Cf. supra, 126 et suiv
suivre le titre de la désignation : « romance » ou « ballade »; en 1857 enfin, remaniements définitifs : Xnabentod est rangé parmi les lieder? et deux « ballades-romances » de 1842, parmi les poésies diverses ?; les autres sont groupées sous la rubrique susdite et nous n'avons pas de nouvelles indications. Si nous respectons les anciennes, nous avons déja examiné les « romances » das Kind, der Schäfer, der Maler, Hochzeit et Wiedersehen*; en fait de « ballades », nous ne connaissons engore que Hexenritt*. D'autres pièces comme der Knabe (VII, 116) et der alien Gütter Abendmahl5, bien que présentant les mêmes caractères, n'ont reçu de la main de Hebbel aucune étiquette spéciale. Pour celles du même genre qui nous restent à examiner, nous nous contenterons de donner l’indication du recueil de 1842, soit « ballade », soit « romance », sans essayer, après d’autres critiques, de découvrir de critère qui les différencierait. Hebbel en composa à Munich une douzaine, c'est pourquoi nous avons réservé jusqu'à ce moment les considérations théoriques. À vrai dire, le poète nous a-t-il donné une théorie de la ballade et de la romance? Nous n'avons de lui qu'une série d’aphorismes où il s'efforce de définir ce genre par rapport à la tragédie, d'une part, à l'épopée et à la nouvelle, de l’autre.
C'est d’abord, le 14 mars 1837, le passage de lettre où il indique que l'idée propre à devenir le sujet d’une vraie romance est aussi rare que celle d’un Faust ou d'un Macbeth; la vraie romance égale le drame en dignité, sinon en longueur; exprimant, outre les mystères du cœur humain, les plus profonds secrets de la nature, elle est peut être, entre tous les genres littéraires, celui dont la tâche est la plus vaste”. Cette conviction lui avait été révélée par les romances d'Uhland et c’est à propos d'Ubhland que nous avons cité l’article de 1839 dans lequel Hebbel montre que la ballade est un genre intermédiaire entre la poésie lyrique et le drames. La poésie proprement dite est le lied. Le lied est « un monologue du cœur que le poète a surpris tandis que la ballade et la romance sont un dialogue entre le cœur et le destin ° ». La même année, dans la préface d'un recueil de ses nouvelles, Hebbel s'efforce de classer les genres littéraires et se plaint que l’individualité de l’auteur occupe trop de place dans tous : « elle a presque totalement envahi le drame, même celui de Shakespeare. Indépendamment d'elle, nous ne pouvons guère nous figurer le lyrisme, l'épopée a disparu et ne pouvait que disparaître; mais ce dernier genre, ajoute-t-il, s’est fragmenté et est actuellement représenté par le roman, la bal-