‹ HbgirinChapitre 6 sur 65 · AMARA · texte numérisé non relu

AMARA

L'âlaya est le fondement de toutes les Passions, et ne l'est pas de la Voie Sainte ; l'amala est le fondement de la Voie Sainte, et ne l'est pas des Passions. — Tt. 1617 1 lui donne le nom de nyonyo #(]#[! "Ainsi-ainsi", parce qu'elle seule est sans Idée-àrebours et sans Transformation. — Tt. 1587 : La nature vraie c'est la Notation amala, en laquelle ne sont point confondus Domaines et Notations. — Nyoraikudokushôgongyô ftJ3fcïÔî§3£S&85 (original perdu, pas de td.) cité T. 1585 m, Ttt. 1861 1: La Notation Immaculée des Tg. est pure, c'est le Plan Sans Ecoulement ; elle est libérée de toutes les Obstructions et associée à la Connaissance de Miroir.— T. 945 iv classe l'amala parmi les sept désignations de l'état de Fruit, avec Eveil, Nirvana, Ainsité, Nature de B., Matrice de Tg. vide, Connaissance de Miroir. — Pour la nouv. éc, l'amala est simplement la section pure de la huitième Notation (propre aux seuls Tg.), la section souillée formant l'âlaya proprement dit ; Tt. 1585 ni, Ttt. 1830 III b, 1861 1, etc.

AMAROKU |ÎBj0|/j = sk. âmalaka ; tib. skyu ru ra, ch. sansa \li$t Mvy. 5799. Td. yokanshi ^"ft* ^ (de Canton) Tt. 1462 xvn, T. 145 1 1, T. 1453 vin ; les deux derniers te. ammarakka ^j^ti^'M- Ttt. 2128 xxv (xxxvi) et Eog. 11 td. muku jfl$fc "immaculé" (sk. amala). — Le myrobolan emblic (Phyllanthus Emblica). — C'est un des cinq fruits autorisés comme remède ; à ce titre il est souvent mentionné dans la Discipline T. 1428 xlii, 1421 xxn ,1448 1 (où les te. ammora 3fë:£lJ$k, amara plj^t |}Ê, ammaroku ^0f^ sont employées indistinctement). On s'en sert aussi pour laver les cheveux T. 145 1 I. On le prend contre le froid T. 475 cm. m, ou contre la soif T. 1453 VIII. Le myrobolan dans la paume de la main est le symbole de la vérité évidente T. 374 xxvn, 375 xxv, 670 iv (cf. l'expression hastâmalaka dans les écoles brahmaniques : Hastâmalaka "le myrobolan dans la main" est le titre d'un abrégé fameux du Vedânta ; cf. aussi les titres de Shôchûron ^4"lra Tt. 1621 "traité dans la paume" ou Gekenron

AMIDA

est doux". — Cf. *Karitoku.

AMIDA WffîVfc, sk. Amitâbha. tib. 'Od dpag med ; et sk. Amitâyus, tib. Che dpag med. — Td. Muryô $£4 "Incommensurable"; Muryôkô ty&jfcft "Lumière Incommensurable" (Amitâbha); Muryôju MiÊîl "Longévité Incommensurable" (Amitâyus). — B. de l'Ouest. — Aperçu. — Amida est aujourd'hui, sans aucun doute, la divinité la plus populaire du panthéon bouddhique ; il a éclipsé le B. historique, Sâkyamuni, dans tout le domaine de l'église ch. et jap. — Amida, ou pour l'appeler de son nom original Amitâbha ou Amitâyus, est inconnu du bouddhisme ancien ; le P. V. continue à l'ignorer entièrement. La naissance de ce culte est un des problèmes les plus obscurs de l'histoire du G.V. ; les grands sûtra de cette école où Amida commence à paraître sont loin de lui accorder une place privilégiée. Le Paradis occidental de Sukhâvatî où il règne, et où ses fidèles s'acheminent vers le Nirvana sans sortir de l'extase et de la béatitude, n'était d'abord qu'un des multiples Terrains de B. vers lesquels le croyant pouvait orienter sa destination posthume : Maitreya, en particulier, lui fit longtemps une concurrence souvent victorieuse avec son Paradis de Tusita ; Aksobhya offrait, avec moins de succès peut-être, son Paradis d'Abhirati. Les facteurs qui ont assuré le triomphe d 'Amida sur ses concurrents demeurent encore indéterminés ; il n'est pas probable qu'il faille les chercher sur le sol indien ; on les trouvera plutôt en étudiant la propagation du bouddhisme hors de l'Inde, sur cette zone intermédiaire de la Sérinde où dominait l'influence iranienne. Deux faits s'imposent à l'attention dans ce problème si obscur : entre tous les B. des points cardinaux, Amida seul reste immuablement attaché à une direction fixe : toujours il préside à l'Ouest. En outre, son culte va de pair avec le culte d'une autre divinité non moins mystérieuse, Avalokitesvara, appelé lui aussi à une éclatante destinée, tantôt subordonné à Amida, tantôt même identifié avec lui. — Avec le succès d 'Amida s'est organisé autour de lui, comme autour du B. Sâkyamuni, un système de Jâtaka et aussi une doctrine de salut qui paraissent s'être élaborés l'un et l'autre en dehors de l'Inde. — Noms. — On ne trouve nulle part dans les documents sk. de nom réduit à la forme Amita, qui correspondrait à la te. ch. Amida. Le grand Sukhâvatî vyûha sk. donne partout Amitâbha, sauf une fois Amitâyus ; le petit Sukhâvatîvyûha sk. ne donne qu'Amitâyus. Dans les td. ch. T. 360 et T. 3 61, on trouve les termes Muryôkaku MÈL^t "B. Incommensurable" et Muryôson 4itëJ!;1^: "Vénéré Incommensurable", qui paraissent reposer sur un original Amita ; mais peut-être la te. Amida n'est-elle qu'une abr. des te. Amidaba |5iJ$jj|?fcj3|| = Amitâbha ou Amidayushi Mffî$fcl3iffi = Amitâyus. — On fait correspondre Amitâbha à la Sapience d'Amida, et

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