Cf. supra
2. VII, 132; cf. T., 24 et 333; la pièce fut imprimée pour la première fois dans le PAünix (Innsbruck) du 27 février 1850; cf. N. Hebbeldok., 50. Ne pas la confondre avec l’épigramme du même titre : Neue Flocken, NII, 73; cf. supra, 103.
3. Cf. supra, 148; R. M. Werner (Anmerkungen, 416) et Bornstein, Il, 344 : « Ich verweise auf Hebbels Brief an Jakob Franz, Hamburg vom 26. März 1835 (Bf. 2, S. 142), aus dem hervorgeht, dass beim ersten Wiedersehen in Hamburg vorübergehende Misshelligkeiten zwischen beiden Freunden enstanden ».
4. VII, 186; cf. T., 2558 (22 mai 1842); cf. surtout le dernier quatrain de einem .Freunde, lépigramme le reproduit presque textuellement; cf. encore, W., XI, 170, ligne 11 et suiv., et Patzak, 64.
5. P. 43-45 : das Fest in meiner Geburistagsnacht, Hambourg, 22 mars 1835;
Ich durfte über Nacht im Traum Ein seltsam Fest begehen,
Ich habe meine Väter all Um mich vereint gesehen.
On a rapproché de cette vision celle d’Oreste à la scène 2 du second acte de l’/phigénie de Gœthe! et un passage des Serapionsbrüder de Hoffmann?. Le thème est analogue à celui de Offenbarung*; cette fois, ce sont ses ascendants que le poète revoit, d’abord son père, sérieux et bon‘, puis son grand-père qui le berçait autrefois avant que la mort ne le couchât lui-même pour toujours et que son image ne reposàât au fond du cœur de son petit-fils comme celle d’un saint dans sa niche: sa grand mère ensuite, « la plus douce des femmes », qui regarde tour à tour son fils et son petit-fils et se sent heureuse, au plus profond de l’âme, de leur ressemblancef; enfin s’avancent des représentants de générations plus lointaines, les aïeux dont.il est fier de descendre, les aïeules exhumant avec leurs antiques robes les siècles révolus, et toutes le regardent avec tendresse, mais leur bouche souriante n'a plus la force de parler. L'heure sonne au clocher et c'est la dispersion tumultueuse ; les hommes montrent le tombeau, les femmes le ciel. Ici le rêve finit et le problème commence :
Das war die Stund’, die mich gebar; Nun frag’ ich mich mit Beben :
Ob sich das Leben und der Tod Im Grabe noch verweben?
Le poète se demande si la vie qui s’agite en lui ne trouble pas le repos des morts de sa race, s'ils ne participent pas, invisibles, à ses joies et à ses tristesses et s’il lui faudra à son tour, avant de goûter pleinement la paix du tombeau, revenir accompagner son descendant jusqu’au port suprême.
La pièce der MalerT, dont le motif a pu être emprunté à la Neue Arria de Klinger*, tient le milieu entre la romance”* et l’apologue
Neue Pariser Modeblätter, 1836; n° 13 : Geburtsnacht-Fest, signé K. F. Hebbel: cf. supra, 90, n. 5); VI, 255-258. — 1. Fries, 46, note.
2. Zincke (116) indique Serapionsbrüder, 1 (le fragment : Aus dem Leben dreier Freunde). — 3. Cf. supra, 237 et suiv.
&. Cf. T., 1308 : 12 novembre 1838; cf. la variante des Modeblätter, Anmerkungen, 292, et Kuh, I, 144 : « Der strenge Vater findet sich ein, dem er in späteren Jahren leiblich ähnlich geworden, während er der Mutter nach wie vor in der Seele glich ». On songe au quatrain connu de Gœthe sur ses parents.
5. Cf. strophes 4, 5, 6 et variantes. Anmerkungen, 292. Fischer (68 et 69) rappelle die Jungfrau et commente : « Alle diese transcendenten Bilder erheben die Gedichte über den Alltag zu einer Art religiôser Weïhe, geben ihnen den Hintergrund. des Ewigen und der Unendlichkeit ». Cf. Kuh, 1 144-145 : « Die ergreifenden Strophen geben die inneren Zustände mit der mächtigen Resonanz wieder, welche seine hôchsten Produktionen auszeichnet, Es drühnt darin eine Dantesche Saite, »
6. Le poète fait ici allusion à une visite réelle qui avait fait une profonde impression sur lui; cf. Kuh, I, #1.
7. P. 182; VI, 175; Hambourg, 10 novembre 1835. — 8. Ein Trauerspiel in fünf Aufzügen, 1775 (II, 9) Anmerkungen, 268.
9, Dans le recueil de 1842, Hebbel la désigne comme Romanze.
didactique. Le peintre offre au poète de faire le portrait de sa bienaimée et quand il a rendu l'éclat du regard, l’incarnat des joues, le modèle est froid et sans vie : « On pourrait, dit le journal du 24 septembre 1846, donner à cette poésie un sens allégorique, sans que naturellement elle ait pour but de le développer : à savoir, que l’imagination tue toute réalité dès qu'elle la reproduit! ». La facture est d’un réalisme si saisissant qu'on a pu évoquer le nom de Hoffmann? et qu’à part une légère tache, Môrike loua particulièrement cette pièce. Pas d'explications, pas de comparaisons, tout est action ; à l'imagination du lecteur et à son émotion de compléter ce que l’art du poète a suggéré”. Voici le quatrain final :
Der Maler sah mir schweigend zu, Dann rief er spôttisch drein :
Ich wünsch’ der Jungfrau gute Rub’, Sie wird gestorben sein #.
Une autre ballade de la même époque : Hochzeitÿ rappelle le sujet de Ær und Ich et de das Wiedersehen‘ : une jeune fille dont le fiancé est mort s’empoisonne pour le rejoindre dans la tombe. Déjà le
début : | Die Nacht ist stumm, die Nacht ist still, Wie, wenn sie Todte wecken will,
rappelle la série des métaphores macabres7. La technique est, ici encore, absolument objective et rend non sans bonheur l’antithèse ‘entre les gracieux détails des préparatifs nuptiaux et les noirs desseins de celle qui met tant de coquetterie à se parer :
Die Mutter tritt am nächsten Tag Beiïm Morgenstrel in ihr Gemach;
Mit Grauen hat sie da erblickt
Die Todte, die sich selbst geschmückt8.
Dans der alten Gütter Abendmahl* Hebbel se sert pour.la dernière fois de la Nibelungenstrophe. Maïs, à part cette ressemblance toute
1. M., 3704; cf. 42292, et Lyrik und Lyriker, 406. — 2. Fischer, 95.
3. Ibid., 96 : « das grosse Kunstgeheimnis, eben die Phantasie des Hôrers in Bewegung zu setzen, ist glänzend gelôst ».
4. Cf. Môürike (Bamberg, I, 379). « Das Dämonische oder Magische der Tôdtung wird sicher jedem Leser ohne nähere Andeutung klar » (« freundlich-mild » ist Ihnen selber schwerlich ganz gern aus der Feder gegangen). Cf. v. 4.
5. P. 161; VII, 128; Hambourg, 26 octobre 1835. — 6. Of. supra, 65 et 122. -— 7. Cf. die Kindesmürderin (NII, 68, v. 4, 2 et 28); Gott (VII, 77, v. 20); Melancholie einer Stunde (NII, 99, v. 21); der Kirchhof (NII, 100, 2° strophe).