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ADANA

l'énumération des Notations. En gros, on peut dire que les maîtres des écoles anciennes, Dasabhûmi, Mahâyânasamparigraha, Tendai, l'ont compté comme la septième, tandis que l'école nouvelle, à dater de Genjô, le compte pour la huitième. — Ane. éc. — Ttt. 1851 m énumère huit désignations de l'âdâna : (1) Inscience; (2) Notation d'Acte; (3) Notation de Révolution ; (4) Notation d'Actualisation ; (5) Notation [d'Obstruction] de Connaissance ; (6) Notation de Série ; (7) Notation Fictive ; (8) Notation de Prise. Le nom de Notation Fictive suffit à montrer que la qualité de réel est réservée ici à la huitième. Cette doctrine est d'accord avec la version du Mah° samparigraha par Paramârtha. — Le fondateur du Tendai se rattache à cette école : Ttt. 1716 v c, 1777 v. — Nouv. éc. — Cf. Tt. 1579 lxxvi ; Tt. 1594 I. Ici le septième rang des Notations est occupé par le Mental Passionné (sk. klistamanas) ; l'âdâna se confond avec l'âlaya et occupe le huitième rang. T. 676 1 : Cette Notation est aussi appelée âdâna, parce qu'elle suit le corps et le maintient. Elle est aussi appelée âlaya, parce qu'elle saisit le corps et y est emmagasinée, et partage avec lui sécurité et danger. — Cf. *Araya, *Amara, *Shiki.

AD ARA HiM (ou W&!) = sk. âdara; tib. gus "respect". Td. gasshô ^Sjl "joindre les mains" Ttt. 1796 xiii, ou sakyô f^§jj "faire une salutation respectueuse" Mvy. 1764. Ttt. 1796 xm donne une liste de douze Sceaux consistant à joindre les mains; le 6e, le 11e, le 12e sont dits Adara. Cf. *In E|J.

AENTEIKARA |îpI $iJ Jg gnf H = sk. ?— Nom d'un démon, td. shokukashoshô jjfcj/C$?!H "brûlé par le feu qu'il mange" T. 984 1 cité Keds. 13 [S. XXVII, vu, 45 b, donne kotsu £fc pour en $1]].

AGANÔ i&UtÔnJï^sk. aghana[m] ; td. mukô "non épais". Nom d'un éclair à l'Est T. 1402

JAGIBIKA H^^fiin-sk. âjîvika ; td. *Jamyô Jflînfr "vie perverse", q. v.

AGINI P^fë, ou Ttt. 213 1 vi agini JgS/B = sk. Agni ; td. *katen i^.X "dieu du feu"; le second des douze grands dieux du brahmanisme (*Jûniten) adoptés par le bouddhisme Ttt. 1297 (qui est un rituel d'offrande à ces Douze Dieux). — Le bouddhisme lui accorde une place dans l'Es. : il est placé dans la Cour (ou section) de Diamant extérieure de chacun des deux Cercles (de Diamant et de Matrice). T. 848 1 et cm. Ttt. 1796 v : Il est figuré dans les flammes avec trois marques de cendre sur le front et sur les deux bras (comme le font les brahmanes avec leurs trois doigts, ajoute le cm.) ; il est de couleur rouge foncé, tient sur son cœur un triangle ; sa tête est entourée d'une auréole ronde, et ses at-

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tributs sont le rosaire et le flacon. Vairocana se manifeste sous cette forme pour attirer les brahmanes du Veda, adorateurs du feu. — Sa Formule est : Namo Agnaye svâhâ Ttt. 1295, etc' Actuellement dans le Cercle de Diamant il a pour attributs le bâton d'ascète et le triangle (dit Roue de feu triangulaire sankakukarin H#j.i/C$ifl) '■> dans le Cercle de Matrice (et dans la Série des Douze Dieux), il est figuré comme un ascète entouré de flammes avec quatre bras (et non deux) : une des mains droites tient un triangle devant la poitrine, l'autre, dressée, tient un rosaire ; une des mains gauches tient le flacon kundî devant les pieds, l'autre élève le bâton dit "bâton d'ascète" en forme de massue (cette tradition est celle d'Amoghavajra Tt. 908). Cf. Bbkw. 418, 440, 673. — Il est assisté d'une reine en titre et d'une concubine royale Hizk. II, — Ttt. 2131 vi donne pour son nom de famille une te. JSakiritayani ® ^(Jof^IflîM °iui semble correspondre à un patronymique du type Saukrtyâyani. — Cf. *Katen.

AHADANA |SIiKPÈ8tf = sk. avadâna ; td. hiyu ffiflfs "comparaison", shutsuyô #i$t "faire sortir la lumière". Nom d'un genre littéraire où l'Acte présent d'un personnage est rapporté par comparaison à un épisode de son passé. — Cf. la seconde partie du dictionnaire.

AHAE |$Pl$r# Gog. m, Ttt. 2131 1, ou ahae Htëtlt T. 1, T. 226 11, idiara Pffffl£$i T. 23 IV, ahagô [WlH T. 226 m, ahagôshu HIMH (ou £g) ib. vin, aekara WfâlmM. T- 23 vi, aegôshu ISJ#Mfê Gog. m, abasairasha WWMWM Tt- 1S^S n, te. partielles ou totales du sk. âbhâsvara, p. âbhassara ; tib. 'od gsal "éclat de lumière". — Resplendissant. — Td. kôonten Jt^fJl "Dieux dont la voix (svara) est lumière (âbhâ)" (anc. éc. ; les auteurs ch. expliquent que la lumière émanant de leur bouche leur tient lieu de langage Ttt. 2121 I, 2131 11, 2035 xxxi), ou gokkôjôten fêàft&Ji "Dieux purs de splendeur extrême" (nouv. éc). La td. de l'anc. éc. repose sur une analyse fantaisiste de l'original ; en réalité le nom est dérivé du verbe âbhâs "briller" avec le suffixe d'adjectif °vara ; les interprètes se sont plu à y retrouver le mot svara "son" comme dans le cas d'Avalokitesvara (cf. *Kannon). — On les place en général dans le troisième ciel, le plus élevé, de la deuxième Extase dans le Plan du Formel Mvy. 3092, qui suit le KosaTt. 1558 vin ( = K. Lav. ni, 2). Cependant T. 23 iv les met au neuvième ciel du Plan de Formel qui, ici, ne comporte pas de division en Extases.— Leur caractéristique c'est qu'ils ont même corps, mais sont divers de Connotation Mvy. 2291 ; Tt. 1558 vin ( = K. Lav. m, 19-20) ; T.125 xxxm. Leur corps a une taille de 8 Lieues et leur vie une durée de 8 Périodes Tt. 1558 XI ( = K. Lav. ni, 171, 174). — Parfois leur nom s'emploie pour désigner tout

