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PLANCHE I

AIZEMMYOO.

Peinture attnbure à Kose Aimi lîffttIM. (début du Xe siècle). Gokokuin ilSWBi;, Ueno, Tokyo.

AIZEMMYÔO

AJARI

de Chine au Japon par Chishô Daishi *$&.%$$ au IXe siècle. — Aizemmyôôhô SJIfèBÉJIEfé;, cérémonie es. dans laquelle Aizemmyôô joue le rôle de divinité principale. Son image rouge est placée sur une estrade rouge et les officiants sont vêtus de rouge. Cette cérémonie, décrite T. 867 et Tt. 1132, peut s'accomplir d'après ces textes en vue des cinq objets suivants : (1) senchika J^jg^S = sk. sântika "Apaisement" (du mal), (2) fushutchika ^j^^jSn = sk. paustika "Accroissement" (du bien), (3) bakushikarana |$f#o$!!!ifM£=sk- vasîkarana "Ensorcellement" (4) gataya $[)^ = sk. ?, (5) *abisaroka ffl&fflfe jjp = sk. abhicaruka (ou °câruka) "Exorcisme" (cf. *Goma). Au xie siècle Jôson fSL^l, fondateur de l'école Ono, l'accomplit au palais impérial du Japon. — Aizemmandara ^t$i§kMMi> Cercle de Aizemmyôô. Il en existe une variété à 37 personnages, qui se rattacherait à la tradition de T. 867, mais la forme la plus connue est celle de Tt. 1132 qui comprend les 17 personnages suivants: — au centre Aizemmyôô, dont ici le Germe est om ; — à ses côtés quatre Etres de Diamant : Ishô M&. "né du Mental" (sk. Manoja), Keirikira ffMtëlifè^sk. Kelikila, Airaku 5£$â "joie d'amour" (sk. Râgavajra Hmjr. 11), Iki MM. "souffle du Mental", qui ont respectivement pour Germes ma,hâ,su,kha ; — aux angles les personnages féminins correspondant aux quatre précédents ; leurs noms sont les mêmes, mais leurs Germes diffèrent : va, jra, sat, tva ; — sur les côtés de l'encadrement quatre Bs. : Formel, G. jah; Son, G. hûm; Odeur, G. vam ; Saveur, G. hoh ; — aux angles quatre Bs. des Saisons : Printemps, G. su ; Pluie, G. ra ; Automne, G. ta ; Hiver, G. sattvarh. Les Germes forment ainsi la Formule suivante : Om mahâsukhavajrasattva jah hûm vam hoh suratasattvam. Des spécimens de ce Cercle sont conservés au Japon, notamment au Taizanji ^[il^f en Harima et au Zuishihin H|pil>$c en Yamashiro. — Cf. *Aikongô.

AJARI |5nJH9!^ = sk. âcârya, p. âcariya ; tib. slob dpon. — Maître. — Autres te. ajari psjfljfÊÎ, ashari |îpJ $l%k, ashiri [fôjjji&flj, |5njjftg^ (anc. éc.) ; ashariya

mmw$, nmmv, pvmnm (noUV. éC.) ; jan m

gl (abr.).— Td. kyôju ficig "professeur" Skk. VII, ôkuyô Ultft'fil "digne d'être servi" ib., ôkagyô H$£pJ ff "dont la conduite est digne d'être imitée" ib., shôgyô jE^T "conduite correcte" ib. et Ssk. VII, Tt. 1660, Ttt. 2060 11, chiken ^SÊ "sage"Ttt. 2060 il, denju fj£iS "qui transmet" ib., kihan $Jtfg "modèle" Skk. vu, Ssk. vu, Ttt. 2125 Vil. Cette dernière td. est celle de la "nouvelle école". — Origine de l'institution dans le bouddhisme. — T. 1428 xxxiv En ce temps, les Moines mendiants récemment ordonnés n'avaient personne pour les instruire après la mort de leurs Professeurs. Ne recevant pas d'enseignement, ils négligeaient leurs

