‹ HebbelChapitre 192 sur 425 · Das Haus am Meer. —— 8. Der Schäfer · texte numérisé non relu

Das Haus am Meer. —— 8. Der Schäfer

9. Cf. Rausche Wind, zu Pferd, Sturmabend, Matrosenabschied, Was willst du Sonnenschein, an die Kunst, cf. der junge Hebbel, 155 et suiv., das Gewitter als sittlicher Naturvorgang.

DA HEBBEL (1835-1842).

qui pourrait faucher toute cetie jeunesse. Si la formule n'était - pas comme un anachronisme, on pourrait dire que ce lyrisme est bien plus dionysiaque qu’apollinien : il n'a pas de leitmotiv plus fréquent que celui du’ vin symbolisant la flamme de vie, l’exubérance de la jeunesse ou l'enthousiasme poétique!; il ne rend rien mieux que l'alternance de l'agitation et du repos, suit le vol de la balle qui foudroie le combattant et fait dormir la nourrice comme si elle était au fond du puits?. Et dans la plupart des cas ce symbolisme exprime une action plutôt qu’un état : un bienfaiteur expérimenté dégage les abords d'une source obstruée et, pour toute récompense, y boit le premier avant de reprendre sa route; un enfant devient pour sa mère l'ange de la mort; le sommeil luimême est agissant et personnifié en une sorte de vestale vigilante qui, comme la nourrice surveille l'enfant, entoure la flamme vitale d’un cercle protecteur?. Si, en examinant la langue, nous avons volontairement omis l'étude des particules, c’est que, reportée ici, elle nous fournit une caractéristique plus nette encore que la présence d’adverbes tels que : rasch, schnell, leise, flugs*. Ce sont surtout les particules précisant le mouvement qui reviennent dans cette langue et ajoutent à l'effet des verbes préférés *; aucune n’est plus souvent employée que ent, indiquant l'essor. Notons enfin l'extrême fréquence des métaphores exprimant les étapes de la fécondité et de la plénitude : quellen, weben, schwellen, in die Frucht hinüberschwellen, die heilige FülleT,

Nous pouvons donc nous attendre à ce que cette langue, moins colorée et pittoresque que construite pour l'analyse psychologique et la dialectique dramatique, nous apporte un fort contingent de métaphores morales et peut-être d’allégories. Le crédo esthétique de Hebbel l’a seulement empêché, maintes fois sans doute, d’exagérer dans ce sens.

Si, comme nous l'avons dit, l'unique héros de ce lyrisme est

1. Cf. Scheunert, D. 7. Æ., 161 : Früchte und Wein als sittliche Naturprodukte et chronologiquement : 1834, auf ein neues Trinkglas, das letzte Glas, Herbstgefühl; 1837, es grüsst dich wohl ein Augenblick, Scheidelied, n° 1; vor dem Wein, vinum sacrum; 1839, an die Jünglinge, die schüne Stunde; 1841, die Polen sollen leben, die Spanierin; 1842, der Wein et Welt und Ich. On voit que si Hebbel a trouvé dans Uhland la définition du vin : But der üppigen Natur (Gesang der Jünglinge, v. 19), il se l’est remarquablement assimilée; cf. encore l'expression glühen; Scheunert, D. 7. H., 145, n. 1, et Müller, 7.

2, Die treuen Brüder, das Kind am Brunnen, cf. auf ein schlummerndes Kind. — 3. Ewiger, der du, die junge Mutter, Nachllied.

4. Cette dernière expression, la plus rare, dans der junge Fischer et vinum sacrum.

5. Voici une liste qui en fera foi : erglühen, erwachen, evrfreuen, ergehen, erschliessen, ergossnen, hingegossen, hingehaucht, überfliessend, zerfliessen, gewinnen, zerrann, durchflammen, durchhüpft, durchschauert, durchdringen, durchzücken, durchbebt, durchzittert, verspritzen, umtanzen, umweben, verweben, verschweben, überschwellend voll, überquellend voll, cf. supra, 379, n. 7.

6. Entcilen, entfliehen, entschweben, entweichen, entsteigen, entkriechen, entquellen, entfallen, entstammen, entlocken, entreissen, entsiegeln, entriegeln, entbrennen, entkleiden, etc., la plupart revenant plusieurs fois.

7. Gf.supra; 377,879, 83719, sur l'expression #eber comparée chez Hebbel et Gœthe, cf. Méller, 7.

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