‹ HebbelChapitre 147 sur 425 · Bw · texte numérisé non relu

Bw

10, P. 160; VI, 143. Heidelberg, 6 mai 1836. Morgenblatt du 8 décembre 1836;

cf. Bw., I, 122, note.

11. Cf. supra, die Nacht, 59, et Nachts, supra, 235. — 12, Op. cit., 165.

ténèbres, mais presque aussitôt éblouis, comme après avoir levé la tête et embrassé du regard le ciel étoilé :

Quellende, schwellende Nacht, Voll von Lichtern und Sternen :

In den ewigen Fernen,

Sage, was ist da erwacht ??

Et le cœur se serre, le moi semble se dissoudre :

Herz in der Brust wird beengt, Steigendes, neigendes Leben, Riesenhaft fühle ich's weben, Welches das meine verdrängt 3.

Ce « steigendes, neigendes » de la réponse, n'est-il pas à l'unisson du « quellendes, schwellendes » de la question, ténébreux et enveloppant à souhait? Nous nous rappelons la théorie du poète : « Un mystère doit toujours subsister, ne fât-ce que dans l’obscure énergie du mot qui déchitfre l'énigme ‘* ». Les voilà bien, ces mots pleins d’obscure énergie, évocateurs de mystère! Et le troisième mouvement, qui Soppose à la tombée de la nuit, au débordement des puissances absorbantes° de l'univers, arrête harmonieusement ce poème tout d'harmonie :

Schlaf, da nahst du dich leis, Wie dem Kinde die Amme,

Und um die dürftige Flamme Ziehst du den schützenden Kreis.

Uhland donna son approbation. L'auteur lui-même était très fier de son Nachilied et l’appela « la plus heureuse solution du plus malheureux des problèmes? ». S'il n’atteignait pas le plastique, il

1 Scheunert, D. H%151:-cf.9; n°. 1: ù

2. Cf. supra, 35 et 111; l'impression que fait sur Hebbel le cantique de Paul Gerhardt: cf. encore, supra, 234 : süsse Tüuschung (1“ vers): Môller, (6 et 35) rappelle:les vers de Gæthe :

Nacht ist schon hereingesunken, Schliesst sich heilig Stern an Stern, Grosse Lichter, kleire Funken, Glitzern nah und glänzen fern. ('aust, 2% partie, acte I”, chœur.)

cf. V. Hebhn, Gedanken über Gœthe. Naturphantasie, 316, 322-326.

3: Cf. Zincke, 7; pour le panthéisme de cette pièce, chid., 148, 152, 154-156, 159, 178 et 184; sur la différence qu’elle révèle entre Hebbel et Schelling, 157 : « Schelling stützt seine Ansicht auf die wissenschaftlichen Thatsachen der Physik, Chemie und Mechanik, er entwickelt methodisch ein idealistisches System in der Natur. Hebbels Denken ist durchaus dilettantisch, er ist auch als Pantheist der gedankenvoll beirachtende Poet. »

4, Cf. supra, 210.

5. Cf. Môrike, Nachts (Jugendgedichte) : « Vor diesem Bild, so schweigend und so gross, mein Herz, wie gerne machtest du dich los ! » Engelhard (14) rapproche l'expression de Môrike : « der Erdenkräfte flüsterndes Gedränge », mais les autres expressions qu’il cite (cf. Mürike : Um Mitternacht, Morsenblatt, 1828, n° 124) soht bien loin du texte et de la pensée de Hebbel. Bornstein, II, 366, rattache le Nachtlied à la pièce das Sein (supra, 258) : « An dieses [das Nachtlied] klingen die Zeilen : Und was nicht in die Sinne fällt, #. gedanklich und im Ausdruck an. »

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