Attitudes, manquaient d'ordre dans leurs vêtements, ne mendiaient pas selon la règle, recevaient souvent de la nourriture impure ou dans des bols impurs, et poussaient des cris bruyants lors des grands et des petits repas, comme les brahmanes dans leurs réunions. Alors les Moines mendiants allèrent rapporter cela au Bhagavat, qui dit : J'autorise dorénavant l'institution de Maîtres et de Disciples ; qu'ils se considèrent comme pères et fils, et s'assurent mutuellement enseignement et service. — Cinq sortes : T. 1421 xvi Le B. dit : Il y a cinq sortes de Maîtres : (1) Shukkeajari ffi^H^âï (Maître pour sortir de la maison) ; c'est le Maître qui convertit et ordonne les Novices. (2) Kyôjuajari tfefêH^l^ (Maître enseignant) ; c'est le Maître qui enseigne la règle des Attitudes à observer lors de la réception des Défenses complètes. (3) Kommaajari ^|^H^^ (Maître d'Actes ; sk. karmâcârya) ; c'est le Maître qui accomplit les Actes [prescrits] lors de la réception des Défenses complètes. (4) Jukyôajari igM|SIg]£* (Maître enseignant les sûtra ; sk. pâthâcârya) ; c'est le Maître qui a enseigné, ne fût-ce qu'un seul jour, à réciter les sûtra. (5) Eshiajari 'KÏiPSjffl^ (Maître auprès duquel on réside) ; c'est le Maître auprès duquel on habite dans le même logis. — Autre classification, de cinq, Eog. il : (1) Maître d'Actes (Komma 99J§) ; (2) Maître d'Attitudes (Igi tfftfc) I (3) Maître auprès duquel on réside (Eshi j£jt) ; Maître enseignant les sûtra (Jukyô $£%£) ; (5) Maître des dix Défenses (Jukkai +$). Cf. Mvy. 8728-8732 : (1) sk. âcârya, tib. slob dpon ; (2) sk. karmakâraka, tib. las byed; (3) sk. raho'nusâsaka, tib. gsan steston; (4) sk. nisrayadâyaka, tib. gnas byin ; (5) sk. pâthâcârya, tib. klog pa'i slob dpon. — Six sortes, Sgs. m : (1) Maître de tonsure (Teihatsu $lj§l) î (2) Maître pour sortir de la maison (Shukke ffi^O ; (3) Maître enseignant les sûtra (Jukyô $&M) ; (4) Maître enseignant (Kyôju gcjg) ; (5) Maître d'Actes (Komma J$£$) ; (6) Maître auprès duquel on réside (Eshi $cjfc.)- — Kunjijari ^J$^M, Maître de Kundî, terme qui désigne dans l'es, le Maître d'Onction (l'Onction se faisant avec le vase kundî). — Es. — Treize Vertus des Maîtres d'après la secte Shingon : T. 848 I Les Maîtres es Cercles du premier degré doivent (1) avoir produit l'Esprit d'Eveil, (2) posséder Sapience et Compassion, (3) être experts dans tous les arts, (4) bien pratiquer la Perfection de Sapience, (5) comprendre à fond le Véhicule triple, (6) bien expliquer le Sens réel des Formules, (7) connaître l'Esprit de tous les Etres, (8) avoir Foi en tous les B. et Bs., (9) avoir obtenu l'Onction et autres habilitations à transmettre la doctrine, et posséder l'intelligence subtile des dessins de Cercles, (10) avoir une nature douce et détachée du Soi, (11) montrer de la décision dans la pratique des Formules, (12) être profondément exercés dans l'Application, (13) résider avec fermeté dans l'Esprit d'Eveil. Avec de telles Es-

AJARI

AKANITA

sences on est un Maître, objet des louanges des B. et des Bs. — Et cm. Ttt. 1796: Celui qu'on appelle Maître, c'est un Etre de Diamant, le plus élevé parmi les hommes ; il comprend les trois Esotériques ; et c'est aussi Vairocana lui-même. — Ajariikanjô WMMtÈifflLM, sk- âcâryâbhiseka, Onction de Maître, dite aussi Dengyôkanjô 4$fiç$llii, Onction de transmission de la doctrine, une des cérémonies les plus importantes de la secte Shingon. Elle consacre comme Maître celui qui la reçoit, et qui doit posséder les treize Vertus. Ttt. 1796 : A droit au titre de Maître celui qui connaît à fond tous les personnages vénérés, les Formules, les Sceaux, les Pratiques d'Inspection et les Atteintes, et qui a reçu l'Onction de transmission de la doctrine. — Cf. Rituel spécial Tt. 862. — Titres et fonctions des Maîtres au Japon. — Actuellement le titre d'Ajari (Maître) n'est plus employé au Japon que dans les sectes Shingon et Taimitsu (branche es. de la secte Tendai). On distinguait naguère trois classes d'Ajari, et dans chaque classe des "grands Ajari" et des "Ajari": (1) Shichikôzahajari -bî^UlpsjÉ^, Maîtres des sept hautes montagnes, i.e. Hiei Jfc^, Hira JfcJâ, Ibuki #Pft, Atago J£^3 , Kimbu &^, Katsuragi ^ :($, Kamine jfâ^. Sur ces montagnes se célébrait deux fois par an, au printemps et à l'automne, une cérémonie dite "Contrition de Bhaisajyaguru" (Yakushikeka ^SÇfe^) où l'on priait pour obtenir de bonnes moissons. Les moines nommés par décrets impériaux pour cette cérémonie étaient appelés Ajari. (2) Dembôajari {$ï£P6lfê;13&, Maîtres transmettant la Loi. Titre en usage dans les sectes Shingon et Taimitsu. (3) Isshinajari — IH^J^t^, Maîtres à vie. Titre des Maîtres d'Onction dans ces mêmes sectes. Cette charge peut être remplie par des nobles. — Dans le Japon ancien, Ajari fut un titre de fonction officielle, reconnu par l'Etat. Cette fonction était remplie par des moines appartenant aux sectes Shingon ou Taimitsu, et oints par transmission secrète. Les premiers décrets impériaux en attestant formellement l'institution datent de 876, mais le titre officiel d'Ajari est mentionné dès 836.

AJUNNA p9fig|!, ou anjunna fâ&ffi, ajana WMM> îarajuna R $| $g& irijunna 3||gg M, ashûdana PfMffcffi^sk. arjuna, p. ajj°. Nom d'arbre, Terminalia Arjuna P.W. Le fameux Nâgârjuna était, disait-on, né sous cet arbre Tt. 2047 et 2058. Ttt. 1824 I td. ririju U^fâ.

