Op. cit
plupart des éléments philosophiques du poème; un instant, cette genèse lui paraît sans doute contestable, car il insiste lui-même sur la nécessité de faire appel à une tout autre série '; les parallèles qu'il a établis n’en ont pas moins appelé de légitimes rectifications ?. N’allons pas non plus trop loin dans ce dernier sens et tenons compte de certaines réminiscences schillériennes *. L'étude des sources nous semble mise au point, si l’on fait état des analogies avec Uhland‘ et réduit à leurs justes proportions les emprunts à Schiller’, en rappelant l'influence de Gœthe et de Hoffmann£.Mais l'essentiel demeure, ici, l'interprétation du contenu.
Le poète envisage tour à tour deux hypothèses : l’une, négative, à laquelle il ne s'arrête qu'un instant: « et si je n'étais pas”, se demande-t-il, un anneau supérieur de l’obscure chaîne des êtres qui, en s’élevant sans cesse, finit par aboutir à un Dieu ‘? » La solution positive lui apparaît aussitôt, comme la seconde alternative d’un dilemme, mais c’est toujours au conditionnel qu il la présente :
Und wäre ich der dunklen Kraft, Die aus demselben Kerne
Die Blume und den Baum erschafit, Den Himmel und die Sterne,
In ihrer hôchsten Schôpferglut ?
Als Meisterstück entsprungen,
Von jedes Lebens reinster Flut Auf’s innigste durchdrungen.
A la conception éthique de la première strophe ! s'oppose donc l’antithèse esthétique !! : il n’y aurait pas différence de nature entre