‹ HebbelChapitre 101 sur 425 · Bw., I, 70. — 2. T · texte numérisé non relu

Bw., I, 70. — 2. T

3. Comparer au Gemälde vor München de Hebbel l’autobiographie de Hermann von Lingg, cf. supra, 152. SE

4, T., 1524, cf. T., 385. Bw., 1, 81, 150, 151 et VI, 347, W., IX, 370 et 387. — DAV NS: eEt372:

174 HEBBEL (1833-1842). F

sources ne lui permettaient guère de fréquenter, ni les théâtres, ni les cafés, ni aucune société où il eût fallu faire des frais d'entrée ou de toilette. Pour la même raison, il ne connut guère en fait de

musique, à part un concert de Strauss et ce que lui révéla Gartner

privatim de Mozart ou de Beethoven, que la musique religieuse, associée intimement pour lui à la poésie du culte catholique dont il continuait à se pénétrer !.

En somme, il travaille de son mieux à se perfectionner lui-même, à s’aristocratiser, car à aucun moment de sa vie, il ne fera de concessions aux utopies des songe-creux égalitaires : « Mon mépris de la masse, écrit-il, est indescriptible et si juste que je ne risque rien à l’exprimer ? ».

Cet aristocrate en habit râpé n’est cependant pas un réactionnaire. Quelle occasion n’avait-il point à Munich de faire de l'antilibéralisme! La réaction universitaire qui sévissait à Berlin sous Diesterweg, à Vienne sous Jarcke et qui avait amené à Hanovre la destitution des frères Grimm avait trouvé en Bavière un terrain préparé de longue main parle ctergé. Le ministère Abel, de néfaste mémoire, et ses coadjuteurs, le conseiller d'État Ed. von Schenk et le conseiller aulique Tschoppe ne pouvaient avoir de plus zélés auxiliaires que les prêtres bavarois. Le roi Louis, en dépit de ses velléités de restauration hellénique, n’en restait pas moins leur créature et c'est avec raison que Feuerbach put lui reprocher de pactiser avec Rome et de permettre à la folie mystique des Krüdener, Baader, Brentano, Hohenlohe, Kerner, Eschenmeyer et consorts de devenir, non seulement contagieuse, mais despotique. Les professeurs de l’université — Gürres ei Schelling n'étaient que les plus illustres — se considéraient sérieusement comme des prêtres de l'absolu et il n'eût point été possible de critiquer leurs divagations métaphysiques sur « la nature » et sur « l'identité? ».

Le moment est venu, de prendre parti dans la controverse Schelling-Hebbel. Ecartons tout d'abord l'hypothèse d'une influence directe et telle que Neumann s'efforce de l’établir‘. La majorité des critiques a pensé que, sans aller jusqu’à des rapprochements de textes, il faut tenir compte de l'atmosphère de l’époque, saturée alors de la philosophie de Schelling bien plus qu'elle ne l’est aujourd'hui de tel ou tel fluide plus moderne. Un certain nombre

1. Bw., 1, 12%, 125, 128, 135, 268, 360; T., 460, 1210; W., IX, 379-398. Kuh, I, 208.

2. Bw., F, 128; T., 506; Kub, I, 184. T., 1375; cf. V. Hehn : Gedanken über Gœthe; Gaœthe und das Publikum, 190 et 195.

3. Cf. Kub, 1, 212-216. Citons encore parmi les professeurs dont Hebbel pouvait suivre les cours : Schubert, Eschenmayer, Oken et Ringseis.

4. Pour le détail des références, se reporter à notre bibliographie. Il s'agit ici seulement d'établir les dates des théories adverses. Alfred Neumann (Aus Fr. Hebbels Werdezeit, 1899) s’appuie lui-même sur Collin (Grenzhoten, 1894) et entraîne W. Waelzoldt (1903), R. M. Werner opposa à Neumann (Zuphorion, VI, 797-804) une déclaration d'autonomie de Hebbel (Bw., V, 42); cf. réplique de Neumann (Neue Jahrbücher für das klass. Altertum und für Pädagogik, N I, 1 : 1902, p. 74et suiv.). %

5. C’est là l’opinion de R. M. Werner, cf. VII, Zntrod., p. xzrr (1904) et Hebbel,

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