ÎAKA MfB, ou JSflJn. &&, FffR»*sk. argha, arghya ; p. agghiya ; tib. mchod yon "hommage méritoire" ; ch. kudoku Xj]^ "Mérite", kudokusui ïJJWjK "eau de Mérite" Mvy. 4352.— Eau liturgique. — Le terme sk., qui signifie au propre "valeur, honneur, honorable", a été appliqué dans l'Inde à l'accueil de l'hôte, et plus particulièrement à l'eau

du bain de pieds qu'on présentait à l'hôte dès son arrivée. Les textes ch.

définissent aka comme l'Eau liturgique T. 893 m, T. 1101, Ttt. 2131 vu, ou souvent comme le vase qui la contient Fig. 10. Akaki. Ttt. 2128 x, 2129 V, ou même comme un récipient en général (baignoire, etc.) Ttt. 2035 xliii. L'Eau liturgique est parfumée avec des fleurs Ttt. 1796 xi. Au Japon, ce terme introduit par la secte Shingon est entré dans l'usage courant pour désigner l'Eau liturgique. — Akaki P^flMH, vase contenant de l'Eau liturgique, une des trois sortes de vases employés dans le rituel es. ; les autres contiennent de la poudre d'encens et des fleurs.

JAKADA HME, ou agetsuda (TOPE, ageida W^PS, ou T. 474 m akonda PnJit'P'tï^sk. P- aSada "remède". Ttt. 2128 xxi et xxv, qui donne l'étymologie exacte : non-maladie, y ajoute des interprétations de fantaisie : â "étendu, tout" + gâta "partir", c.-à-d. que toutes les maladies disparaissent, ou encore agada "sans prix". Ib. xxvi td. fushiyaku <&JE$è "remède d'immortalité". Eog. n td. mubyô jfcfrt "sans maladie". Gog. xxiv td. ganyaku &%& "pilule". Le mot paraît, affecté d'une valeur mystique, dans le titre de plusieurs sections de T. 1092 (xxxm, xliii, xlv, lv, lxiii). L'agada sert de comparaison dans divers sûtra pour exalter la parole du B. qui guérit de toutes les Passions T. 279 xm et passim, 376 vi, etc. Au Japon, la secte Jôdo le compare avec le Nembutsu ^'ffj Shns. — Ttt. 2125 III (td. Takakusu 127): Agada est la 5e section de la science médicale (Ayurveda), qui traite des antidotes.

AKANITA mmfflft, WMÙït, &&*$£, ou akanishitta |55ï$!lJÊI£lFC, akanishata JEfiSB/Ëi^Iλ akanishita pïj|S/ES?fl:E> etc. = sk. akanistha, p. akanittha ; Mvy. 3106 tib. 'og min "pas inférieur", ch. hige ^£T\ id. — Dieux qui habitent le 18e et dernier ciel du Plan du Formel, d'où l'interprétation donnée à leur nom : ils ne sont inférieurs à aucune autre classe dans leur Plan. Le sk. a une autre désignation aghanistha Mvy. 3107 (tib. gzugs mtha' "limite du Formel", ch. shikikukyô fe-JujË "aboutissement du Formel"; cf. Tt. 1558 xi = K. Lav. ni, 168) qui s'applique aux mêmes Dieux. Quoique les te. ch. reposent toutes sur akanistha, Eog. I et Ttt. 21 31 iv donnent le sens correspondant à sk. aghanistha : shikikukyô. Mais Eog. ib. a aussi l'interprétation : a "pas" +kanistha"leplus petit", parce que ce ciel est le plus grand du Plan du Formel. Tt. 1558 xi ( = K. Lav. in, 174) : ils ont une taille de 16.000 Lieues, une vie de 16.000 Périodes. — Pour le terme aga I^T^ÏÎ === sk. agha (sup. aghanistha), cf. Tt. 1558 i( = K. Lav. I, 50) qui cite deux interprétations du mot agha : "heurt excessif" (a = atyartham) c.-à-d. le Formel

AKANITA

AKU

massif, ou "exempt de heurt" (a privatif) c.-à-d. le vide.

tAKARAKA MMMiM^^k. Angaraka, Mvy.

3179 tib. mig dmar "œil rouge", ch. kasei i^M." étoile du feu". Autre td. kayô ^C^|. La planète Mars, régent du troisième jour de la semaine. Dans l'Es, il est placé au Sud de la Cour extérieure de la section de Diamant du Plan de Matrice. Hizk. : Il est blanc et tient une lance. Mais cf. Bzze. m où son aspect est tout différent.

JAKARO ppff&DPi, ou agarô HiM, akugeiro /g JSflf§» etc. = sk. agaru, aguru ; p. agaru, agalu, akalu ; tib. agaru : Amyris Agallocha P.W. (?), Aquilaria (?), "bois d'aloès", "bois d'aigle". Td. jinkô fcfrg, jinsuikô tt;K§ "parfum qui plonge au fond de l'eau" (c.-à-d. bois dont le "cœur" est lourd et parfumé) T. 665 vu etc., ou mikkô 3f£|f (Tt. 1509 cité Ttt. 2131 vin) "parfum de miel". Ttt. 2122 'Xxxvi cite un ouvrage où l 'agaru est décrit comme un produit des pays qui forment aujourd'hui l'Annam ; pour d'autres textes non bouddhiques, qui tous indiquent la même provenance, cf. Bdji. 2824. Le Nihonshoki B^^liE, rapporte que des pêcheurs en recueillirent dans la mer et en firent hommage à la cour du Japon en 595.

