‹ HebbelChapitre 191 sur 425 · Cf. supra, 9 et n · texte numérisé non relu

Cf. supra, 9 et n

7. CÊ. der Zauberer et Lied der Geister, supra, 83 et 92, et chronologiquement 1838 : Zeben und Traum: 1839, der Sonnenjüngling; 1841, Sturmabend et Rose und Lilie.

8. Cf. Premières Poésies, ein Mittag, cf. supra, 136, n. 10; en 1836 : ZLjebesgeheimniss, en 1842 : Schiffers Abschied.

9. Cf. Scheunert, D. 7. H., 140-155 : Blumen als sittliche Naturprodukte et chronologiquement : 1834, Nacht et Proteus; 1835, Offenbarung, Rosenleben;

rosée symbolise le fardeau des épreuves fécondes pour l'âme. A chaque instant, le poète nous présente des fleurs courbées et vivifiées par la rosée, un arbre isolé, ployant sous le poids des fruits !. La pomologie joue un rôle analogue dans ce lyrisme où la nature entière s’anime d'intentions morales?. Tantôt la vie est comparée à un bourgeon hésitant, tantôt à un joyeux et glorieux bouquet”. Rarement l'image se colore, la fleur se précise, le bouquet se détaille; tout au plus voyons-nous une fois l’ortie envahir un tombeau, une autre fois le rosier vert encore et l’ortie déjà verte se ressembler comme les heures *, Que ce symbolisme fasse ou non ses emprunts à la nature, toujours l'homme en est le centre. Là, un amour innocent est comparé au matin d'avant une fête, à une douleur qui ne laisse pas d’amertume, à une joie sans ivresse, ici les cloches parlent à l’exilé de son retour, ailleurs c'est le. ciel tout entier qui s'incline vers l’homme ou le cœur de la vieille fille qu'ensevelit un épais linceul de neige et tout son passé qui s’éclaire à la lumière du souvenir, comme l'univers endormi sous les rayons tardifs de la lune’. Certaines de ces métaphores ne manquent pas de fraîcheur, on ne peut refuser à d’autres de la simplicité et de la force; mais où sont celles qui révéleraient le sens de la couleur et l'amour du pittoresque ?

Hebbel possède, en revanche, un art incontestable dans la description des mouvements. De l'exemple typique de Vorfrühling que l’on rapproche des pièces comme der Mensch, Gott über der Welt, vor dem Wein, neue Liebe. Les animaux favoris sont le coursier rapide, le papillon, l'oiseau‘. Mais les mouvements qu'il s’agit de décrire en fin de compte sont toujours les mouvements intérieurs, l'action dramatique. Le regard ne contemple pas, il fouille. Comment expliquer autrement un vers tel que : « ich seh’ des Meeres Tosen’?» Le poète ne se contente pas de noter « le jeu des tièdes zéphyrs $ »; le vent symbolise presque toujours pour lui l'obstacle, la force élémentaire contre laquelle se raïdit la volonté et se bande Île ressort des énergies suprêmes *; derrière la ronde joyeuse autour de l'arbre, il prévoit l'apparition brusque du démon

1837, An Hedwis, Vorfrühling; 1838, Frühlingslied, jedwede Blume; 1839, soviel, was einzis mich beglücht; 1849, ein Bild et Vollendung.

1. Cf. encore les. pièces : Und musst du denn, an Lina, Sonett (NII, 174), Adams Opfer, Stille, stille, der Baum in der Wüste, unterm Baum, Schiffers Abschied.

2. Cf. Scheunert, D. j. H., 139 et suiv. : « Beseelung der Natur, sittlicher Naturprodukte bezw. Naturvorgänge ». — 3. An die Jünglinge, Genesungsgefühl. — 4. Alle Wunden hüren auf, an Hedwis. : f

5. An Hedwis, Heimkehr, Liebesgeheimniss, auf ein altes Mädchen. Nous pourrions citer bien d’autres exemples de ce symbolisme anthropocentrique, cf. par exemple Motto, Gruss der Zukunft, bet einem Gewitter, Spalziergang am Herbslabend. .

6. Für wen? zu Pferd! zu Pferd!, der Schmetterling, das Vüglein, sag”an, 0 lieber Vogel mein, Kleist, cf. Scheunert, D. j. H., 169 Tiere als sittliche Wesen.

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