‹ HebbelChapitre 150 sur 425 · P. 42; VI, 227, Heidelberg, 31 mai 1836; cf. Kuh, I · texte numérisé non relu

P. 42; VI, 227, Heidelberg, 31 mai 1836; cf. Kuh, I

2. Fries, 38, n. 1, rapproche T., 2468 : « Als ich noch ein kleines Kind war, da musste ich, wenn meine Mutter mir ein reines Hemd anzog….. » © 3. Anmerkungen, 283, rapproche T., 722.

4. D. 7. H., 50 et suiv. Die Kindheït. Verwandtschaft mit dem Zustand nach dem Tode. — 5. T., 3586; cf. T., 5017, 5320, 5380.

6. Môrike (Bamberg, Il, 379) reprend la dureté de ce vers. La pièce n’en est pas moins au nombre de celles « qu’il admire tant » (ibid., 378). Hebbel luimême en était fier; cf. Bw., VII. 257, ligne 22 et suiv.

7. Henri Albert choisit cette poésie pour montrer que le lyrisme de Hebbel « est souvent d’un joli sentiment » (Mercure de France, du 1‘ mars 1908). Il n'a certainement pas comparé au texte la traduction de Paul Bastier qu'il

reproduit.

8. « Und weiss doch selber nicht wie. » — 9, Die Heimkehr. — 10. P. 36; VI, 230; Heidelberg, 2 septembre 1836. — 11. T., 1785; Anmerkungen, 284.

Lo] &

Leis durchschauernd, nicht erfrischend, In den warmen Wind sich mischend 1.

Dann vom Endlos-Ungeheuren ; Flüchv ich gern zum Menschlich-Theuren ?, Und in einer ersten Traube

Sicht die £rucht der Welt mein Glaube.

Le Nachilied n'est pas la seule chanson que Hebbel composa à Heidelberg; il faut en mentionner deux encore et d'abord das letzte Glas® qu'il estimait un chef-d'œuvre et qu'il lut plus tard à Oehlenschläger pour le mystifier et lui faire croire que Gœthe en était l'auteur*. Il se pourrait que le 7ischlied et le fameux £Ergo bibamus en aient inspiré le motif et même le mouvement et les reprises rythmiques, mais on les trouverait également dans un des 7rintklieder d'Uhland . ,

Das letzte Glas ! wir lassen’s stehen !

Versiegle und verschliess den Wein!

Wenn wir dereinst uns wiedersehen, So soll es unser letztes sein!

Komm, an den Mund press’ ich dich heftig, Als wärst du selbst mein letztes Glas!

Was wir uns sind, das fühl’ ich kräftig, Jetzt geh’ mit (Gott! wir bleiben das!

L'autre chanson a pour titre Schlachtliedf et a autant d’allure que Vorwärts d'Uhland :

Fragt nicht, wohin ? fragt nicht, warum ?

Nur immer drauf und dran.

Die Büchsen her, und Knall auf Knall, Und jeder Knall ein Mann.

Cette entrée en matière n'est-elle pas impétueuse comme une charge? et le poème, mettant en évidence le contraste entre l’élan de la bataille et de la vie etle grand silence final de la mort, s'achève sur la note de vaillance méditative et mélancolique du célèbre « Morgenrot, Morgenrot... ».

Hurrah, das pufft, das knallt und pfeift, Dass schier die Erde bebt !

Die Trommeln wirbeln lustig d’rein, Und alles ist belebt,.

Am Morgen wars hier still und todt, Kaum, dass die Wachtel schlug,

Und wenn wir erst erschlagen sind, Wivd’s wieder still genug 7!

La même période de Heidelberg vit naître aussi la ballade Hexenritt

l. Müller, 16, appelle Zerbsigefühl « ein reines Stimmungsbild ».

2. Cf. Scheunert, D. 7. H,, 217. — 3. P. 9; VI, 144. Heidelberg, 27 avril 1836; Morgenblait du 17 août 1838; cf. Bw., I, 304, note.

4. Cf. T., 1329: Bw., 1, 321, Il, 160; Uhland le loua également (cf. Bamberg I, 140) et Franz Gartner le mit en musique (Bw., I, 381). 5

5. « Wir sind nicht mehr am ersten Glas. » — 6. P. 82; VII, 136; Heidelberg, 18 mai 1836. ;

7. Cf. T., 2517. Cf. Bornstein, II, 367 : « das Gedicht würde eine so strenge Kritik, wie Hebbel selbst sie an Kôürnerschen Kriegsliedern übt, schwerlich aushalten ».

dont Hebbel nous dit que le sujet fit envie à Heine‘. En revanche, : Uhland put y trouver une contrefaçon de sa ballade der weisse Hirsch? et il est probable qu’il comprenait Hexenritt parmi les pièces « humoristiques » qu’il eût voulu voir écarter du recueil ?. Le début déjà et le rythme trahissent suffisamment la ressemblance :

Es haben drei. Hexen bei Nebel und Nacht Zum fernen Blocksberg sich aufgemacht#.

Les sorcières rencontrent un homme comme ïil faut, arrêtent le balai qu’elles chevauchent et entreprennent de changer le passant, l’une en chien, l’autre en singe, la troisième en bouc, mais, chacune frappant d'impuissance la formule des deux autres, aucune métamorphose ne se produit. On conçoit que le sujet ait plu à Heine et, sans doute, aussi la chute.

C'est Heine que rappelle la romance macabre Wiedersehenf. Nous nous souvenons qu'un poème de Æeimkehr avait inspiré der Tanz de Hebbel'; on trouverait dans les Junge Leiden le motif de la jeune fille morte qui revient danser follement avec son bien-aimé®$,. C’est le sujet de Wiedersehen dont la première strophe fait songer au Geburtsnacht-Trarum *.

Das war ein wunderliches Fest, Woran ich Theil genommen; Die Gäste sind, zu allerbest

Geputzt, in Zahl gekommen.

Mann, Weib und Kind und Paar auf Paar.

mais ici ce ne sont pas ses parents ni ses ancêtres que le poète revoit :

Viel blasse, schône Jungfrau’n gar 10,

Und doch ward mir beklommen.

C’est la strophe du Sänger de Gœthe, et nous retrouvons, aux vers suivants, le motif du vin généreux servi dans des coupes d’or et un peu plus loin :

Es prangte stolz ein grosser Saal Voll reichen Lichts und Glanzes.

1. P.31; VII, 139; Heidelberg, été 1836; cf. Bw., IT, 286. — 2. Môller, 2. 3. Bamberg, I, 140. (Uhland à Hebbel, le 2 février 1838.) Cf. supra, 225, n. 6. 4. Cf. Uhland :

Es gingen zwei Jäger wohl auf die Birsch, Sie wollten erjagen den weissen Hirsch.

5. Und als sie ihm hold in die Arme sinkt, Da weiss er’s gewiss, dass er auch nicht —

cf. Er und Ich et der Kirchhof (NI, 24 et 100; supra, 67 et 137).

6. P. 128: VII, 134 et suiv. Heidelberg, 15 mai 1836; ne pas confondre avec das Wiedersehen (VII, 109, Wesselburen, Bote du 10 juillet 1834; cf. supra, 122) dont cerlains motifs sont empruntés également à Heine.

Page 1