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l'ensemble des Dieux de la deuxième Extase, p. ex. Tt. 1558 vin (=K. Lav. m, 19), Ttt. 2121 I. Cette Extase est la limite de la destruction par le feu ; tout ce qui est au-dessous est brûlé par l'incendie cosmique Tt. 1558 xn ( = K. Lav. 111, 215 ; aussi ib. vin = K. Lav. m, 20). — C'est donc dans le ciel des Resplendissants que viennent renaître les Etres à la fin de chaque Période ; c'est lui aussi qu'ils quittent au commencement de la Période suivante pour aller renaître dans les mondes inférieurs.— Mais ce ciel est sujet à la destruction par l'eau Tt. 1558 xn (=K. Lav. m, 215). — L'Ekottarâgama T. 125 xxxiv (=Aiig. Nik. vu 62 Suriya, où cet épisode manque) conte comment, au début d'une Période, les Dieux Resplendissants (qui dans leur ciel, ajoutent d'autres textes, se nourrissaient de pensée, ou de joie) descendent dans le Jambudvîpa pour y manger la graisse de la terre ; ceux d'entre eux qui en mangent beaucoup perdent leur luminosité, et les Pieds de

Fig. 3. Dieux Resplendissants.

Magie qui leur permettaient de voler dans les airs ; leur corps se solidifie, ils ne peuvent regagner leur ciel et deviennent des hommes et des femmes ; ils sont réprimandés par les autres, qui ont pu remonter au ciel, et ils construisent des maisons pour se cacher : c'est l'origine des habitations humaines. — Ce mythe se retrouve, avec des variantes, dans un grand nombre de textes (cf. O. Franke, Dîghanikâya 273 n. 1) : en pâli, dans l'Agannasutta du Dîg. Nik. xxvn ( = Dîrghâgama T. 1 vi et td. parallèle T. 10 11 ; aussi T. 1 xxn et td. parallèles T. 23 VI, 24 x, 25 x) ; en sk., dans le Mahâvastu I, 338-348 ; en ch. (cf. Beal, Catena 109- 112), en dehors des Âgama précités, dans le Madhyama T. 26 xxxix, dans Ttt. 2121 1, etc.; en tib., dans l'Abhiniskramanasûtra, Kanjur, Mdo Xxvi 161 (td. Csoma, JASB, 11,' 385); aussi Rockhill, Life 2. M. S. Lévi en a retrouvé des fragments dans une version koutchéenne. — Daus l'es., les Dieux Res-

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plendissants sont figurés au nord de la Section de Diamant extérieure du Plan de Matrice ; ils sont assis sur une natte, flanqués de deux assistants, et tiennent dans la main droite un bouton de lotus. — Cf. *Bon, *Shikikai.

AHAMANAABA H$J»« Tt. 1505 n, ou ahamana |foJ$J^$J Kog. iv, hamana j$|g£jS ib., ahatsuramanaba M^MkMM'^ Gog. m, ôhamana ÉsîM#J T. 224 11, Ttt. 2131 iv, ôha H$ Kog. iv, aharana $0$.%$$$ T. 23 iv = sk. apramânâbha, p. appamânâbha ; Mvy. 3091 tib. chad med 'od ; ch. muryôkô MitJt "lumière incommensurable". — Nom de Dieux du Plan de Formel, placés dans le deuxième ciel de la deuxième Extase. — Cf. *Shikikai.

JAHAMATSURIKA |fcJïR*f(J*n, ou abamakka Pl$k~MlN T. 1092, ahamaraga MHkJÊMM Bzm.= sk. apâmârga, nom d'une plante, Achryanthes Aspera. T. 1060 on l'emploie pour expulser les fœtus morts ; td. goshitsusô 4^83?^ •

AHANDARA PnJ^|Pg|$ = sk. avântara "à l'intérieur des limites". Ssk. vin b td. *kekkai fâfft. (q.v.) "limites fixées".

AHARARA (foj $£}/;£§, ou Ttt. 2087 m aharara mmm, T. 155 h aharari WtWJ. Tt. 2042 1 ahaha H#£$£> etc. = sk. p. Apalâla ; tib. sog ma med "sans paille". Td. mumyô 4^gj "sans pousse", mutôkan ffîfâ^t "sans paille", muru ^tg? "sans reste" ; Mvy. 3273 furukokue ^®jg3#c "qui ne laisse ni céréales ni vêtements". — Ttt. 2087 111 Nom d'un roi-Dragon qui habitait dans un étang localisé aux sources du Svat ; du temps du B. Kâsyapa, il était né dans la condition d'homme sous le nom de Kyôgi $t (var. £&) flft [ = sk. Gângi], et par ses artifices magiques empêchait les mauvais démons de déchaîner des orages. Les gens du pays lui offraient des céréales en hommage de reconnaissance. Mais un jour ils cessèrent, et Gângi irrité se transforma en Dragon venimeux ; il fit vœu de ruiner les moissons par des orages violents ; il reçut alors le nom d 'Apalâla. Pris de pitié pour la misère des habitants du lieu, le B. alla lui livrer combat ; il frappa la montagne avec le foudre de Vajrapâni, et Apalâla dompté se convertit ; le B. consentit toutefois à le laisser une fois tous les douze ans déchaîner l'orage pour assurer sa subsistance. — T. 155 il donne de cette légende une version plus développée : L'étang est localisé dans le village de Uren Mj^ près de Râjagrha ; cet étang est le séjour d'un Dragon nommé Sandari pj$|P£3*i [ = sk. Sundara], qui détruit les moissons dans le Magadha. Un brahmane le dompte par ses artifices magiques, et la population l'en récompense par des cadeaux ; mais lorsque le B. vient s'établir à Râjagrha, sa bienfaisante influence suffit à réprimer l'activité

