Bw., I, 208; cf. Bw., I, 111, 261; et Bw., V
pendant. Il assistait aux conférences philosophiques; mais il suivait aussi des cours de médecine et il faudrait dresser un véritable catalogue pour donner une idée, même approximative, de la variété et du caractère hétérogène de ses lectures d'alors ?.
Mais ce ne sont point seulement les philistins, les antilibéraux et les mystiques que nous le voyons tour à tour désavouer ou même attaquer. On soupçonne déjà qu’il n’était point tendre au cléricalisme catholique, lequel, comme nous l'avons vu, infestait alors tout particulièrement Munich. La maladie métaphysique que firent les grands classiques et les grands modernes de l'Allemagne, le malaise dont triomphèrent Faust et Zarathustra, Hebbel les connut et en triompha aussi. Les deux grandes nostalgies allemandes, l'Hellade et le moyen âge, il les célèbre à son tour. « Deux fois, la vie a été belle! Oh, si l’on était né alors! » s'écrie-t-l%. Aujourd'hui le monde est triste et malade; car il n’y a qu’une mort et qu'une maladie mortelle... c’est le sentiment de la contradiction absolue en toutes choses#. » Et y a-t-il pour l'artiste un moyen d'échapper à l'atmosphère de son temps? « Ce que tu appelles ma maladie, écrit-il à Elise, est en même temps la source de mon existence comme de toute existence supérieure . » et, dans la même lettre, il en arrive à se féliciter de son âme macrocosmique, si l’on peut dire, et à y chercher un refuge contre le spectacle de la vanité et du néant de toutes les agitations humaines, La cause profonde de ce dualisme néfaste qui scinde lé monde et met du même coup la disharmonie au cœur de l’homme, c’est pour Hebbel le christianisme. [Il ne se contente pas d’en raiïller, dans son journal, les infirmités et les ridicules f, il en dénonce aussi la puissance épidémique et dévastatrice : « Les hommes d'élite les plus nobles s'accordent à reconnaître que le christianisme a apporté au monde peu de bien et beaucoup de mal. Mais ils en cherchent la plupart du temps la raison dans l’église chrétienne : moi je la trouve dans la religion chrétienne elle-même. Le christianisme est la petite vérole de l'humanité. Il est la cause de toute disharmonie, de tout aveulissement, surtout des derniers siècles. Plus la vraie culture pénètre profondément dans les masses, et plus désastreux seront ses effets. Jusqu'ici le christianisme du peuple était assez inoffensif, car ce n’était qu'un paganisme plus grossier que l’autre... Je le hais et je l’exècre et à Juste titre 7. » Hebbel s'efforce d’être tolérant * et de laisser à chaque fou sa marotte, mais il ne peut se défendre dans une autre lettre de remarquer que « la religion de la plupart des gens n'est autre chose qu'un bonnet de nuit » et, cette fois, il la définit ainsi : « La religion estle produit de la suprême impuissance et de la suprême vanité, multipliée l’une par l’autre ? ».
1. À Elise, le 11 avril 1837. Bw., Ï, 193 : « ich werde nie ein Facultätsmensch, ein Jurist u. dgl. »; cf. Bw., I, 200.
2. Cf. Kub, [, 210-211 et surtout Tibal, 157-161. — 3, Bw., I, 162. — 4. Bw., I, 191: cf, T., 2197. — 5. Bw., I, 198, 199.
