‹ HebbelChapitre 124 sur 425 · T., 5537: — 7. T:, 5519, lignes 69,et suiv.; cfW.,X · texte numérisé non relu

T., 5537: — 7. T:, 5519, lignes 69,et suiv.; cfW.,X

concernant sa vie sentimentale de la période suivante : rupture avec Elise Lensing, mariage avec Christine!'. La première pièce : Kampf traduit l'alternance des chers espoirs et des doutes cruels et le combat mystérieux qui se livre dans l’âme passionnée d’un amoureux-poète :

Wie wär’ nicht mild und treu ihr Gruss und Blick? % Sie ist ja selbst die Milde und die Treue ?!

La forme est simple, limpide et harmonieuse, déjà parvenue à la perfection classique. Puis c’est, dans Sieg, l'étape bienheureuse de la première certitude, quand pour la première fois se lèvent les regards de l’aimée et que pour la première fois elle rougit sous un autre regard. De même que Faust rencontre Marguerite sous le porche de église, Hebbel nous montre Gretchen Carstens le jour de sa première communion. L’émotion religieuse” et le trouble sentimental se pénétrent et se contrarient.

Ünd als sie auch verschüttete den Wein, Da jauchzte ich : sie ist auf ewig mein#.

Et alors c'est Gläck, le bonheur, la pure félicité qu'exprime un chaste et timide baiser, « wie man das Heilige berührt* », un tendre serrement de main. Mais la mort (der Tod) emporte la douce enfant; elle a bien pu cueillir les pâles perce-ncige, faire un bouquet de violettes au parfum si doux et même orner sa chevelure d’une fraîche couronne de muguets : elle ne verra pas la saison des roses i :

Die Rosen treffen dich schon bleich Im Kreise deiner Schwestern :

Der weissen bist du heute gleich, Der roten glichst du gestern 7.

2. Bastier voit dans cette poésie un hommage à Elise, l’inoubliée, un des plus poétiques « mea culpa » de Hebbel, virtuose du remords; cf. op. cit., 55, 57, 61. — 3, Cf. Scheunert, D. 7. H., 16, 90 et note.

4. Il est regrettable que des détails phonétiques (v. 7 et 8) déparent la stance, de structure et d'harmonie toutes gœthéennes. Hebbel n’emploie, en fait de strophes romanes, que celles qu’il trouve chez Gœthe. L’alternance des rimes masculines et féminines est habituelle au maître de Weimar. Dans le présent schème abababecc, b et c sont masculines.

5. Cf. Scheunert, D. ;. H., 95, n. 3. Voici comment Müller explique (op. cit., L4) la variante au dernier vers de la pièce die Jungfrau : « So stellt Hebbel in der Gesamtausgabe spät entstandene Gedichte, die einen ganz anderen Ton anschlagen, dazwischen, Xampf und Sig haben etwas Epigrammatisches. So bat denn auch das vorhergehende Jugendgedicht eine Pointe erhalten. Das kaum erblühte Kind wird, zur Heiligen. Vielleicht ist diese Aenderung eine Rückwirkung des vierten Stückes Glück, das der Erinnerung an eine Stelle in Shakespeares Romeo seine Entstehung verdanken mag. » Le passage auquel Môller fait allusion ici se trouve sans doute à la scène vir de l’acte I. Roméo : « Non, la terre n’était pas digne de posséder ce trésor (cf. acte I, scène 11 : Oh, j'aime un ange sous les traits d’une mortelle. Quand la danse aura cessé, j'observerai la place où elle ira se reposer et, en touchant sa main délicate, je ferai mon bonheur). »

6. Nous avons noté la prédilection de Hebbel pour les fleurs à presque toutes les pages du chapitre consacré aux premières poésies.

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