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du Dragon et les habitants cessent d'offrir des présents au brahmane. Irrité, celui-ci fait vœu de devenir Dragon ainsi que sa femme et ses deux enfants ; pour assurer la réalisation de ce vœu, il s'acquiert le mérite d'offrir un repas aux quatre grands disciples du B. Il prend alors la place du Dragon Sandari et se met à ravager les moissons, dont il ne laisse que les pailles, d'où son nom Aharari |JnJ$£|j£f Ij ; sa femme changée en Dragon reçoit le nom de Hijuni Jfcf^JÉ, et l'un de ses fils celui de Kizenni $$$!$]&. Le roi Ajâtasatru demande secours au B. ; secondé par Vajrapâni, qui brise la montagne de son foudre, le B. soumet le Dragon, sa femme et ses enfants, et tous les Dragons et démons fauteurs de maladies se sauvent dans le royaume voisin de Vaisâlî. — Tt. 1448 IX, qui te. Ahatsura P5j§fc|jÉ, situe la légende dans "l'Inde du Nord" — c'est-à-dire du Nord-Ouest — , mais à la fin du récit le B. enjoint à Apalâla de "faire en sorte que tous les hommes habitant le Magadha soient exempts de crainte". Ce texte fait également allusion à la femme, aux enfants du Dragon, et au "vœu pervers" qui l'aurait fait naître en cette condition.— Tt. 1509 ix rappelle brièvement la soumission d'Apalâla, "au royaume des Gesshi JfjiÇ dans l'Inde du Nord". — T. 425 iv fait allusion à un roi- Dragon ôra Hfljl (var. Kora iâfjl), qui ravageait les moissons et fut converti par le B. — Cf. aussi T. 212 xxiii cité Watters, Travels 1 229 ; Tt. 2042 1, T. 2043 11, et Przyluski, Asoka 6. — Tt. 1462 11 mentionne le roi-Dragon Arabarô |fôj i$3£|flt (le texte p. correspondant, Samantapâsâdikâ, donne Aravâla) qui inondait les moissons au Cachemire et qui fut dompté par Madhyântika : il s'agit peut-être du même démon (cf. la prédiction sur la soumission du Dragon Korocha //tPflIfc [ = sk. Huruta] et la conversion du Cachemire, Tt. 1448 ix à la suite de la légende d'Apalâla).

AHATSURASHITA |5nJ£fr$|7lï£=sk. Aparâjita; tib. gzan gyis mi thub "non surmonté par un autre". Nom d'un Yaksa résidant à Sthûnâ T. 985 11. — Autres te. aharajita pfttiWB£ T- 982 il ; arahajitta p]%k$iM£> T. 984 1 qui traduit fushô ïfâfà "sans égal". — Nom d'un Sceau, te. aharashitta PH&.WÀ£-> td. munôshô &g£g$ "invincible" T. 901 IV.

AHATSUTEIHATSURATEIDAISHANA |îpJ§£ J&^$lJli&tiï?î#P==sk- âpattipratidesanâ "confession du péché". Td. sange WLfà (anc. éc.) "contrition"; seppi fft^ (nouv. éc.) "dire le péché". Ttt. 2125 11 ; Ssk. vin a. — Cf. *Sange.

AHÔ WjfâÈ, litt. loi du mutisme ; cf. Mvy. 9365 sk. mauna, tib. mi smra, ch. fugon ^ft", makusetsu l£f& "pas parler". Pratique ascétique du silence ; Ttt. 1808 IV b, se référant à T. 1435, la condamne

comme une Infraction-grave (sk. sthûlâtyaya) en tant qu'hérétique ; et en effet Ttt. 19 12 v b la mentionne comme une pratique des brahmanes. Il semble toutefois que le G.V. ait admis cette pratique. Sur le "mauvais silence", sk. mithyâmauna, cf. Tt. 1558 xvi ( = K. Lav. IV, 135, n. 2). — Cf. *Ayô.

AI §£ = sk. ai ^, une des 12 voyelles et des 50 lettres du *Shittan.— Te. g, ft, ff , ffi, ^, H. £,&, jS£. — Interprétations : T. 880 La lettre ai, c'est la Souveraineté inconcevable de toutes les Essences (sk. aisvarya). — T. 469 et 187 iv Le ai est le son de la tenue supérieure (sk. airyâpatha ?). D'après Meikaku Ï3j§|f^ cité Bdji. 2, le nom sk. du dieu Souverain (îsvara) est Aidairi ScîHM (Aindriya), et c'est par ce nom qu'il explique le Sens de Souveraineté ; plus tard on crut à tort que dans Aindriya il y avait aussi le Sens de "tenue supérieure". — Aussi T. 468 1 "Voie sainte" (sk. âryamarga ?); T. 374 vin, 375 vin, 376 v "Ainsi venu" (sk. aivamgata ?).