AKASHA PRl$n^ = sk. âkâsa, td. *kokû gj^ "Espace" Ttt. 1796 xm.

JAKATA pijîtg^, ou PnlJlg^ id. [prononciation traditionnelle : la prononc. normale serait agetta] = sk. Agastya. Nom d'un Roi d'éclair T. 665 vu (à l'Est) ; d'une étoile T. 374 xm ( = Canopus ; elle guérit des morsures des serpents et des Mâra ; cm. Ttt. 1767 : cette étoile paraît au 8e mois) ; d'un Voyant qui pendant douze ans intercepta le cours du Gange en le faisant couler dans son oreille T. 374 xxxix. Le miracle de la mer avalée, qui est le miracle classique d'Agastya, est dans ce dernier texte attribué au Voyant Ginu ^|g, td. Ttt. 2128 xxvi Shôsen §£{|I| "Voyant victorieux", sk. Jisnu. Mvy. 3457 donne le nom du Voyant sous la forme Agasti et td. sanso lllJH "rat des montagnes", tib. ri byi, même sens.

AKAUN piJîift, te. du nom d'un Bs.— Td. Yakuô §j|3î "roi des remèdes", sk. Bhaisajyarâja. — Cette te. ne paraît que dans Ttt. 2131 II, citant T. 1161 où le mot ne se retrouve pas. Mais T. 278 v mentionne Daiyakuô X$fè~£. et la td. parallèle T. 279 xm porte au même endroit la te. *akada Pnf{UllI?ti (q.v.) — sk. agada ; il faut donc sans doute corriger akaun en akadon |5pJ$D3| = sk. agadarh.

AKENTA Hii^=sk. p. âgantuka "qui survient, accidentel" ; Mvy. 6937 : tib. (1) glo bur du

'ons "venu soudainement", (2) glo skyes "soudainement produit", (3) thor bu "dispersé"; ch. (1) rai 2fc "venu", (2) shô £ "né", (3) san |fc "dispersé", (4) gûrai f$2fS "venu soudainement", (5) shôshin £<£» "Esprit produit" ; et Mvy. 8746: tib. blo bur du 'oris "venu soudain", ch. kakusô ^êrffr "moine visiteur". Tt. 1462 vi, qui donne la te. ch., td. kakubiku ^Jfclc. "moine visiteur". La variété des td. s'explique par la diversité d'emploi du mot. Dans la vie conventuelle, il désigne le moine de passage dans un monastère ; dans la philosophie, il s'applique aux Passions considérées comme des visiteurs dont le passage trouble la paix de l'Esprit. Pour ce dernier sens, cf. *Kakujin.

AKEIRA Hgg^ = sk.Angiras. Nom d'un Voyant Tt. 852 11. Le B. est désigné comme Ângirasa, Mvy. 77 tib. ni ma'i rgyud "lignée du soleil", ch. nichizokukei 0 j§|^ id. ou nichizoku 0 $£ "race du soleil" (cf. l'appellation Âdityabandhu donnée au B.). —

Akeira (A Agiras).

Dans l'Es, il figure au Sud de la Cour extérieure de la Section de Diamant du Plan de Matrice, parmi les assistants d'Agni (*Katen) ; il est de couleur rouge et tient un lotus surmonté d'un flacon, Hizk.

AKU £g "mal", syn. fuzen ^§| "pas bon"; sk. papa, pâpaka, akusala (p. akusala ; te. akotsushira P»J££ift Keds., akusatsuna MW$ Ttt. 1830 iv, akusetsura /g$l]|j£ Tt. 1821 v) ; tib. mi dge "pas bon", sdig "péché". — Mal ; péché. — Aperçu. — La notion du mal se transforme sans cesse au cours du développement du bouddhisme. Elle est, au début, une notion de l'ordre de la discipline, tant que l'église consiste surtout en une communauté de moines ; le mal est alors un péché (sk. avadya, p. avajja=lat. infandum ; tib. kha na ma tho, interprété par "ce qui n'est pas sorti de la bouche"=ce qui n'est pas confessé ; ch. kashaku PHff^ "blâmé"),

