Cf. supra, 491 : auf ein errüthendes junges Mädchen
tère de sa naissance ». La vue des statues antiques avait done bien pu contribuer d’une façon générale à amener le poète à réagir davantage contre l’abstraction !: le sonnet n’est guère, on le voit, qu'un concentré d'esthétique rimée : tel critique à rappelé le vocabulaire gœthéen, tel autre un traité de Schiller ?; il convient de rappeler surtout les propres théories de l’auteur sur la « beauté résultat d'un conflit » et sur l’art suprême, résolvant les dissonances en har-monie :
Und nun ist auch der Werdekampf verwuanden,
Man sieht nicht Anfang mehr, noch Schluss im Kreise, Und dieses ist der Gipfel der Gestaltung.
Mais une autre image suit, non moins grandiose : eine Mondnacht in Rom‘. Nous avons vu Hebbel préférer Paris à Rome, comme il préfère le présent au passé, la vie actuellé au souvenir de la vie éteinte ÿ. Aussi est-ce sous la funèbre clarté de la lune que, d’après lui, il convient de voir les ruines de Rome :
Beim Dämmerlicht des Mondes 5 schau’ ich gerne Der grauen Weltstadt brôckelnde Ruinen,
Die uns als Maass für ihre Grôsse dienen, Woran der Mensch sich selber messen lerne.
Grande leçon pour l'homme, car l’astre mort éclairant la ville morte semble attester la vanité des plus illustres batailles et ne luire qu'à la défaite finale des meilleurs héros! Aiïnsi les soleils s’éteindront lors du triomphe inévitable de l'ange dévastateur.
Mais ce n'est là qu'un rêve de poète méditant au clair de lune parmi les ruines. Et le soleil reparait bien vite sous les traits de l’Apollon du Belvédère ‘. Hebbel avait admiré l’Apollon et la Junon en visitant la Villa Ludovisi et s’il préfère la Junon, l'Apollon ne lui en paraît pas moins dépasser de beaucoup une œuvre de Canova ou de Thorwaldsen*; l’année suivante, nous trouvons dans le journal cet aphorisme : « dire qu’un homme qui la possède a le droit de mettre en pièces la Junon Ludovisi *! » C'est la même idée que déjà il avait eue en écrivant le sonnet à Apollon :
Wer schôn, wie du, ist, soll dich einst zerschlagen!
Mais alors même que naïtrait cet improbable rival et même s'il était capable de haïr une aussi belle œuvre, il ne saurait la détruire aux termes du vœu précédent, car le seul geste de lever la hache