AI ^, Amour. — Le mot Ai correspond généralement à Soif (sk. trsnâ, p. tanhâ, p. ex. dans la série des 12 Facteurs), mais aussi à Ferveur (Ai ou Aigyô, sk. preman, priyatâ, p. pema), à Attraction (Ai ou Aijaku, Aishû, Aizen, Aiyoku, sk. p. râga), à Désir (sk. p. kâma), etc. ; la diversité des originaux sk. est souvent perdue de vue par les auteurs ch. et jap. — Sous ce terme le bouddhisme ch. réunit et confond des notions que la langue technique du bouddhisme indien s'est appliquée à différencier ; Ai désigne en général toutes les poussées sentimentales de l'ordre affectif. Sur cette confusion initiale vient encore se greffer l'équivoque qui résulte de la révolution accomplie par le G. V. dans le domaine des Passions : au lieu de leur déclarer une guerre sans merci comme le P. V., le G. V. prétend les sublimer, les "purger" des éléments malfaisants, et les rendre utiles à l'œuvre du salut universel (cf. *Bonnô). Le grand nombre des métaphores où figure le terme Ai prouve l'intense vitalité de cette notion dans la littérature du bouddhisme ch. et jap. — Définitions. — Définition de la Soif (ai) comme Facteur Tt. 1558 ix ( = K. Lav. m, 64): "Convoiter les biens matériels et les plaisirs sexuels." — Autres définitions Ttt. 1851 v c: "Ai, c'est la Passion d'Attraction" ; Ttt. 1830 xvi : "Ai, c'est la Passion de la Soif." — Classifications numériques. — Deux Amours. — (a) Passionné et Sans-Passion. — Tt. 1545 xxix II y a deux sortes de Ferveur : la Ferveur Passionnée, qui est Attraction ; la Ferveur Sans-Passion', qui est Foi. Toute Attraction est Ferveur, mais il y a une Ferveur sans Attraction : c'est la Foi ; toute Foi est Ferveur, mais il y a une Ferveur sans Foi : c'est la Ferveur Passionnée. — Tt. 1558 IV ( = K. Lav. il, 171) La Ferveur Passionnée est Attraction, c'est celle qu'on a pour la femme, les enfants, etc. ; la Ferveur Sans-

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Passion est Foi, c'est celle qu'on a pour le maître, les hommes supérieurs, etc. — (b) Amour de Désir, propre aux Profanes, et Amour de Loi, propre aux Bs. et aux êtres supérieurs : Tt. 1509 lxxii II faut avoir des pensées d'Amour provenant de la Compassion, et non des pensées d'Amour provenant de la Passion du Désir d'Attraction. La Loi Mondaine est d'aimer sa femme, ses enfants, des bœufs, des chevaux, etc., et de haïr ses ennemis, les brigands, etc. Mais, transformant cet Amour Mondain, les Bs. n'ont que des pensées de Compassion pour tous les Etres. —

(c) Amour de Trépassé et Amour de Loi : T. 374 v L'Amour de Trépassé n'existe plus dans la vraie Libération. L'Amour de Loi est la Compassion pour les Etres ; c'est lui qui est la vraie Libération. —

(d) Mauvais Amour et Amour de bonne Essence, ib. xiii : le premier recherché par les ignorants, le second par les Bs. ; ce dernier se subdivise en mauvais Amour de bonne Essence, propre à ceux qui ne recherchent que les deux Véhicules (Auditeurs et B.pour-soi), et bon Amour de bonne Essence, propre à ceux qui recherchent le G.V. — Ib. xiii énumère encore les variétés suivantes de mauvais Amour : — (1) Amour de son propre corps, (2) Amour de ce dont on a besoin ; — (1) Amour de Désir, (2) Amour de Formel, (3) Amour de Sans-Forme (cf. inf. 3 Amours) ; — (1) Amour comme Facteur d'Acte, (2) comme Facteur de Passion, (3) comme Facteur de Douleur ; — (1) Amour des vêtements, (2) des boissons et mets, (3) de la couche, (4) des bouillons et médicaments ; — (1-5) Amour des cinq Masses. — Trois Amours. — (a) T. 353 classe, parmi les Passions des cinq Terres à Résidences, les Passions des trois Plans comme suit : (1) Terre à Résidence de l'Amour de Désir — Amour des Objets extérieurs des cinq Désirs, dans le Plan du Désir ; (2) Terre à Résidence de l'Amour de Formel — Amour de son propre corps Formel, dans le Plan du Formel ; (3) Terre à Résidence de l'Amour d'Existence — Amour de son propre mal, dans le Plan du Sans-Forme. Dans cette classification l'Amour tient lieu de toutes les Passions, dont il est le principe (cf. inf. Aikon). Cf. Tt. 1558 ix (=K. Lav. m, 85-86), la triple Soif: kâmatrsnâ, rûpatrsnâ, ârûpyatrsnâ. Cf. aussi Tt. 1579 lxvii. — (b) Ojys. 11 c et Osks. xvm : (1) Amour du Domaine : pensée d'attachement conçue, au moment de mourir, à l'égard des parents, des biens ; (2) Amour de son propre corps : pensée d'attachement conçue, au moment de mourir, à l'égard de son propre corps ; (3) Amour de la Naissance future : pensée d'attachement conçue, au moment de mourir, à l'égard de la condition où l'on naîtra. — Quatre Amours. — Tt. 1509 xliii : (1) L'Amour de Désir, qui est facile à voir, le péché qu'il implique étant de la catégorie de l'impureté ; (2) l'Amour de l'Existence qui, étant sans impureté, est plus difficile à éliminer ; (3) l'Amour de la Non-Existence, difficile à éliminer,