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étroitement lié à la confession qui le répare ; c'est contrevenir à la loi telle que le B. l'a prêchée, et cette loi est un code monastique. La règle, c'est de résister à l'entraînement aux Actes ; les dix Péchés Majeurs (inf. Jûaku) sont des manquements à des Défenses. Le saint, autrement dit le disciple, tend à atteindre au plus tôt le stage de l'Arhat qui est une sorte de réduction du Nirvana, et où cesse toute activité. La souillure qu'il faut rejeter, ce sont les Passions, c'est la vie de sentiment. Avec le G.V., le bouddhisme accepte résolument l'action qu'il sanctifie ; l'obstacle que le saint, le Bs., doit surmonter est l'ignorance ou la fausse science, car le B. est l'Omniscient ; désormais orientée vers les perspectives de l'avenir, la doctrine étudie le mal moins dans ses origines passées, comme faisait le P.V., que dans ses conséquences ultérieures à travers l'infini des existences.— Pour les péchés contre la discipline, on en trouvera le détail dans des articles spéciaux, sous les rubriques où le Vinaya les a classés. — Pour les Âgama, il suffira de citer un texte capital qui ouvre la collection de l'Ekottara T. 125 1 : En présence de tous les Dieux et de tous les grands saints, Ânanda communique à Mahâkâsyapa l'essence de la doctrine résumée en une stance : "Ne pas faire le mal, se consacrer au bien, nettoyer son Esprit, c'est la doctrine des B." Cette stance a été insérée dans la collection du Dhammapada (p., vers 183) ; elle est récitée régulièrement dans l'Introduction de chacun des Prâtimoksa, comme le résumé de la doctrine prêchée par le B. Kâsyapa, le prédécesseur direct de Sâkyamuni (cf. Shichibutsutsûkàige, s.v. *Butsu). — Dans la philosophie du bouddhisme dès les Âgama, le mal est une des trois catégories entre lesquelles on répartit les Essences, les deux autres étant le bien (sk. kusala ; cf. *Zen f|) et l'Indéfini (sk. avyâkrta ; cf. *Muki 4ffifE). Dans la série des Actes, le mal est classé comme "Noir" par opposition avec le bien, qui est "Blanc", et avec l'Indéfini, qui n'est "ni Blanc ni Noir"; cf. *Gô ^.—Définition — Il est difficile d'extraire de la littérature canonique une définition parfaitement satisfaisante du mal ; le génie hindou procède plus volontiers par énumérations et classifications. Il suffira de citer ici une définition qui se retrouve presque identique dans deux des ouvrages classiques de l'Abhidharma, la Mahâvibhâsâ Tt. 1545 li (qui consacre cinq chapitres cxii-cxvi à la question du Mal) et l'Abhidharmakosa Tt. 1558 xv, d'une part à propos des Essences, d'autre part à propos des Actes : "Le Mal, c'est ce qui n'implique pas la sécurité durable, et qui amène des fruits désagréables." — Goaku £1, les cinq Péchés Capitaux, sont les infractions aux cinq Défenses, savoir: Meurtre, Vol, Luxure, Mensonge, Usage de l'alcool (cf. *Kai }j|) ; le Sukhâvatîvyûha contient un morceau célèbre sur les cinq Péchés Capitaux et les cinq bonnes observances correspondantes,

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morceau qui paraît seulement dans trois des cinq td., T. 360, 361, 362, et qui manque à l'original sk. Il faut les distinguer des Gogyaku Sjjfr Péchés de Damnation-immédiate (sk. ânantarya) : tuer sa mère, un Arhat, son père, diviser la communauté, provoquer (une effusion de) sang du Tg. avec une pensée de haine, doublés eux-mêmes des cinq péchés dits "analogues" (cf. *Gyaku). — Jûaku •j'M, les dix Péchés Majeurs (souvent associés aux Gogyaku dans l'expression Akugyaku MiÊ> et souvent désignés comme les dix voies d'Acte mauvaises, Jûakugôdô "h^^JÎË. sk. akusalakarmapatha), sk. dasa akusalâni, p. dasa akusalâni, tib. mi dge bcu : (1) sesshô !$*£ (nouv. éc. : danshômyô j^^Ë^p), sk. prânâtipâta ; p. pânât° ; tib. srog gcod : Meurtre (litt. destruction de la vie) ; (2) chûtô {gif^t (n. éc. fuyoshu ^>J$tplîsO> sk. p. adattâdâna ; tib. ma byin pa len : Vol (litt. prendre ce qui n'est pas donné) ; (3) jain JfPfêr (n. éc. yokujagyô ^fàfl^T), sk. kâmamithyâcâra ; p. k°micchâ° ; tib. 'dod pas log par gyem : Luxure (litt. perversion libidineuse) ; (4) môgo ^1§ (n. éc. koôgo HSIf-Èln)» sk. mrsâvâda ; p. musâ° ; tib. rjun du smra: Mensonge ; (5) akku ^P (n. éc. soakugo H«§wîî)> sk. pârusya ; p. pharusavâcâ ; tib. chig rcub mo smra : Grossièreté de langage ; (6) ryôzetsu ^ï£ (n. éc. rikango Pffaîln), sk. paisunya ; p. pisunavâcâ ; tib. phra mar smra : Calomnie ; (7) kigo $ntg (n. éc. zôego $&WM)> sk. sambhinnapralâpa ; p. s°ppalâpa ; tib. chig bkyal : Verbiage ; (8) tonyoku ^gfc (n. éc. ton f£), sk. abhidhyâ ; p. abhijjhâ ; tib. brnab sems : Cupidité ; (9) shinni %MiËi (n- éc. shin @j|), sk. p. vyâpâda ; tib. gnod sems: Malveillance; (10) jaken JfPliL (n- éc. id.), sk. mithyâdrsti ; p. micchâditthi ; tib. log par lta : Vue perverse. — Ces dix péchés se répartissent en trois catégories : les trois premiers sont du domaine du corps (shinakugyô fyjfèff, sk. kâyaduscarita, tib. lus kyi nés par spyod) ; les quatre suivants sont du domaine de la parole (goakugyô Hf^fx» sk. vâg°, tib. nag gi . . . ) ; les trois derniers sont du domaine du Mental (iakugyô iiJMfr, sk. mano°, tib. yid kyi. . .). Réf. p. ex. Âgama T. 1 ix et 125 xliii ; — T. 727 (texte spécial, attribué à Asvaghosa) ; — Abhidharma: Tt. 1558 xvi ( = K. Lav. iv, 137 sq.), 1646 vin (chapitre entier) ; 1552 IV ; 1562 xlii. — Pour la casuistique de l'acte qui constitue le péché, cf. *Gô |j^ "Acte" : la casuistique du péché a naturellement exercé le zèle pieux des commentateurs ; l'analyse de chaque péché dans les Vinaya constitue un parfait modèle du genre. Pour l'Abhidharma, on se contentera de renvoyer p. ex. à la Mahâvibhâsâ Tt. 1545 qui a plusieurs chapitres, cxvm-cxxi, sur le péché de Meurtre, à Tt. 1509 xm qui établit dix catégories de péchés de Mensonge, à Tt. 1579 Lix qui établit sept rubriques de Verbiage ; et pour les sûtra du G.V., à T. 279 xxxv qui distingue dix-sept variétés de Grossièreté de langage. — Les dix Péchés Majeurs

