L. Das abgeschiedene Kind, v. 96 et
5. Il faut le scander : Dort là | Gloiré | de Fränc’ | wer schwank [te noch. ,
6. Cf. supra, 526 et suiv. — 7, Citons : das Sein, das Nichtsein, das Dasein, das Einzelsein, das Leben, des Wesens Keim und Wurzel (nous connaissons déjà wurzelhaft-gebunden) das Werden, der Werdekampf, Gott, das Ich, das unerforschle Ein und Alles, die Welt- und Selbst- erlüsung der Selbstzersplitt- -rungs- Drang, die Wechselkräfte, die Kraft tritt in ein neues Reis, der Ring, der Kreis, die l'orm, der Staub, die Schlacke, der innere Zwist, der Zwiespalt, der Gegensatz, der Uebergang, das Gestalten (le poète a une prédilection pour le terme « Gestalten » : cf. die dämmernden Gestalten, die verblichenen Huldgestalten). faudrait citer encore les Jungfraunbilder et encore bien des passages où reparaît la déesse Schünheit et la langue de son rite.
point seulement l'œil, mais, avant tout, l’esprit du spectateur. Hebbel semble n'avoir admiré en Italie que l'intensité de la lumière et la limpidité de l’azur?. Les brumes du nord ont reculé, elles n'ont point été définitivement dissipées et souvent elles reviennent flotter autour de ces poésies bien germaniques, tout comme elles enveloppent le paysage d'où l'étranger est venu. Il n’y a pas, dans ce recueil, de mot qui reparaisse plus souvent que däémmern, et l'expression abendrot-umgossen que nous avons déjà rencontrée pourrait s'appliquer à presque toutes ces pièces. On trouve fréquemment aussi leur transposition psychologique dans les vocables servant à exprimer le pressentiment et le mystère ?, Car ce vocabulaire demeure essentiellement introspectif ainsi que lindiquent, non seulement des termes tels que der Empfindungsswirbel ou das Innerste *, mais l’ensemble même des locutions.
Il n'y en a guère comme in magdlichem Scherze pour indiquer la plaisanterie, la gaieté imsouciante et il y en a bien moins que dans le recueil précédent, comme mit Weinen, all sein Bitt'res schlürfen, in meinen Wehen, pour exprimer la tristesse absolue et le désespoir. En revanche s'est accru notablement le nombre de celles qui traduisent le culte mi-sensuel, mi-mystique de Hebbel pour la Beauté. Et à côté du groupe exprimant les nuances du sentiment, depuis la contemplation jusqu'à la passion, il faut faire encore une large place aux termes qui notent le caractère. Ils sont légion , et cela encore est significatif, car nous pouvons infailliblement en induire que l'élément dramatique reste prédominant dans ces poésies : les épithètes désignent les qualités du personnage
1. Cf. Peter, der lange; bleich und blutend; schwindelnd und erblassend;
zerrissen und entstellt; dem Christusbild, dem blassen; die Mutter, die greise; lustig und schnell.
ë Sah ich je ein Blau, wie droben, Klar und voll den Himmel schmückt?
Cf. encore les expressions ihre Kleider, ihre weissen, leuchtend-klar, bläulichklar, blink und blank. EL ES" : :
3. Ahnen, Ahnung, Vortraum, Gehetmnis, geheimnisvoll, stillgeheim, geheimst. Le vers in der Ahnung dämmernder Genüsse (Liebessauber) est caractéristique. — 4. Cf. encore : Sein Inneres, thr innres Leben, ikr Innerstes erregen, nach innerstem Bedarfe, deinem Auge, deinem seelenvollen.
5. Cf. wonnetrunken, zu süsser Labe, erquicken, stammelnd-süss, schaurigsüss, in süssen Wehen, süsser, wunderbarer Knabe, die süssen Mädchenmienen, süss’res begehrt, voll Verlangen, meinem innersten Verlangen, in neidischem Verlangen, warm geküsst, Glut, glühend, glühend heiss, verglüht, durchglühe, hold, Huldgestalt, mit holden Schaamgeberden, Mildes, die Allgewalt, die Zaubermacht, die Friedensfülle, keusch, keusch und süchtig, mit beschämten Blicken, himmlisch, fromm, kinderfromm, mystisch-lief, Une expression comme holde Glut est typiquement synthétique. À
6. Cf. kein Frôhlicher, zerstreut, ungestüm, überschwänglich, trotzig-dicht, der Kühnste. Nous retrouvons les mêmes termes favoris qu’en 1842; à noter le nombre des expressions traduisant le silence, l’hébétude, la prostration, la crainte ou la terreur : stumm und unempfänglich, stumm, dumpf, üde, blüde, sprôde, sein Blick, sein scheuer, ängstlich-fest, dem Zagen, sagen, säumen, zôgern, grauen, Graus, mit grôss’rem Grauen, mit Beben, ohne Beben, Schauer, Todesschauer, Schauern, Schaudern. Y correspondent les locutions de la méchanceté, du courroux : Aäm’scher Weise, mil Wut, hadern, grollen.
7. La mer, l’or même sont personnifiés; cf. Rechlfertigung, auf dem Meer.
par rapport à l’action, les verbes, le plus souvent l’action. Bien peu rendent un état de la pensée ou une situation du héros sans contenir cependant déjà, comme une menace en suspens, le germe tragique; ainsi : wähnen, kauern, hangen. La part du mouvement est considérable. Nous avons déjà signalé, comme premier indice de ce caractère dramatique du style, le groupe des verbes substantivés!; les interjections, le ton souvent impératif : auf! flugs! heissa! sorwärts! umsonst! gleichoiel! nous en fournissent un deuxième; mais on n'aurait que l'embarras du choix d'exemples plus éloquents encore ?. Sous la carnation plus tendre de la muse lyrique de Hebbel circule le même sang tragique que dans ses drames.
Aussi n'est-on pas surpris de voir surgir dans ces poésies des figures comme celles des Titans, de Prométhée, d'Empédocle, puis les héros plus modernes du conflit entre l'Individu et l'Univers : César et Napoléon*. Est-ce à dire que le souffle de la mythologie antique va envahir ce lyrisme et en bannir l'inspiration chrétienne dont nous constations dans le recueil de 1842 des traces si nombreuses? Il faut bien le reconnaître, le Dieu de la Bible a perdu du terrain. C’est à peine si une fois le poète nous montre les allées et venues des anges et si de temps à autre il emploie le terme Gottf. Mais quel contenu donne-t:il à ce terme? Dieu est l’Eternel-Unique qui enveloppe toute vie fragmentaire, il est le fond supréme d'où tout émane et où tout rentre; le monde est le flambeau qui lui sert à s'éclairer lui-méme; l’homme est emprisonné dans son individualité jusqu’au jour où Dieu l'aspire à nouveau :
Denn, alles Leben ist gefrorne Liebe,
Ver’eister Gotteshauch, in tausend Flocken Erstickt, und Zacken, d’rin er starren bliebe6.
Cette dernière figure ne fait que reprendre une épigramme du journal de janvier 1843 où les hommes étaient comparés à des pensées divines congeléesT. Comment concilier avec elle celle de la même pièce où le procès d'individuation estsymbolisé par une liquéfaction de Dieu ?