parce qu'il ressemble à la Connaissance par laquelle on détruit l'Existence ; (4) l'Amour d'Essence, consistant à aimer toutes les bonnes Essences : il est profitable pour atteindre la Voie ; le péché qu'il implique est difficile à voir. — Termes composés. — Aien ^£$fc, l'Attraction comme Facteur; T. 310 lxxviii Parmi toutes les Passions, nulle n'est plus grave que celle formée par le Facteur de l'Amour. — ~go ~jf, veiller avec Amour, Ttt. 1912 vu c. — ~gô ~i%c, Amour comme Acte causal produisant un Fruit futur; T. 670 II. — ~gyô ~$£, Ferveur (sk. preman, priyatâ, p. pema): Amour Sans-Passion. Tt. 1558 iv ( = K. Lav. 11, 172) L'Amour en tant que Ferveur a pour Substantiel la Foi. — Tt. 1585 vi La Foi a pour Caractère la Ferveur. — Dans la secte Shin c'est un des noms de l'Esprit de Foi. Cf. T. 310 xvii, texte du 18e Vœu : "Ferveur joyeuse" ; Tt. 1524 : "Ferveur pour la saveur de l'Essence de B.", que l'on éprouve en Paradis. — ~/zo ~i j, aimer l'Essence : attachement fervent à l'Essence. T. 360 11 ; Ttt. 191 1 v f : "Aimer l'Essence, c'est de l'Inscience." — ~i ~]|, les deux troubles (*waku ^) : Attraction et Haine; T. 397 m. jaku ~ f, Attraction (sk. p. râga), un des trois Poisons. T. 310 xcvn Produire une pensée d'Attraction, comme une mouche qui voit un crachat. T. 278 xxv Ne pouvoir boire jusqu'à la dessécher la grande mer de l'Attraction.— Aijakujihishin „ ^j;*Mls Esprit de Compassion produit par l'Attraction, cf. inf. Aikendaihi. — Aijakushôji £ :f^E, Transmigration par Attraction.— ~jaku ~f|f, Regret d'Amour. T. 262 iv Je n'aime pas ma vie corporelle, mais je regrette l'Eveil sans-supérieur. Ttt. 1912 vu b N'avoir aucun Regret d'Amour pour la vie corporelle ou les richesses:— ~kai ~^JL, Plan de l'Amour; T. 397 m. — ~ke ~f|)t, Illusion de l'Amour, autre nom du trouble (*waku fê&) de l'Esprit-en-travail. Tous les troubles se définissent par l'Amour, parce que l'Attraction est le plus puissant de tous ; le mot Illusion signifie que toutes les Passions sont vides et illusoires. — ~ken ~} (aussi Keiiai JJLJt), Amour et Vue, les deux Passions fondamentales ; l'une produit un trouble portant sur les choses, l'autre trouble la raison. L'Amour (Attraction) représente à lui seul tous les autres principes de trouble portant sur les choses, parce qu'il est l'origine de la Douleur (cf. Aikon). T. 670 vi Les Etres tombent dans la fosse de l'Amour et de la Vue et perdent le chemin de l'Eveil. Tt. 1509 vu Deux espèces de Passions : l'une relevant de l'Amour et l'autre de la Vue. Ib. xxi Les Etres ont deux Conduites distinctes : Conduite d'Amour et Conduite de Vue. Ceux chez qui prédomine l'Amour s'attachent au plaisir ; ceux chez qui prédomine la Vue s'attachent à la Conduite de la Vue du Corps, etc. Cf. aussi T. 374 xv. — Aikendaihi ^J^Lzk^, Grande Compassion de Vue d'Amour : sauver les Etres par l'effet d'une Com-

passion qui n'est pas dégagée des Passions et n'est pas associée à la Sapience. C'est le cas des saints du P.V. qui n'ont pas encore tranché les Passions de l'Amour et de la Vue et reconnaissent encore les deux Caractères d'Aimé et d'Aimant ; leur Compassion étant illusoire et impure, ils sont dégoûtés d'être hommes ; il leur faut renoncer à cette Compassion. — Tt. 1509 lxxix II y a deux voies pour les Bs. : celle de la Compassion et celle du Vide. L'Esprit de Compassion leur fait prendre en pitié les Etres, et ils forment le Vœu de les sauver ; mais l'Esprit de Vide détruit cet Esprit de Compassion. La Compassion seule sans Sapience fait tomber l'Esprit dans l'Idée-à-rebours de l'Existence des Etres. — T. 1775 v (Vimalakîrtinirdesasûtra) : Il faut éliminer la grande Compassion de Vue d'Amour à l'égard des Etres. Pourquoi cela ? C'est en tranchant la Passion des Objets extérieurs que le Bs. produit la grande Compassion. Une Compassion liée à la Vue d'Amour donne lieu à un Esprit de dégoût à l'égard des naissances et des morts ; si l'on se débarrasse d'une telle Compassion, ce dégoût disparaît, et où que l'on naisse la Compassion n'est plus Revêtue de la Vue d'Amour. Cm. Kumârajîva ib. : Une Compassion produite par l'Attraction née à la vue des Etres, lorsqu'on n'a pas encore approfondi le Caractère réel, c'est ce qu'on appelle grande Compassion de Vue d'Amour. Elle est illusoire et impure, et peut donner lieu à des Connotations de dégoût ; il faut donc l'éliminer. Cm. Sôjô ib. : Celui qui soigne doit d'abord Inspecter ce principe que sa propre maladie, comme celle des Etres, n'est que le résultat illusoire et irréel d'un Enchaînement causal. C'est dans cet esprit que doit se produire la Compassion. On appelle Compassion de Vue d'Amour une Compassion née de l'Amour conçu à la vue des Etres, lorsque l'Inspection ci-dessus définie n'est pas encore parfaitement pure. Il y' a du bon dans cette Compassion, mais les Domaines de la Vue d'Amour et de l'Esprit d'Existence [croyance à l'Existence] s'y trouvent mêlés, et elle n'est pas libre de tous liens ; elle doit donc être rejetée. Cm. Dôshô' ib. : La grande Compassion de Vue d'Amour naît d'une Inspection où se produit l'Esprit d'Amour et où l'on désire sauver les Etres en les "voyant" encore (comme des Objets extérieurs). Elle existe aussi chez les Bs. qui, bien qu'ayant dompté toutes les Passions, font exprès de ne pas les trancher entièrement, et admettent les Caractères d'Aimant et d'Aimé, afin de sauver les Etres. — Ttt. 1958 1 expose pourquoi il est faux de croire que l'œuvre d'exhortation à gagner la Terre Pure soit fondée sur la Compassion de Vue d'Amour. Le Bs. doit pratiquer à la fois la Sapience de Vide et la grande Compassion, et ne point tomber exclusivement dans l'une ni dans l'autre. Dans ce texte de T. 1775 1 : "De même que si l'on veut construire une maison

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sur un terrain vide on ne rencontre point d'obstacle, mais qu'il est impossible d'en construire une dans le vide, ainsi le Bs. forme le Vœu d'utiliser le Terrain de B. pour y parfaire les Etres, et en formant un tel Vœu il ne se place point dans le Vide", — le "vide" est interprété comme signifiant la Sapience du Vide, le "terrain" comme signifiant les Etres, la Vue des Etres, et la grande Compassion qui résulte de cette Vue. On ne peut construire sur un terrain s'il n'est vide, ni dans le vide sans terrain : il faut un terrain

vide. kon ^g, Racine d'Amour: la Passion de

l'Attraction comme Racine de toutes les autres Passions T. 397 xxvm. — T. 673 1 "Inscience et Racine d'Amour". — T. 262 il "L'Attraction est la Racine qui cause toutes les Douleurs." — Cf. BEFEO

XXIV, 134 n. 2. kyô ~%., Ferveur et Respect.