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sont mis en relation, dans l'école du Kosa, avec les trois Passions fondamentales, désignées comme les "trois poisons", sandoku H$, ou "les trois racines", sankon HfJI (cf. *Bonnô) : Meurtre, Grossièreté de langage et Malveillance sont accomplis sous l'influence de la Haine ; Luxure, Cupidité, Vol, sous celle de l'Attraction ; Vue perverse, sous celle de l'Erreur ; Tt. 1558 xvi, et cf. Tt. 1606 vu. — Ils sont également mis en rapport avec les trois mauvaises Destinations: Enfer, Animal, Trépassé, mais sans aucune précision dans la répartition ; c'est ce qui est appelé sambonjûaku Hpo"f*M "les dix péchés en trois catégories" Tt. 1509 xcm et xcvi ; Ttt. 191 1 1 c. — La question n'a pas manqué d'être soulevée de savoir si les animaux p. ex. sont susceptibles de commettre des péchés de Damnation-immédiate ; certains docteurs le niaient, mais d'autres (p. ex. Tt. 1545 cxix.) admettaient que les animaux à l'intelligence éveillée, tel le cheval âjâneya, pouvaient encourir la damnation (Tt. i558xvn = K. Lav. iv, 205). — T. ] 821 11 donne une liste particulière des dix péchés les plus graves : (1) Meurtre : tuer son père qui est B.pour-soi (cf. le cas analogue de Rudrâyana, Arhat, tué par son fils Tt. 1558 xvm = K. Lav. iv, 215) ; (2) Vol : s'emparer des biens appartenant aux Trois Joyaux (cf. ib. xvi = K. Lav. IV, 156) ; (3) Luxure : souiller sa mère, nonne et Arhatî (cf. ib. xvm = K. Lav. iv, 219) ; (4) Mensonge : imputer à un Tg. des méfaits fictifs ; (5) Calomnie : médire des saints, des sages et des moines ; (6) Grossièreté de langage : injurier un saint ; (7) Verbiage : troubler par des discours la recherche de la Loi ; (8) Malveillance : tuer sa mère ; (9) Cupidité : convoiter les biens d'un homme pieux ; (10) Vue perverse : Vue de l'un ou l'autre des deux Extrêmes. — Dans la série des dix Péchés Majeurs, on a encore tenté d'introduire une hiérarchie de gravité. Déjà le B. avait enseigné expressément, à l'encontre de la doctrine des Jaina, que parmi les trois catégories de péché : du corps, de la parole, du Mental, le péché Mental est le plus grave de tous (T. 26 xxxn ; cf. Tt. 1558 xvm = K. Lav. iv, 218; aussi Tt. 1509 lxxxiv) ; d'autre part, le mensonge en vue du schisme, qui combine un des cinq Péchés Capitaux avec un des cinq de Damnation-immédiate, est considéré aussi comme le plus grave des péchés ; ou bien encore c'est la Vue perverse (Tt. 1558 xvm = K. Lav. iv, 218) : celle-ci en effet seule peut rompre les racines de bien (ib. xvn = K. Lav. iv, 170), en niant la Cause et le Fruit ; — ailleurs encore (T. 821 11), c'est le Meurtre et la Vue perverse ; ou c'est le Meurtre seul (Tt. 1509 xm, p. 155 inf. col. 2-3). — Inversement, l'usage de l'alcool est tenu pour le plus léger des Péchés Majeurs, parce qu'il n'implique pas de dommage pour autrui Tt. 1509 xcn ; mais sur ce point les discussions avaient été très vives entre l'école de l'Abhidharma et celle du Vinaya qui voulait maintenir la proscription de

