‹ HebbelChapitre 169 sur 425 · Cf. supra · texte numérisé non relu

Cf. supra

Zu ruh’n in stiller Wiege, Die Welt hinweggeräumt.

72 Wie athmet rings Gefühl der Stille, Der Ordnung, der Zufriedenheit In dieser Armuth welche Fülle!

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cheur concrète et s’enveloppent du plus diseret symbolisme. Le lyrisme de Hebbel fait un nouveau pas vers cette muse de beauté que, dès ses poésies de Wesselburen, nous avons entrevue à côté de celle de la méditation et dont nous avons constaté l'influence dans mainte de ses pièces ultérieures !. Le monde extérieur existe de plus en plus pour Hebbel et il rend grâce au charme formel de la création et de la créature :

Und danke ich der Quelle, Die mir den Trunk gebracht, Dank ich so mancher Stelle Voll kühler Waldesnacht, Dank ich der Sonne willig Ihr herzerfreuend Licht, So dank ich dir auch billig Dein süsses Angesicht?.

Et comme de Vorfrühling nous avons rapproché Winterlandschaft?, la pièce Winterreise * composée à Mühlhausen le 20 mars 1839 vient maintenant s'opposer à la précédente tant par la forme que par le sujet ; le regard est ici de nouveau tourné vers le dedans, mais la sobriété et la vigueur toutes dramatiques avec lesquelles l’impression est traduite en émotion valurent à la pièce les éloges de Môrike5. La sentence finale :

Man hat nur dann ein Herz, Wenn man es hat für And're.

ne parvient pas à nous gâter cette vivante silhouette de Hebbel

chemineau :

Wie durch so manchen Ort Bin ich nun schon gekommen, Und hab’ aus keinem fort Ein freundlich Bild genommen.

Man prüft am fremden Gast Den Mantel und den Kragen, Mit Blicken, welche fast , Die Liebe untersagen.

Der Gruss trägt so die Spur Gleichgültig-off’ner Kälte, Dass ich ihn ungern nur Mit meinem Dank vergelte.

Et le quatrain suivant, où commence la méditation, nous permet en quelque sorte de surprendre au creuset cette « Grübelei » tant décriée et d’y constater que la sensibilité ébranle cette imagination en même temps que la réflexion. Aux vers précédents s'achève le tableau. Nous allons voir le poète, qui souffre de la froideur rencontrée partout sur son passage, descendre, pour ainsi dire, les marches de la sensation au sentiment et à la spéculation, puis les remonter une à une :

1. Cf. supra, 101, 268 et 269. — 2. Cf. Heine, Dein Angesicht, so lieb und schôün (Lyrisches Intermezzo). — 3. Cf. supra, 315. *

L. P.116; VIL, 275; cf. T., 2654, ligne 145; cf. chez Uhland la pièce du même titre dans les Wanderlieder.

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