Tt. 1558 IV (=K. Lav. 11, 172) En ce qui concerne la Ferveur et le Respect, quatre alternatives : (1) Ferveur sans Respect, à l'égard de la femme, des enfants, des compagnons en vie religieuse, des disciples, etc. (2) Respect sans Ferveur, à l'égard du maître d'autrui, de l'homme doué de qualités, etc. (3) Respect qui est Ferveur, à l'égard de son maître, de son père, de sa mère, de ses oncles, etc. (4) Ni Respect ni Ferveur, à l'égard des autres personnes. La Ferveur et le Respect n'existent que dans les Plans du Désir et du Formel. Cf. Tt. 1545 xxix. — Aussi Respect Fervent, comme celui du fils pieux pour ses parents, auquel est comparée la Compassion du Bs. T. 360 1. — ~nen ~;g;, Pensée d'Amour. Le Tg. n'en a pas T. 374 11. — ~ron ~%m, Vains-propos de l'ordre de l'Amour. Tt. 1564 ni et cm. Ttt. 1824 I Deux sortes de Vains-propos : de l'ordre de l'Amour, consistant à avoir un Esprit d'attachement à toutes les Essences ; de l'ordre des Vues, consistant à faire des explications tranchées sur toutes les Essences. — ~shin ~<C.S Esprit d'Amour (= Attraction) ; T. 670 vu.— ~shû ~$t, Attachement d'Amour = Attraction = Aijaku, sup. ; T. 262 1. — ~sô ~$|î, Connotation d'Amour; T. 374 11. — ~yoku ~$J, Désir d 'Amour = Attraction =Aijaku, sup.; T. 360 tt. — ~zen ~%i, Souillure d'Amour=Attraction=Aijaku, sup. ; Tt. 1509 I, xxxiv. — ~zô ~tff, Amour et Haine : aimer ses proches, haïr ses ennemis ; T. 279 xxvm, 262 m. — T. 94s iv Les Vues diverses font la Haine ; l'union

des consciences fait l'Amour. waku ~^&, Trouble

de la raison causé par l'Amour. — Onnai }§&, Amour reconnaissant, à l'égard des parents, des frères, de l'époux ou de l'épouse, etc. T. 360 : C'est un lien. T. 842 : C'est une Cause de Transmigration.— Ttt. 2122 xxx : Au cours de la Transmigration dans les trois Plans, l'Amour reconnaissant ne peut être tranché. Le vraie reconnaissance consiste à rejeter la reconnaissance et à entrer dans l'Inopéré. — Comparaisons. — Aibaku gff , Lien de l'Amour. T. 246 11 "Liens de l'Inscience et de l'Amour".

— ~doku ~%, Poison de l'Amour. Tt. 1509 xv "Flèche de la Vue enduite du poison de l'Amour". — ~en ~gl, Onctuosité de l'Amour, qui rend luisant tout le corps de ceux qui convoitent les richesses T. 945 VIII. — ~gen ~|ii|, Oeil d'Amour. T. 279 xxv L'œil d'Amour de la grande Compassion regardé avec Egalité tous les Etres. — ~ka ~itf, Fleuve de l'Amour. L'Attraction comparée à un fleuve où se noient les hommes ; les pensées d'Attraction s'attachant aux objets comparées à l'eau du fleuve qui imbibe toutes choses; T. 279 xxvi,

697, 945 iv, Ttt. 1733 xi, 1753 iv. kai ~?&,

Mer de l'Amour. L'Attraction est large et profonde comme la mer en tant qu'elle ne se rassasie pas de ce qu'elle a déjà obtenu, et agitée comme la mer en tant qu'insatisfaite à l'égard des objets non encore obtenus; T. 278 11, 279 lxxviii, Ttt. 1912 v d, 1735 xiii. — ~ke ~$si, Lien de l'Amour Tt. 1509 xxviii. — ~ken ~fpj, Filet de l'Amour T. 721 vu. — ~ken ~j$iij, Cocon de l'Amour. L'homme pris d'Amour est comme le ver qui s'enveloppe dans son propre réseau de fils Ttt. 191 2 v c. — ~ki ~3&,

Démon de l'Amour Tt. 2058 m. ko ~$Jî, Amour

comparé à la balle de riz qu'il faut rejeter Tt. 150c xxviii. — ~mô ~$3, filet de l'Amour; T. 279 xxxiv, 190 xxxiii. — ~m'« ~îMy humectation de l'Amour. Le moribond produit la Passion d'Amour qui humecte le Germe d'Acte d'où sort le Fruit de la douleur de l'existence future T. 279 xxxvm. — ~n« ~$£, esclave de l'Amour T. 468 II. — ~rin ~$jjj, Roue de l'Amour. L'homme est sur le char, entraîné vers les 6 Destinations ; Srsh. vin. — ~rasetsunyo ~$!i3;"&*> l'Amour comparé à une Râksasî Ttt. 2058 11. — ~shu ~H, Germe de l'Amour, produisant le Fruit de la Douleur T. 297 1. — ~sui ~7jt, Eau d'Amour, qui humecte le champ de l'Acte et hâte le Fruit T. 279 xxxvn. — Signifie aussi émission spontanée.— Onnaika JB3£$9, Fleuve de l'Amour reconnaissant Tt. 1509 1. — Onnaishi J§J?!jîlJ, Epine de l'Amour, empoisonnée T. 1 x. — Onnainu JH^SX, Esclave de l'Amour reconnaissant T. 277 1. — Onnaigoku fê^£%$, Enfer de l'Amour reconnaissant T. 1 1.— Renvois.— Aibetsuriku ^ftlffi'g, Douleur causée par l'absence d'un être aimé. Cf. *Ku ^. — ~go ~h§» Parole d'Amour. Cf. *Shô gj. — ~ketsu ~£g, Lien de l'Amour. Cf. *Ketsu fg. — ~shi ~;£, Branche de l'Amour. Cf. *Innen gj$&.