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l'alcool dans toute sa rigueur (Tt. 1558 xiv = K. Lav. iv, 83). — La secte Tendai s'est particulièrement appliquée à établir la hiérarchie des péchés, en se fondant sur les textes précités du Daichidoron (Tt. 1509 xm) et du Nyoraimitsuzôkyô (T. 821 il) : elle les divise en trois catégories selon la force de la pensée au moment du péché, l'objet du péché, l'existence et la promptitude du remords. Cf. Ttt. 1912 1 e; Tss. 1. — La secte Vijnaptimâtra Tt. 1579 lx détermine la gravité des péchés au point de vue de cinq Facteurs : plaisir mental, moyens, manquer l'occasion de réparer, opinions fausses, circonstances. — Sans entrer ici dans la doctrine de la rétribution qui sera exposée à propos de l'Acte (*Gô), on indiquera seulement la rétribution (de Coulée) des dix Péchés Majeurs avec les divergences de trois des textes principaux : Âgama : Ekottara (e) T. 125 xliii ; Sarhyukta (s) T. 99 xxxvii ; et Abhidharma : Kosa (k) Tt. 1558 xvii ( = K. Lav. iv, 186) identique sur ce point à Tt. 1562 xn et 1563 xxni : Meurtre-— vie brève ; Vol— pauvreté ; Luxure— épouse infidèle ; Mensonge —objet de calomnie (s et k) ou— haleine fétide (e) ; Verbiage— parole sans créance (s et k) ou— terrain inégal (e ; mais cf. la rétribution de Régence dans k :— saisons bouleversées) ; Calomnie-— les amis deviennent des ennemis (s et k), ou— ronces dans le terrain (e ; mais cf. sup.) ; Grossièreté de langage— entendre des propos désagréables ; Cupidité— accroissement de Cupidité (s et k), ou-— moissons pauvres (e ; cf. sup.) ; Malveillance— accroissement de Malveillance (s et k), ou-— beaucoup d'objets malpropres (e) ; Vue perverse— accroissement d'ignorance (s et k) ou-— huit grands Enfers (e). — Liste analogue, plus développée, dans T. 279 xxxv. — Enfin Ttt. 2122 a un chapitre entier (lxxiii) sur les dix Péchés Majeurs. — Termes composés. — Akki M$k> "Ie mal comme Mobile" (de salut). Doctrine particulièrement en honneur dans les sectes Shin (Jôdo) et Shingon, et d'après laquelle les plus grands péchés peuvent occasionner le salut ; cf. inf. Akuninshôki. Le réformateur japonais Shinran, fondateur de la secte Shin, énumère (Gtks. 1) sept catégories de grands pécheurs susceptibles d'être sauvés par la dévotion à Amida. — Akkijin ~5&if|,I,> Mauvais démon. Tt. 1668 ix énumère dix espèces de grands démons qui ont 51.302 espèces de serviteurs ; leurs noms sont : Shabitadai ïliË^fê, Igarashi ffiHNfflïP , Idaigatei tf*»fc,Banakenta«gi£, Niraniridai $«£!

fê, Hannida JŒJEPg, Aami MMffi, Jakyabani Jifè ^/£, Taataita £|JBl£l^, Taitekiki fêtgfè- La plupart de ces noms ont une apparence suspecte ; d'ailleurs tout l'ouvrage semble apocryphe. — Akuja ~JfP "niai et perversité" : les Passions et les Vues perverses. Les Passions sont moins graves, mais plus difficiles à trancher ; on les compare à des fibres de lotus qu'il faut couper. Les Vues, plus redoutables puisqu'elles conduisent fatalement aux mauvaises

