Bw., IV, 86, lignes
noblesse des inquiétudes qu'ils traduisent'. Toutefois, l'intérêt problématique qu’offrent des productions de ce genre ne doit pas nous faire illusion sur leur valeur poétique et nous ne pouvons que nous associer au critique estimant que, dans ces sonnets de 1848 comme dans ceux du précédent recueil, « la philosophie étouffe trop souvent en quatorze vers la poésie » et que « les résultats en sont, comme d'ordinaire, la pesanteur‘du style, la bizarrerie pénible, l'obscurité, le prosaïsme ? », Nous nous sommes efforcé de mettre en valeur les sonnets d'inspiration moins abstraite et de forme plus limpide; pour les autres, nous nous contenterons de rappeler nos conclusions précédentes ?.
Telles sont les deux premières parties du recueil de 1848. Nous croyons devoir les analyser maintenant au point de vue de la forme avant d'aborder l’étude des épigrammes, si nombreuses et formant un tout bien à part.
Les retouches apportées aux Neue Gedichte, les unes avant même le recueil de 1848, les autres en passant du recueil de 1848 à celui de 1857, furent relativement- moins importantes que les remaniements des Gedichte. Tandis que plus d’une soixantaine de ces dernières poésies furent rejetées, cinq seulement des nouvelles subirent le même sort, en y comprenant la pièce composée à Munich : der Jude an den Christen; les autres sont : de Hambourg, an ein junges Müdchen; de Paris, eine moderne Ballade; d'Italie, in üder Zeit et de Vienne, le sonnet an einen Freund*. La seule suppression de détail importante est celle de la dernière strophe tout entière de ein Spatziergang in Paris; ce long poème n’y perdit rien *. Les autres modifications les plus fréquentes sont les changements de titres f. Peu de transformations radicales. Nous avons étudié, dès le recueil de 1842, la disposition nouvelle des pièces : im tiefsten Schmerz et letstes Gebet et avons dû faire, dès son exposé même, la genèse détaillée du poème en deux parties : das Mädchen im Kampf mit sich selbstT. Les corrections de détail
1. Cf. Bamberg, II, 380 : « die zunächstfolgenden Sonette gehôren grossentheils zum Edelsten, was die Sammlung (N. 8. il s’agit du recueil de 1857 qui contient à la fois les sonnets de 1842 et ceux de 1848) aufweist. Jene Speculative Sehnsucht, die nicht aufhôrt und nicht aufhôren soll, uns zu regieren, hat in diesen Gedichtèn, wie in mehreren anderen vor und nachher, einen äusserst frappanten und wahrhaften Ausdruck erhalten. »