VIT, 187. — 6. Cf. die Jungfrau, v. 7-8, supra
à LES POÉSIES LYRIQUES DE 1842 A 1848. 477
Wie auch die Pulse klopfen, L Die Seele zagt und weint; Ich bin ein Wassertropfen, Durch den die Sonne scheint.
Cette jeune fille, est-ce Emma Schrüder? est-ce l’inconnue pour qui nous avons vu Hebbel éprouver une soudaine et dévorante passion {? Rien ne permet de le préciser.
y L'époque du séjour à Paris ne voit pas seulement, comme la précédente, fleurir des poésies diverses, mais aussi une chanson et plusieurs ballades. Le Zied? rappelle une pièce de Immermann intitulée Vorgefühl*. Le poète invite sa bien-aimée à aller avec lui au bois cueillir des fraises et des roses nouvelles; elle s’effraie d’un nuage noir, mais son ami se félicite d’être ainsi à l'abri du soleil de midi et quand, après avoir absorbé les rayons menaçants, le nuage se déchargera lui-même, il y aura longtemps que l’heuretix couple sera rentré. ; Tändelnd flecht’ ich dann die Rosen In dein dunkelbraunes Haar#, Und du bietest Beer’ um Beere Meinen durst’ gen Lippen dar.
Le 26 septembre 1843, Hebbel composa la ballade ?s ist Mitternacht*, dans laquelle tout concourt à l'effet dramatique : le rythme, les rimes toutes masculines, le retour du refrain au commencement et à la fin de chaque strophe, enfin tout le détail de la forme :
*s ist Mitternacht!
- Der Eine schläft, der And’re wacht.
Er schaut beïm blauen Mondenlicht Dem Schläfer still ins Angesicht; D’rin thut ein bôüser Traum sich kund.
Wie seltsam zuckt er mit dem Mund !
’s ist Mitternacht!
Der Eine schläft, der And’re wacht! La mise en scène (la même que dans les pièces de Munich et de Hambourg intitulées : Situation), la présentation des personnages, en un mot, l'exposition est terminée; le drame va se dérouler. Au couplet suivant l’action est tout, c’est le dormeur qui l’accomplit en silence et celui qui veille qui nous y fait assister dans le monologue mouvementé qui nous le montre la subissant lui-même : So sah der Freund noch nimmer aus, Er greift zum Dolch, er macht mir Graus,
1. Of, supra, 395. — 2. 95, VI, 151, Paris, 5 juin 1844, — 3. Cf. Werke, 11, p. 67. — 4. Cf. Sturmabend, v. 5 et 6, supra, 328.
5. 56, VI, 174; Fischer commet une légère erreur en affirmant (p. 86) que l'édition de 1848 ne contient que deux pièces expressément désignées comme ballades: cf. p. 66 : Ballade, 71 : eine moderne Ballade et pour la présente poésie, Bw., Il, 314, ligne 23 et note. Nous avions déjà fait allusion à ?s ist
Mitternacht, cf. supra, 296, n. 6.