Cf. supra, 218, 355, n
2. On peut rapprocher également la Verwirrung der Gefühle sur laquelle repose le dénouement de Judith.
3. Cf. supra, 13. — 4. Cf. Mahnung, hüchstes Gebot, Requiem, Frühlingslied, etc. — 5. Cf. Räuber und Henker, die Polen sollen leben, etc. — 6. Cf. neue Liebe, Winterreise, ete.
7. Der Bettler weint et der blinde Orgelspieler. — 8. Cf. der Priester, v. 15 et 16; cf. supra, 299 e4 W., VIIT, 103 et 104. — 9, VII, 145.— 10, Das Kind, die Jungfrau, das alte Haus. x
dimanche, après s'être réveillé au carillon d’allégresse, il s’attendait à voir apparaître le bon Dieu (ne le vit-il pas un jour face à face?) et s’en allait à l'église son livre de cantique sous le bras, la foi au fond du cœur; Wesselburen, le temps des premières amours, celui de Doris et d'Emilie, de Marguerite et de Louise, de Wiebken et d'Hedwig, de toutes les douces images de vierges qui lui révélèrent la tendresse innocente et pure; Wesselburen, qui l’initia aussi à l’humiliation et à la douleur, car il n’a pas oublié non plus le conseiller Mohr'; n'est-ce point chez lui qu'il commença à se sentir un arbre dans le désert et à comprendre que « vivre c’est être profondément seul? » Aussi supplie-t-il l'Eternel d’épargner aux autres enfants d'aussi douloureux premiers pas, aussi aux heures sombres où son cœur menace de s’abimer dans le désespoir, évoque-t-il le vent du Nord, le bienvenu entre tous, s’il faut périr! - Au pays dithmarse il doit la meilleure partie de sa poésie, son âme. Il est né à Wesselburen et non en Pologne, le héros qui se poignarde plutôt que de renier la patrie lointaine. Et l’un des « frères fidèles » est aussi de Wesselburen, celui qui écrira bientôt l’épitaphe de l’autre. Gette conception sombre et pourtant vaillante de « la vie », ce sérieux profond en récitant le Vater unser ! sont ceux des Dithmarses. Sa vaillance surtout et son orgueil, Hebbel les tient d'eux, et cette ténacité indomptable qui veut espérer envers et contre tout. Ce n’est pas seulement dans les théories esthétiques du poète qu'apparaissent les rapports du lyrisme et du drame et pas seulement dans ses ballades qu'ils se manifestent?. Nous avons analysé longuement la série des pièces auxquelles pourrait servir de devise le vers :
Trotze, so bleibt dir der Sieg =!
et s’il faut succomber, qu'importe? L'œuvre ne périt pas avec l’ouvrier‘. Il n’est besoin que de rappeler les nombreux exemples de procédés techniques destinés à renforcer l'intérêt dramatique, la mise en action, avec caractères, conflit, motivation, parfois dialogue et presque toujours dialectique pantragiste assurant la communication mystérieuse et vivante entre le poème et son atmosphère. Au pays dithmarse Hebbel doit donc son idéal. Il n'aime ni n’admire la vie à la mode avec ses idoles « faits de boue et d'excréments anciens »; les freluquets et les incroyables ne lui en imposeront jamais; il n’estime la société que comme force redoutable; il est libéral, la parole lui a été donnée pour le proclamer, mais non pour lui faire oublier l’action : quand il tombera en servant la cause de la liberté, alors le moment sera venu pour lui d’entonner son « péan ». En attendant, il donne à chacun le grand mot d’ordre individualiste : « deviens celui que tu es », Mais il serait infidèle
1. Cf. der Bettler weint et das Bettelmädchen. — 2. Of. supra, 195, 202, 218, 299 et suiv.; cf. R. M. Werner : £inleitung, VII, p. xzix; Müller, 9 et 10 et Tibal, 240, 260.
3. Cf, NI, 293, v. 165 et supra, 292, 293, 350 et suiv. — 4. Cf. finale du sonnet : an die Kunst. —5. Cf. supra, 206, 210 et n. 1, 215, 306, 331-334. — 6. Cf. an eine cedle Liebende, supra, 346.
à l’admirable discipline dithmarse si, devant les forces suprêmes, il ne s’inclinait?. La part virile, à ses yeux, c’est l'idéal; si la vie n’est qu'un bref passage, la vérité est éternelle et si le monde se détourne du poète, il se réservera à Dieu’. Tels sont les conseils que lui donnent ses morts, les morts qu'il ne faut point oublier; eux également ne semblent connaître que deux grandes choses : l’amour et l'orgueil?. Ainsi se rejoignent et se pénètrent intimement, dans les poésies de Hebbel de 1835 à 1842, l'élément religieux et l'élément dithmarse.
1. Il faut opposer au « Werde, der du bist » nietzschéen la formule de Hebbel : « Was einer werden kann, das ist er schon, zum wenigsten vor Gott »; cf. supra, 166 et n. 9, 181-182.
2. Cf. An den Acther, Mann und Weib, und ist ein blosser Durchgang, Geht stumm an dir vorbei die Welt. — 3. Cf. Requiem.