AIKISSHI fg*£, ou aikitsu fg§ Gog. xxi. Td. Ttt. 2128 liv et Gog. xxi kishiki ^P% "démon qui fait lever les cadavres". C'est aussi l'interprétation que donne Ttt. 171 8 sur T. 262 vu où le texte ch. porte kissha ^jgj (var. kissho ^M) dans une liste de démons qui causent les maladies ; l'original sk. (Lotus, 240) a krtya; il mentionne des espèces nombreuses de ces démons : Yaksakrtya, Amânusakrtya, Asurakrtya, et les Krtya de la fièvre seconde,

AIKONGO

tierce, quarte. Mvy. 4372 n'a que la forme féminine krtyâ, la seule en usage dans le sk. classique où ce mot désigne une mauvaise fée ; il est rendu dans Mvy. par gsed byed en tib. ; en ch. sagai f^^ "malfaisant". Ttt. 2131 vi td. littéralement shosa $ff^ "fait" (sk. krta). La première syllabe de Aikisshi pourrait être l'interjection sk. ai. — Tt. 620 11 ils tiennent des bâtons de fer, portent des guirlandes de crânes, et provoquent la démence, la lèpre blanche, etc. ; méthode pour les exorciser. — Cf. *Bidara.

AIKONGO tgifcWl Diamant d'Amour, nom d'un Bs. Dans l'Es., sa place est à l'Ouest parmi les 5 Bs. de Diamant de l'Assemblée de Méthode du Plan de

Fig. 4. Aikongô.

Diamant. Il porte une bannière à tête de monstre marin appelée Makatsuc'ô HfJJItët "hampe de Makara" = sk. Makaraketu, nom donné en sk. classique à l'Amour (Kâma). Il est de couleur bleue. On compare le Makara, à qui pour se désaltérer ne suffisent pas les eaux des quatre océans, au Bs. dont la Compassion est insatiable Kmds. III ; Mtsg. 133. — Ce personnage se distingue à peine de Kongôaibosatsu ^|f3iJ^^^, un des 4 Bs. de Diamant qui entourent le B. Aksobhya (cf. *Ashuku) dans la Roue de l'Est du Plan de Diamant. Celui-ci est aussi de couleur bleue ; il tient dans la main gauche un arc, dans la droite une flèche T. 868 il (l'arc manque dans Hizk., Bzss. 41 et fig. LUI, et dans les peintures actuelles des Cercles). — L'arc et la flèche (de fleurs) sont aussi les attributs de l'Amour indien. — Les 5 Bs. de Diamant ont d'autre part leur Cercle spécial

AIKONGO

is

AIZEMMYÔO

Fig. s. Kongôai.

où figure Aikongô ; Bbkw. 489 et fig. clxxxi. — Cf. *Aizemmyôô, *Kongôbosatsu.

AIRABATSUNA Wfèfâ.^, ou Airabatsuna % %&&, Airahakuna 338119$. Ainabana f|$M5, Irabana #f|$£$, Inabana #HJ^-^, Inrabana $ÈWB3R>, Innabana PM$J3gL% Inrana WÊiffî etc. = sk. Airâvana (Airâvata), p. Erâvana. Nom d'un roi-Dragon qui sert de monture au dieu Indra ; c'est un des dix éléphants placés aux dix points cardinaux pour soutenir le monde. T. 721 xxi C'est un roi-éléphant blanc, à six têtes ; il prend part aux combats contre les Asura (cf. *Ashura) et porte un millier d'Indra. T. 279 lxvi II est long de neuf Lieues, haut de trois et habite sur les flancs du Sumeru. Ttt. 1821 xix dérive le mot d'un nom de l'eau, sk. ira : ce serait un Dragon dans l'eau en même temps que l'éléphant d'Indra. Eog. IV explique : ira = indra + vana "voix" (sk. bhâna ou vânî?), ou encore i = "sortir" + râvana "cri de joie". Mvy. 3354 td. tib. sa bsrun gi bu "fils du protecteur du sol" et ch. shuchishi ^iJË1^ même sens (évidemment fondé sur une analyse fantaisiste ira "terre" + avana "protection"), ou encore chiji itj)££ "soutien de la terre". Gog. xxiv (xxv) l'identifie avec *Irahattara = sk. Elâpattra ; l'identification semble inacceptable.

AISHINTEN ^#^ "Dieux au corps aimé".

Tt. 1509 x les nomme parmi les Dieux des six cieux du Plan du Désir : "leur apparence est merveilleuse, d'où leur nom". Ces Dieux ne se retrouvent dans aucune autre liste ; ce sont peut-être les Tusitakâyika.

AITEN ppj^fô, td. Gog. vm éd. cor. [ = ix éd. ch.] shingaku £;ffJ§| "débutant dans l'étude" ou Jshimpocchi gîftjj^ "néophyte", à l'occasion d'un passage du Vimalakîrtinirdesasûtra td. par Shiken

SCWt T. 474 1, où le mot se présente avec trois variantes : aiten PRÎ^fô, aigyô pl%ff, aig° WJWR* Les versions parallèles T. 475 1 et 476 11 portent toutes les deux shingaku. M. Ogiwara Unrai $cl^ §^Ç nous suggère la correction aikatsu Pnlî&fiîï qui correspondrait au sk. âdikarmika = Mvy. 387 tib. las dan po, ch. shogaku ^J^ "débutant dans l'étude", et Mvy. 9242 td. analogues.

AIZAITEN *gfà%, "dieu aimant la richesse". Nom d'une étoile qui préside à la richesse, rangée parmi les sept Luminaires, où elle est désignée comme "l'étoile du loup avide" tonrôsei £|&J&. Elle est placée dans le Plan de Matrice au Nord de la Cour de Diamant extérieure Tmds. vu.