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Destinations, sont d'autre part plus faciles à détruire ; on les compare à des pierres qu'il faut casser. — ~kai ~jfc, sk. duhsîla ; cf. inf. Akuritsugi. — ~kaku ~%£ "mauvaise pensée", Ttt. 1851 v c ; Ttt. 1912 V d. — ~ken ~%., sk. durdrsti "mauvaise Vue" ; cf. *Ken H "Vue".—~ninsh6ki ~ÀIEfél> "les méchants comme vrai Mobile" du Vœu d'Amida. Hônen dit (Shns.) : "C'est pour les pires et les plus vils des hommes qu'est énoncée la Loi la meilleure et la plus haute." Et Shinran (Tnns.) : "On dit communément que les méchants peuvent naître dans le Paradis, et à plus forte raison les bons. C'est renverser les termes, faute de comprendre la puissance du Vœu qui est de sauver les Etres par sa seule force ; il faut dire : Les bons peuvent naître dans le Paradis, et à plus forte raison les méchants." — ~ritsugi ~^||, sk. duhsamvara, "mauvaise Restriction" ; c'est le contraire des bonnes Restrictions, c'est-à-dire des observances prescrites par la Discipline religieuse pour "restreindre" le mal. On désigne par ce terme certains métiers réprouvés : de même qu'en embrassant la carrière religieuse on "restreint" le mal, de même, en se livrant à ces métiers, en en observant les règles, on "restreint" le bien. P. ex. T. 262 v ( = Lotus 168) : Un Bs. ne fréquente pas les parias, les éleveurs de porcs, de moutons, de poules, de chiens, les chasseurs, les pêcheurs, tous ceux qui observent de mauvaises Restrictions. T. 374 xxix énumère seize sortes de mauvaises Restrictions ; T. 156 vi en énumère douze sortes. Cf. *Ritsugi. — ~ryû ~f§ "mauvais Dragon' T. 246 I. — ~sa ~ftî "méfait", traduit à la fois sk duskrta (souvent rendu par la te. *tokira Çgiaffli q.v.), p. dukkata, tib. fies byas, Méfait (un des groupes de fautes disciplinaires), et sk. kaukrtya, p kukkucca, tib. 'gyod, Remords (qui se traduit aussi *ke tfe)- Dans ce dernier sens, les caractères ^gfë se prononcent : akusa dans l'école Kosa, et : osa dans l'école Vijfiaptimâtra. Sur le Remords, cf. Tt. 1558 iv (=K. Lav. 11, 166), et Tt. 1585 vu— Cf. *Ju M- — ~setsu ~fft "mauvaise parole", l'un des deux groupes de fautes disciplinaires qui constituent le duskrta, l'autre groupe étant l'akusa (sup.) proprement dit. Cf. *Ju |ǧ. — ~shi ~f!îjî "mauvais maître" Tt. 1509 I. — ~shô ~^ "mauvaise Nature", une des trois Natures (bonne, mauvaise, Indéfinie). Cf. *Shô *($. — ~shu ~j$|l "mauvaise Destination", sk. p. apâya, tib. nan son ; et sk. durgati, p. dugg°, tib. nan 'gro. Cf. *Shu "Destination". — ~shûaku ~$4S "les méchants parmi les méchants". Ttt. 1821 xix Les bouchers sont méchants par profession ; ceux d'entre eux qui par surcroît font le mal sont les méchants parmi les méchants. — ~shukû ~^l$ "mauvaise Prise du Vide" : s'attacher à la doctrine du Vide en l'isolant de la loi de causalité ; c'est une des doctrines extrêmes. T. 1581 11 Soutenir que tout est vide, ceci aussi bien que cela, c'est la mauvaise Prise du Vide.

Tt. 1585 vu La mauvaise Prise du Vide, c'est nier les deux Vérités ; les B. ne peuvent y remédier par leurs paroles. Ttt. 19 12 vf: Mieux vaut avoir une Vue du Soi grande comme le mont Sumeru que d'avoir la mauvaise Prise du Vide. — ~soku ~ffâ "mauvais toucher" : toute nourriture touchée par la main d'autrui est impure ; le Vinaya interdit d'en manger. Ttt. 1804 c et Ttt. 1805 en b. — ~dô ~?i = Akushu. — ~m ~^5£ "mauvais ami", sk. kumitra, p. pâpamitta, tib. bses gfien nan ; on dit aussi : Akuchishiki 3§£fllu£ "mauvaise connaissance". C'est l'opposé du *zennu H^Ê ou zenchishiki H^O^ "bon ami", sk. kalyânamitra. T. 1 xi compte parmi les six causes de ruine celle d'avoir un mauvais ami ; elle cause les six préjudices suivants : perte de temps, goût de se cacher, entraînement d'autrui, entreprise sur les biens d'autrui, usage égoïste de tous les biens, affichage des défauts d'autrui. Ib. quatre circonstances provoquent les mauvaises amitiés : boire, jouer, courir les femmes, aimer les chants et les danses. Une autre td. du même texte (T. 16) énumère quatre sortes de mauvais amis : un ennemi déguisé, un flatteur médisant, un faux compatissant qui jouit de vos malheurs, un intrigant déguisé ; ou encore : celui que le moindre empiétement surexcite, celui qui refuse son service aux moments difficiles, celui qui vous fuit dans votre malheur, celui qui vous déserte à l'article de la mort. Tt. 1610 11 cite une stance du B. sur le mauvais ami : Un mauvais ami qui n'a ni savoir (chi £fl) ni connaissance (shiki §[$) du bien nuit à la bonne conduite, comme une araignée qui tombe dans le lait l'empoisonne.

AKU Jjg ou |l^ = sk. ah ££, le visarga, une des 12 voyelles et des 50 lettres cfu *Shittan ; 4e des "cinq Points de l'a", correspondant au Nirvana (cf. *A, Ajigoten), le visarga est dit "point du Nirvana" nehanten ïê^SS, soit à cause des sens du mot visarga "émission, rejet, libération", soit parce que dans l'ordre du syllabaire *Shittan l'ah est la dernière des voyelles. — Interprétations : T. 1003 1 Nirvana ; T. 468 1, 469, 187 iv motsumetsujin jg j$l|£, jimmotsu fcfcgÊ» metsumotsu jgStj^ "extinction, absorption"; T. 879 onri :MM "éloignement" (des Essences Impercevables) ; T. 375 vin shôjô ilf^t "Véhicule éminent" (terme appliqué au Mahâparinirvânasûtra du G.V., éminent parmi tous les sûtra) ; T. 376 v gujin g|^ "exhaustif" (terme appliqué aux sûtra du G.V.). Toutes ces interprétations paraissent s'expliquer comme celle de Nirvana ci-dessus.

AKURAKARA WfàWâti%k=&. âkulakara ; td.

sakuran f£$L "faire du trouble". Nom d'un vent T. 1341 xv, où sont encore mentionnés les vents anukaga fflêSfflfKl* ashugaatara H^fJIlR^-^. arambabasoto

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