6. T., 608-610. — 7. Bw., [, 163-164. — 8. Sur le protestantisme, cf., W., X, 5 et 400. — 9. Bw., I, 191; cf. supra, 167, n. 2. Winterfeld (468-469) a rapproché ce passage d’un certain nombre d’aphorismes de Nietzsche et conclut :
HEBBEL. se
Le plus sûr garant de la sincérité de Hebbel dans toutes ces attaques, c'est la sincérité évidente de sa modestie et de ses inquiétudes lorsque, après avoir fait table rase de la religion, il se demande ce qui va advenir : « Notre époque est une mauvaise époque... Où l’histoire universelle prendra-t-elle une idée qui dépasse ou même qui remplace l'idée de Dieu? Je crains bien que, pour la première fois, elle ne soit à la hauteur de sa tâche‘. » Et c'est encore à Munich que Hebbel nous indique la direction essentielle de son éthique : « Le seul chemin qui conduise à la divinité, c'est l’homme. C'est la capacité la plus remarquable, le talent le plus éminent de chacun de nous qui nous rattache à l'être éternel; dans la mesure où nous cultivons ce talent et développons cette capacité, nous nous rapprochons de notre créateur et entrons en communication avec lui. Toute autre religion n'est que vaine et décevante fumée?. » La religion de Hebbel, on le voit, c’est celle de Lessing et de Gœæthe *.
Nous passons sur les nombreuses productions épiques et dramatiques “ de cette période et étudierons plus loin systématiquement les poésies lyriques composées à Munich.
Le second séjour de Hebbel à Hambourg marque le point culminant de sa détresse et de son isolement intérieur. Il semble n'être retourné dans cette ville que pour s'y séparer à tour de rôle de tous ses amis. Il collabore au 7Telegraph de Gutzkow, mais sans se subordonner à lui, il se détache des écrivains Wihl et Hocker, après avoir démasqué leur nullité. Le cercle de connaissances rassemblées autour d'Amalie Schoppe lui devient de jour en jour plus antipathique; ce ne sont, pendant des mois, que brouilles et récon-
der Unterschied ... liegt nur in der Schärfe, in der Nietzsche seine Gedanken ausführt; cf., 2oid., 487.
1. Bw., I, 194 et 195. — 2, T., 1211; cf. T., 79 et Gespräche mit Eckermann du 4 février 1829.
3. CF. T., 561. Pour plus de développements, renvoyons aux excellentes pages de Tibal : l'Univers et l'Individu, 184-197, et à l’article de Julius Bab Die Bedeutung Friedrich Hebbels (Sozialistische Monatshefte, 13 mars 1913, p. 287 et 294). :
L. Cf. Ein Geburtistag auf der Reise, NI, 250 (cf. Bw., IV, 398) :
Hier zeigte, wie im Traume, Sich mir die Judith schon!
Dort unter’m Tannenbaume Sah ich den Tischlersohn, Da drüben winkte leise Mir Genovevas Hand, Und in des Weïhers Kreise Fand ich den Diamant.
CHENE Hebbeldok., 30, lettre du 3 octobre 1840 à Charlotte Rousseau : « von den wenigen lyrischen Gedichten, die mir in dieser dramatischen Zeit kamen legeich eines an ». — 5. T., 1865.
ciliations à contre-cœur, d’abord avec Janinsky, puis avec Alberti, enfin avec sa protectrice elle-même.
Les productions littéraires d'alors ne nous intéressent qu’en tant qu'elles contribuent à préciser la figure du poète. Nous utiliserons au point de vue critique ses articles parus dans le 7'eleoraph ?. Nous n'avons qu’à mentionner sa nouvelle Matteo ?, son histoire de la guerre de trente ans #, son histoire de la Pucelle d'Orléans , son tableau de Munich, ainsi que ses plans et fragments épiques ou dramatiques’. Mais nous ne saurions rester indifférent en face d'œuvres qui, pour n'être point lyriques, n'en arrachaient pas moins à l’auteur ce cri d'angoisse et d'espoir à la fois : « C’est de ma poésie que mon moi dépend; si elle est une erreur, j'en suisune moi-même * ». En écrivant ces lignes, il songe à Judith.