AIZEMMYÔO ^IfcBJÏ, Roi de Science d'Attraction =sk. Râgavidyârâja ; autres noms Ragaraja |&Mffl = sk. Râgarâja, Makaraga Jf fnT|if$ = Mahârâga, Bakuwakurarajahitsuriya ff QJUfâSdfrSJS = Vajrarâjapriya. — Aperçu. — Aizemmyôô est, comme tous les personnages de sa classe, les Rois de Science (*Myôô, sk. Vidyârâja), une divinité du type ésotérique (sk.

tantra) qui, pour assurer mieux la protection des fidèles, prend un aspect terrible : les Myôô ont pour correspondant, dans le panthéon de l'Inde et du Tibet, les Bhairava "effroyables" et les Krodharâja "rois de colère". Comme eux il a trois yeux, plusieurs paires de bras, la chevelure hérissée, et il est susceptible de recevoir plusieurs visages. Il représente l'Amour, l'amour sublimé, mais avec un tréfonds d'érotisme comme c'est le cas ordinairement dans le Tantra ; il a hérité de l'Amour l'arc et la flèche classiques (tel l'Eros grec), le croc ou hameçon, et la couleur rouge. Mais sa fureur ne se tourne que contre les erreurs grossières d'où naît l'amour profane, la croyance au Soi et la croyance aux choses. Ses armes sont de Diamant (ou de Foudre ; le mot sk. vajra a les deux significations), comme c'est aussi le cas de ses congénères ; elles sont infrangibles et immaculées. Destructeur des Passions vulgaires, il suscite à leur place un Amour plus grand et plus fort qu'elles, qui embrasse l'univers d'une ardeur égale pour l'amener au salut. — Ses fidèles se réclament de ce principe : "les Passions, c'est l'Eveil" Ttt,

Aizemmyôô.

AIZEMMYÔÔ

AIZEMMYÔÔ

Fig. 7. Aizemmyôô bicéphale.

1911 1, 1716 ix ; cf. Ttt. 1796 x: D'ordinaire on enseigne à vaincre l'Attraction par la Non- Attraction ; mais maintenant j'enseigne à la vaincre par la

plus grande Attraction.— Sa Concentration est dite meonzôsammai J^ m^m" Concentration de l'organe secret, caché comme chez le cheval" (meonzô est un des 32 Caractères du Grand Mâle, sk.

kosâpagatavastiguhya, cf. *Sô fë) :

c'est en entrant dans cette Concentration que Vairocana enseigne la Formule de Aizemmyôô T. 867 (2e chap., intitulé Esprit du Roi Aizen) ; cm. Ysks. I l'appelle aussi jogaishôjô $fcziïiffifê. "Extase où est éliminée l'Obstruction (des Passions)" : les Passions sont manifestées par l'Erreur et éliminées pai l'Eveil, de même que l'organe du cheval apparaît au moment du rut et se cache aussitôt après ; d'après le même cm. certains textes interprétaient le mot râga par onzô f^lÊ "organe secret caché".

Hmjr. 6 fait allusion à des interprétations obscènes qui eurent cours dans l'Es, j ap . , notamment dans la branche Tachikawa j£JI| $ft ; Aizemmyôô est aussi la divinité principale de la branche Ono /MFfà. On le considère comme une "transformation" soit de Vairocana, soit du Bs. de Diamant d'Amour, *Aikongô, soit enfin de l'ensemble des 4 Bs. de Diamant qui entourent le B. Aksobhya dans la Roue de l'Est du Plan de Diamant : Etre, Roi, Amour, Joie (cf. *Ashuku) .—Nom es.: Riaikongô f|fëgfèKJ!| "Diamant détaché de l'Amour". — Germe: hûm. — Formule T. 867: Om mahârâgavajrosnîsavajrasattva jah hûm varh hoh. —

Fig. 8. Tenkyûaizen.

Formes de Convention: le croc à cinq pointes (pour pêcher les Etres), la coiffure de lion (symbole de courroux), l'arc et la flèche (dont le contact symbolise l'Amour Ysks. 1, ou qui représentent encore la Concentration et la Sapience, au moyen desquelles on tire sur la fausse Vue du Soi dans l'individu et dans les Essences). — Sceau: T. 867 Les médius sont dressés l'un contre l'autre, les autres doigts sont entrecroisés et repliés à l'intérieur des paumes. — Iconographie. — La forme ordinaire à une tête et six bras est décrite T. 867 (5e chap.) : "Son corps a la couleur des rayons du soleil ; il se tient dans une Roue ardente, et de ses trois yeux regarde avec colère. Il a une coiffure de lion, surmontée d'un croc à cinq pointes ; sa chevelure hérissée lui donne un aspect irrité, et de sa tête pendent des guirlandes de cinq couleurs. Des écharpes divines couvrent ses oreilles. Dans la main gauche supérieure il tient une clochette d'or, dans la droite un Diamant à cinq pointes; son Attitude est celle d'un Etre maintenant le Plan des Etres. Dans la main gauche du milieu il tient un arc de Diamant, dans la droite une flèche de Diamant, comme s'il décochait de la lumière d'étoile pour créer l'Essence de la grande Attraction. La main gauche inférieure tient "cela" (un objet dont le choix est laissé aux fidèles :

Joyau, corps humain, tête humaine, sac, etc. ; en général c'est le Joyau ; cf. Kkzs. v qui donne plusieurs images ne variant que par l'attribut tenu dans cette main), et la droite un lotus. . .

Il est assis les jambes croisées sur un lotus rouge placé sur un vase précieux, des bords duquel s'échappent des Joyaux." — On trouve également une représentation bicéphale à deux ou huit bras : les deux têtes représenteraient respectivement Aizen Jclfë e* Zeiiai |fe^, ces deux noms étant mentionnés T. 867 ; on interprète Zen comme l'aspect masculin de Aizen et Ai comme son aspect féminin, oar l'homme éprouve de l'Attraction (zen) pour la femme, mais la femme aime (ai) l'homme. — Une autre forme, dite de l'arc céleste Tenkyûaizen X^M^c» encoche une flèche vers le ciel. Une forme tricéphale tenant un arc bandé, et placée sur un lion, aurait été introduite

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