AMARA
^glUH [td. hotsuji ®M "produire une affaire", sk. ârambhavastu ?], etc.
AKUSATSURA Mfflfty ou akusatsuna W&ffl, akusetsura ^iJijè, akosshira Pl&$.ffli = sk. aksara, p. akkhara ; tib. yi ge, ch. ji ^, monji jSC^ "lettre" Mvy. 2014; aussi Ttt. 1830 iv td. jifukaiten ^^ Bj^Sfî "non changement des lettres" : Ttt. 1821 v explique que les lettres ne changent pas suivant les endroits. Ttt. 1796 xiv td. fudô yfîfjj "inébranlable" ; ib. xvii distingue en sk. deux ordres de lettres : (1) aksara, les lettres fondamentales, (2) lipi, les lettres additionnelles. — Cf. *Benzenna.
AKUSHAJU MXM "groupe d'aksa". Sk. aksa désigne l'Elœocarpus Ganitrus et ses fruits, dont on fait des rosaires, et qui, tombés sur le sol en tas, sont l'image des groupements naturels. Autre nom : urunarasha nj§[l^^l||5^ = sk. rudrâksa, td. temmoku Ji ! 1 "yeux du Dieu" (parce que les fruits ressemblent ,aux trois yeux du dieu Rudra = Siva). Ttt. 2128 xxxv C'est un arbre occidental dont les fruits sont de petites boules, grosses comme des cerises ou des noix, et de couleur violette ; on en fait des rosaires aux grains très durs, qu'emploient ceux qui récitent les textes de la Section de Diamant, d'où leur autre nom kongôshi ^pjlj1]^ "grains de Diamant". — Tt. 1585 11 Depuis un temps infini, il y a pour les Etres toutes sortes de Plans qui existent à la façon d'Essences, comme des groupes d'aksa. Cm. Ttt. 1830 iv Les aksa ont la forme de mujikishi jf^'^-f' (noix de galle); tombés à terre, ils forment des groupes, d'où la métaphore. Autre cm. Ttt. 1833 Dans les pays occidentaux on tire de l'aksa une teinture et une huile. — Tt. 1579 li compare les groupes d'aksa aux nombreux Plans contenus dans la Notation de Tréfonds ; T. 945 1, aux Germes des Actes. — Gog. xxm cité Keds. 34 explique la métaphore par le fait que dans les pays occidentaux ces fruits se vendent groupés en masse, comme en Chine les noyaux d'abricot.
AMA |fôl)î§! = sk. ambâ, p. ammâ ; Mvy. 3925 tib. yum mam za za, ch. sommo JfDjïJ: "vénérable mère" ; Ttt. 2131 v td. nyomo-£cHJ:"mère".Tt. 1462 VI donne amatata |fôj|§i£^ =sk. ambâ + tâta "mère + père". — Cf. *Bikuni.
AMADAIKANNON PWfë (ou ppfjgfë, MM 6N0 ISiï- — Nom de la 21e des 33 formes d'Avalokitesvara vénérées au Japon. Td. mui $Hj^ "sans crainte", kankô j^J$ "large". Ces deux td. sont tirées d'un rituel consacré à cette divinité, cité Keds. p. 5 ; on y rencontre encore la te. |îpI^^ dont le dernier caractère ne se trouve pas dans les dictionnaires : Keds. le corrige en §5^ dai. Le même rituel, reproduit Ttt. 11 15 d'après un ms. de l'époque de Heian, rap porte que cette divinité s'était
incarnée naguère en la personne d'un roi dans la région de Khotan, et en donne la description suivante :« "Elle a trois yeux^M^ ""'1 et quatre bras, ' comme *Haramitsubosatsu $iHg i%0. (Pâramitâbodhisattva) ; elle est montée sur un lion blanc, et regarde au-dessous de son genou gauche ; elle porte une coiffure de Joyaux ornée de lotus blancs ; ses deux mains antérieures tiennent un luth kûgô §g|| (vînâ)
décoré d'une tête Fi»- I2- Amadai Kannon.
de phénix ; la main gauche postérieure tient un monstre Makara, la main droite un oiseau de bon augure blanc ; son pied gauche est relevé sur la tête du lion, son pied droit pend ; elle porte un vêtement divin avec des bracelets ; tout son corps répand de la lumière et son visage respire la compassion." Son Germe est A. D'après Hmjr. 25, son culte aurait été introduit de Chine par Shûei 'MWL au IXe siècle.
AMARA |SJJ|f$|=sk. amala. — Immaculé. — Autres te. amatsura $$jfci$k> ammara ^0H. — Td. muku Mifê "immaculé", shôjô Jpf£j? "pur", etc. — Neuvième Notation, admise par l'ancienne école antérieure à Genjô (Hiuan-tsang) ; celui-ci l'exclut et réduit le nombre des Notations à huit. Le texte fondamental est T. 273 : Les B. Tg., constamment avec l'Eveil unique Révolutionnant les diverses Notations, les font entrer dans l 'amala. — T. 671 ix : Toutes sortes de Notations, huit, neuf, pareilles aux vagues dans l'eau. — T. 682 11 : L'Esprit est de huit sortes ou encore de neuf. — Ib. m : La Matrice pure de Tg. est aussi appelée Sapience Immaculée ; elle est éternelle, sans commencement ni fin, et transcende le Tétralemme. — Tt. 1584 1 : Comme Auxiliaire contre la Notation d'âlaya, on atteste la Notation amala ; la première est une Essence Impermanente et à-Ecoulement ; l'amala est une Essence permanente et sans-Ecoulement. On atteste la Notation amala pour atteindre la Voie de l'Objectif Ainsité. L'âlaya est toujours associé avec les Fruits de la Turbulence ; dans l'amala ces Fruits sont anéantis.
Tt. 1620 "l'ouverture du poing" par Dinnâga) ; souvent, dans ce cas, les te. employées varient, et elles ont plus d'une fois provoqué la confusion avec sk. âmra "mangue" : T. 94s 11 te. ammara ^¥$%k et T. 475 1 te. ammaroku ^£0$)- Cette dernière te. se retrouve dans la fameuse histoire de la moitié de myrobolan donnée à l'église par Asoka déchu T. 2043 et 2042 ; dans ce dernier texte on trouve aussi la te. anra ^Ifè qui correspond en réalité à âmra "mangue" (cf. *Ammora). Gog. xxn : Les feuilles ressemblent à celles du jujubier ; les fleurs sont blanches et petites ; le fruit ressemble à la noix et il a un goût acide et doux à la fois. T. 1453 vin : La saveur est acre au premier contact mais le jus est doux, ainsi s'explique le nom donné en ch. au fruit : yokan ffèif "le reste