Sans doute ce sont les conflits proprement dramatiques, entre les sexes d’une part, de l’autre entre le judaïsme et le paganisme, qui constituent l'intérêt essentiel de cette pièce. Mais, outre qu’elle nous est une nouvelle preuve de l'importance de la Bible comme source de la poésie de Hebbel et nous révèle l’attention spéciale qu'il apporte a l'étude du problème sexuel, nous y trouvons une conception psychologique du destin, indice d’une religiosité toute moderne {‘ et des traces de mysticisme !!. En dépit des protestations d’objectivité de l’auteur, déclarant à Tieck qu'il s’est défendu de laisser couler à travers sa pièce le plus mince filet de lyrisme !, les deux protagonistes nous fournissent de précieuses indications sur Hebbel lui-même. Il est facile, certes, de ramener le personnage d'Holopherne à ses éléments métaphysiques ©, sans oublier qu'il est en même temps un type de despote oriental assez réussi pour ohtenir tous les éloges de Hammer-Purgstall * et un surhumain assez vraisemblable pour faire songer à Napoléon ®. Mais il n’est pas moins évident que le pays dithmarse est sa vraie patrie et que Hebbel a trouvé dans son propre cœur, soit en réalité, soit comme idéal, les qualités de son héros : son orgueil, son énergie, sa Vaillance et aussi sa rudesse et ce mélange de naïveté presque
1,1, 1701, 1778, 179%, 1795, 1845, 1850, 1856, 1919; 1922, 1927, 1934, 1935, 1962, 1985; cf. supra, 160. — 2. Matteo, 1841 (1839), W., VIII, 201. — 3. W., EX, 71, — 4 W., IX, 293. — 5. W., IX, 403.-— 6. W., VIII, 352 à 381, W., V, 571 a M09,
7. W., VII, 352-381; W., V, 57-109. — 8, T., 1677. — 9. Judith, eine Tragüdie in fünf Acten. Zum ersten Mal aufgeführt auf dem Küniglichen Hoftheater in Berlin am 6. Juli 1840 (1841). W., I, 1; cf. lettre à Charlotte Rousseau du 3 octobre 1840 (N. Hebbeldok., 26 sq.).
10. T., 1034 et W., X,:365. — 11. Voir R. M. Werner, W., I, p. xxvi et suiv. N. B.; le caractère lyrique de Judith apparut si bien dès la première représentation qu'il se trouva alors des critiques pour le donner comme explication de l’échec à la scène. T., 2324, ligne 56. :
12. Bw., I, 27; cf. Revue de Belgique du 15 juillet 1912 : quelques livres sur l'Allemagne et les Allemands : « dans Judith la progression de l'intérêt est de ci, de là, sacrifiée à une curiosité d'analyse et à #ne soniptuosité lyrique peut-être inégalées en Allemagne depuis soixante ans », Signé : W.
182m%41911189%24723: 14. Bw., IV, 142; cf. la gravure de Julius Diez (Jugend, 1913, n° 12).-—15. T., 1012, 1034 sur le culte de Hebbel pour Napoléon à Munich, cf. W., V, 45 et suiv.
enfantine et d’opiniâtreté, de profondeur dans la méditation. Quant à Judith, elle incarne bien avant tout l'héroïne biblique, remaniée au gré des idées de Hebbel sur la pureté et sur Ja faiblesse féminines, allant à la grandeur par le péché et succombant en plein triomphe au désarroi sentimental! : il n’en reste pas moins que le poète lui a prêté aussi quelques traits d'Elise Lensing et surtout sa propre sensualité où se retrouve l’union des effusions les plus pures, des aspirations les plus élevées et de l'élan sauvage, fougueux de la passion *.
Le drame de Genoveva ?, terminé à la même époque, nous représente le conflit entre la beauté et la pureté féminines, non plus agissantes comme dans Judith, mais passives, et la passion tragique qu'elles suscitent au cœur de l’homme et dont elles triomphent, jusque dans l’inévitable catastrophe, par cette même passivité héroïque et expiatrice. Mais ce conflit ne s’était-il pas déroulé dans le cœur de Hebbel, tiraillé entre la fidélité qu'il devait à l’angélique Elise Lensing et sa passion pour Emma Schrüder‘, et n'est-ce point encore le plus pur sang de Hebbel qui court dans les veines de Golo, qui l’entraine aux violents emportements d’un désir à la fois criminel et irrésistible, anime sa dialectique pressante et ses longs monologues sombres et passionnés °?
