pour l'occasion un Froc sur lequel est peint un cheval. Le Entsûji appartient à la secte Zen, et Batôkannon y est figurée avec une seule face, et deux mains dont le Sceau n'est pas conforme aux prescriptions de la secte Shingon ; dans une petite chapelle à côté de l'autel, on conserve, pieusement enveloppée dans des soieries, une grosse pierre en forme de tête de cheval, trouvée sur une montagne du voisinage. Parmi les autres temples de Batôkannon au Japon, un des plus célèbres est le Matsuodera fàpê,^f dans la province de Tango f\^k> où elle est vénérée comme la 29e des "33 Kannon des provinces de l'ouest". — La tête de cheval qui caractérise cette forme d'Avalokitesvara rappelle le mythe du cheval céleste qui sauve des marchands retenus dans une île par des ogresses féroces: dans le Jâtaka p., 11 127, le cheval est appelé Valâha ; le marchand qu'il secourt reçoit le nom de Simhala dans Ttt. 2087 xi ; Ttt. 1733 vin parle d'un roi-cheval Balâha, td. un gt "nuage" (sk. balâhaka), qui parcourt les airs et sauve les naufragés ; T. 24 II, qui te. Baraka ^HHM et td. chômô Jç3§ "longs poils", donne ce nom au cheval qui est un des Joyaux des Rois-tournant-la-Roue ; cf. aussi T. 152 vi, 190 xlix, etc. Dans la plupart des versions de ce mythe, le cheval sauveur est présenté comme une incarnation antérieure du B. Sâkyamuni. Mais le Gunakârandavyûha (cf. Mitra Catal. 97, Burnouf Introd.2 200 ; contrairement à
ce que prétendent divers auteurs, ce sûtra ne paraît pas avoir été td. en ch.), où l'on retrouve les noms de Simhala et de Balâha, fait de ce dernier une incarnation d'Avalokitesvara, Simhala étant le futur Sâkyamuni ; et le temple de Neak Pean à Angkor, devant lequel se dresse une belle représentation sculpturale du mythe, était dédié à Lokesvara (BEFEO XXIII, 404-405). — Iconographie. — On trouve dans l'iconographie jap. une grande variété de types de Batôkannon : à une, trois ou quatre faces (toutes humaines), à deux, quatre ou huit bras ; l'expression est parfois douce, plus généralement courroucée ; les attributs diffèrent, les plus fréquerfts étant le lotus et la hache. La caractéristique essentielle est une
Fig. 29. Batôkannon (Plan de Matrice).
petite tête de cheval qui surmonte la face centrale, dans la coiffure. — Très rarement, la face humaine est remplacée par une tête de cheval : c'est le cas du type dit des T'ang, Tôzu ^HH, qui d'après la tradition remonterait à Subhakarasirhha Hmjr. 879 ; la tête de cheval porte un lotus surmonté d'un petit Amida ; les attributs, hache dans la main gauche, lotus dans la droite, sont conformes aux stipulations de T. 1092 ix. — T. 901 vi décrit deux types : (1) Le premier se peint sur des flacons de terre cuite. Il a quatre faces ; celle de gauche est noire, avec des prunelles vertes et des crocs apparents ; celle de droite est rouge, on l'appelle "face qui mange les Formules" kitsujumen ^Py£M > la face centrale inférieure, blanche, a une belle expression de Bs. ; au-dessus de la statue flotte en