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Cf. supra, les sonnets

2. Cf. Tibal, 695 : « une pièce de vers de peu d’étendue, notant un fait caractéristique ou exposant brièvement daus sa netteté ou sa nudité une idée originale. Les contours un peu secs, franchement arrêtés de la forme laissent au contenu son âpreté; c’est un genre d’une beauté sévère et classique. »

3. T., 4268 (Vienne, 29 août 1847) et Patzak, 60-61. — 4, Cf., supra, 501.

5. Cf. T., 3573 (6 juin 1846), Fries, 52-53, Patzak, 70 et surtout Lyrtk und Lyriker, 177, 325-326 et 432; Tibal, 679, insiste aussi sur la tendance naturelle de Hebbel « à concentrer sa pensée sous la forme la plus concise, fût-ce au détriment de la pensée et à chercher pour cette pensée un symbole dans le

- monde extérieur, füt-ce en faisant quelque peu violence aux deux termes », et il cite comme exemple Judith et surtout le journal où Hebhel « note au courant de la plume des idées fugitives; nous constatons que ces idées revêtent dès le premier instant une forme imagée au point que l’on ne sait si c’est l'idée ou l’image qui à jailli la première dans l’esprit de l’auteur; en tout cas elles forment un ensemble indissoluble et s’éclairent mutuellement ».

6. Cf. T., 621; VII, Natur des Einfalls et Lyrik und Lyriker, 178-179. — 7. Cf. Anmerkungen, 255-258; T., 4287 et 4512.

8. C’est ce qu'ont fait déjà Bernhard Patzak: f'riedrieh Hebbels Epigramme

Pendant toutes les années qui précédèrent le séjour en Italie, Hebbel ne cesse d’avoir des doutes et de nous confesser ses inquiétudes au sujet de sa productivité poétique : tantôt il se croit sûr d’avoir du talent, voire du génie, tantôt il s’avoue improductif, impuissant, fini!. A son arrivée à Rome et jusqu'à la fin de l’année 1844, les plaintes ne cessent pas”. Le 11 Janvier 1845 amène la première hirondelle annonciatrice du printemps * et la fécondité de ce printemps dépasse toutes les espérances du poète. Le 29 mai, dans une lettre que nous avons déjà eu l’occasion de citer, Hebbel annonce l'arrivée récente de plus de 100 poésies, dont 90 épigrammes. Voici le passage relatif à ces dernières : « mais des épigrammes au sens élevé, où J'ai déposé mes vues les plus profondes sur l’art, le langage, la poésie, etc., et parfois très longues, de 30 à 50 vers “. Elles feront sensation, car elles sont dans leur ensemble polémiques, mais polémiques non point à la façon d'articles de journaux, mais comme le feu. Naturellement des descriptions du peuple et de la vie italiens y trouvent également place, de même que des expressions d'états d'âme problématiques qui ne sauraient être traduits dans la forme lyrique pure, mais seulement par l’épigramme. Je me suis approprié une nouvelle forme que je trouve très apte à envelopper le contenu le plus varié. » Hebbel espère que Campe accueillera ces épigrammes avec joie, il les lui aurait déjà envoyées si elles étaient venues plus tôt, il attendra maintenant que le bouquet soit complet. Quant à Elise, il ne lui adresse aucun échantillon afin d’avoir à lui apporter à son retour quelque chose de nouveau pour elle’.

Le 10 juillet, en plein été napolitain, au moment où « l’existence seule est déjà un travail », Hebbel annonce à Bamberg « 100 épigrammes, naturellement au sens antique, mais en partie très agressives ». À Gurlitt, il écrit, le même jour : « comme je n'arrive à rien produire de dramatique par ces Journées brûlantes, J'ai donné libre cours à des résonances lyriques qui ici s’éveillent fréquemment en moi et J'ai enrichi déjà mon nouveau recueil de maintes impressions napolitaines. Il faut faire comme le négociant et, lorsque le gros bénéfice se fait attendre, ne pas dédaigner le plus petit; il faut ramasser des coquillages, faute de perles 7. » Il se promet que ces épigrammes sauront éveiller l'intérêt, et le reste du recueil, le satisfaire 5. Enfin, le 13 octobre, il repart de Naples, considérant les quatre mois qu'il y a passés comme une des (Forschungen zur neueren Literaturgeschichte, XIX), Berlin, Duncker, 1902 — et R. M. Werner, Anmerkungen, 313 et suiv.

L Cf. Bw., I, 200 (12 maï 1837); T., 2464, 2469, 2524, 2756 (10 et 13 février, 3 avril 1842; 19 août 1843),

2. Cf. supra, 408; l’épigramme de Gœthe recopiée dans le journal (T., 3245) et chronologiquement, Bw., III, 167, 170, 174, 180-181, T., 3277.

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