Hebbel écrivit aussi à cette même époque der Diamantf, la comédie conçue à Munich’, et qui ne parut qu'en 1847. Nous n’avons à la mentionner ici que pour constater que les qualités de poète comique faisaient défaut à l’auteur, bien que ses personnages ne soient point dépourvus « d’un certain humour baroque $ ».
Nous pourrions nous étonner de cette floraison d'œuvres si nous ne nous rappelions que certaines plaintes du journal ° et les tendances négatives du poète que nous avons déjà en parte analysées en étudiant la période de Munich. Le moment est venu de rechercher les assises positives de l'esthétique et de l’œuvre de Hebbel. Nous l'avons vu rejeter le christianisme et son dualisme et se demander en même temps avec inquiétude ce qu'il y substituera.
Quelles voies tenter? Analyser l’Unique et sa propriété? ou demander à l’art de réussir là où la philosophie et la religion ont fait banqueroute? découvrir le surhomme?
Hebbel s’est, à cètte époque déjà, engagé dans toutes ces voies, mais avec plus de modestie que de hardiesse. Son point de départ
1'UD/ 1802872. T1, 72; ligne 15 etisuLv 2 TD US MS CE 70e veva, eine Tragôdie in fünf Acten, terminée le 1° mars 1841. W., I, 83.
4. Sans doute, il convient de ne pas oublier la déclaration du poète se plaisant à reconnaître en sa Genoveva une sorte de portrait idéalisé de la femme allemande. Bw., If, 267; cf. Mitscherlich, 25-35.
5. Bw., IL, 118, 130; VI, 143; T., 2343, 2411, 2464, 24792: cf. lettre du 3 oct. 1840 à CG. Rousseau (N. Hebbeldok., 29 et suiv.). — 6. W. I, 319. — 7. Cf. Supra, 178, n.4. — 8. Cf. Bartels : Dichterbiographien. Ch. Fr. Hebbel, p. 57. — 9. T., 1631.
L'ESTHÉTIQUE LYRIQUE JUSQU'EN 1842. As
est l'individualisme et, sans se satisfaire d’une conception purement ironiste et contemplative de la vie, il affirmera sans cesse les droits positifs des individus, non seulement dans leurs rapports entre eux, mais contre la société !. Ces tendances se concilient pourtant avec son conservatisme et son sens historique? et, d'autre part, il se rend très bien compte que la liberté de la créature a pour limite celle de la nature *.
Il entrevoit dès lors les deux moments du dualisme : Individu- Cosmos. D'abord le conflit; il définit, à Hambourg, le 13 septembre 1840, son pantragisme # : « toute vie est combat de l’individuel et de l'univers » ; mais aussi la solution : on peut dire que son individualisme aboutit à une sorte de panithéisme très voisin de celui de Spinoza et de Gœthef et menaçant par instants de sombrer dans le fatalisme absolu’; il entrevoit le salut de l’individu, non point dans l'anarchie, mais au contraire dans l’organicisme : il faut qu'il soit naturellement, ou devienne par l’art, partie intégrante et saine du grand tout.
«Les temps sont bien peu favorables, pense Hebbel, à l’individualisme : Celui qui, de nos jours, ne devient point mauvais a, pour obtenir ce seul résultat, dépensé peut-être plus de forces que l’homme tant loué qui, au temps de Luther, devint un héros ?. »
Et de même, les temps sont bien mauvais pour les écrivains « La nature ne devrait point éveiller de poètes, qui ne soient pas des Gœthe, car ils ont le diable en eux. Tout talent exige impérieusement, pour se développer et se perfectionner, une vie tout entière !°. » Et en Allemagne les chances sont particulièrement restreintes. « Les productions les plus parfaites ont été déjà fournies dans toutes les branches; on ne peut, tout au plus, qüe les reproduire et ce n’est absolument pas nécessaire. Si donc l'on veut s’estimer soi-même, il faut être plus sévère et plus exigeant envers soi que ne le fut jamais un auteur. Des essais et des expériences sont méprisables à une époque où même des œuvres excellentes ne sauraient avoir de prétentions. Ajoutons que le public ne veut point de bonne marchandise, mais de la camelote, qu'il méprise celui qui ne le méprise pas. Dans ces conditions, il est difficile de ne pas perdre pied : je suis résolu à me sacrifier dix fois moi-même plutôt que la vérité; ceci n’est guère un mérite de ma part, car faire le contraire est une impossibilité absolue pour moi!!, »
Bartels a voulu voir la doctrine nietzschéenne en germe dans le passage du journal intime que voici : « L'homme est la continuation de l'acte créateur, une créature éternellement en voie de devenir,
4. T., 1325, 1636, 1848, 1869, 2040, 2129, 2331, 2332. — 2. T., 2253 et 2335. — 3. T., 1719. [1 avait précédemment marqué les 2 termes de l’antagonisme : cf. Bw., 1, 103. — 4. Cf. Scheunert : Pantrag. (voir notre feuille d’abréviations et notre bibliographie). — 5. T., 2129 et 2440; cf. Gœthe : « die Kunst entspringt aus den Bemühungen des Individuums, sich gegen die zerstôrende Kraft des Ganzen zu erhalten, » lrankfurler Gelehrte Anzeigen, 37, 210. — 6. T., 1156, 2019, 2091, 2097, 2175, 2261, 2262, 2274. — 7. Bw., IT, 329. — 8. T., 1510, 1524, 1729, 1765, 2197, 2260, 2262. — 9, Bw., I, 234; T., 491, 1156, 2335. —- 10. Bw., I, 213; cf, W,, X., 383-384. — 11. Bw., I, 360.
jamais terminée, empêchant l'achèvement du monde, son immobilisation, son arrêt». « C’est la remarque la plus profonde du livre », écrit l’auteur lui-même, le 7 janvier 1840, en marge de cet aphorisme. [1 nous semble plus plausible de le commenter en en rapprochant l’épigramme suivante :
{ Gœthes Biographie ?.
Anfangs ist es ein Punkt, der leise zum Kreïse sich 6ffnet, Aber wachsend umfasst dieser am Ende die Welt.
et voici l'aphorisme du 28 octobre 1839 : «Je ne vois dans ce qu’il y a de plus haut et de plus noble chez l'individu jamais un excédent de vertu, mais un excédent de force. Qu'est-ce que la vertu? Un beau nom pour la chose la plus simple : Santé! »
Ce n’est point encore le « renversement de la table des valeurs », c’est toujours le mot de ralliement classique en réponse au fameux mot d'ordre donné à Eckermann le 2 avril 1829.
L'amoralisme de Hebbel que nous avons rencontré déjà“ ne nous sugoère point encore nécessairement Jenseits von Gut und Büse mais nous fait songer bien plutôt à l'attitude de Gœæthe. Elise Lensing nous rappelle Friederike Brion. Et nous sommes encore rassuré sur la mission « surhumaine » de Hebbel lorsqu'il pose luimême cette question : « Est-ce la force, ou bien est-ce la vanité qui me donne l’ordre de route? La sincérité de cette demande émane-t-elle d’une nature meilleure d’un degré ou d'un degré pire que beaucoup d’autres”? »
Le tourbillon du cléricalisme munichois n’entraîna donc Hebbel à aucun moment, mais il ne s’élança point à corps perdu sur les grandes routes modernes. Est-ce donc qu’également loin de tenir, comme les fidèles de la vieille église, les yeux obstinément fixés vers le passé et de se laisser, avec les prophètes et les prosélytes de la religion nouvelle, hypnotiser par les mirages du mystérieux avenir, il désirait se vouer totalement au temps présent? Allonsnous le voir s'intéresser vivement au mouvement contemporain ?
Bien au contraire! L'époque de Munich qui est celle de son entrée en relations avec Gutzkow et les écrivains de la « Jeune