T., 3291 et Bw., III, 229; cf. supra
4, Cf. Tibal, 695, n. 11 : « En fait, la plus longue : die deutsche Sprache me
dépasse pas 30 vers : peut-être Hebbel a-t-il fragmenté les pièces qui lui ont paru trop longues ».
5. Cf. Bw., ILE, 230-231, supra, 468 et Patzak, 70. — 6. Cf. Bw., TI, 239, 258 et supra, 543 et n. 2. — 7. Bw., IIT, 262. — 8. Bw., IN, 256 (29 juillet)
‘époques les plus heureuses de sa vie et, après la courte torpeur des semaines torrides, se félicitant en finde compte d’avoir éternisé dans ses poésies les plus belles des nombreuses belles heures de ce séjour.
C'est en Italie, que naquirent presque toutes les épigrammes antérieures à 1848*. Cependant le journal viennois de 1846 en contient une assez importante série dont la plupart, il est vrai, ne figurent qu’au recueil complémentaire de l'édition critique. Nous les retrouverons plus loin’. La correspondance de la même époque ne fournit qu'une brève allusion confirmant ce que nous venons de dire de l'inspiration essentiellement aphoristique de Hebbel*; et le bilan de fin d'année est le suivant : « Composé encore en Italie le livre d’épigrammes, qui contient non point tant les fruits d’une inspiration momentanée que des résultats vitaux exprimés sous une forme prégnante et peut-être trop profonds pour agir dans un cercle de quelque étendue ». Dans une lettre du 28 janvier de l'année suivante, la caractéristique demeure la même, mais le poète attend de ces épigrammes qu’elles produisent plus d'effet que les chefs-d'œuvre véritables de son nouveau recueil.
Le fait que du 22 Janvier 1847 date le premier germe de l'épopée Muiter und Kind et qu'une épigramme du nouveau recueil a pour sujet l'amour maternel, ce fait suffit-il à expliquer que l'épigramme remonte à la même époque? Nous le pensons d'autant moins que l'éditeur critique renvoie, pour sa genèse, à une lettre du 31 octobre 1843 écrite à Paris à Elise à propos de la mort de Max’. De même, il n’est pas sûr que l’épigramme an die Erde* ne soit pas antérieure à 1847, bien que les deux principaux exégètes des épigrammes paraissent s'accorder à l’admettre; un aphorisme du journal de 1843 contient déjà très nettement tout le germe de l’épigramme et s'il est vraisemblable de supposer qu’elle ne fut élaborée qu'après deux reprises ultérieures, . la chose n'est pas certaine”. N’avons-nous pas vu Hebbel reprendre parfois dans ses aphorismes une idée déjà exprimée !°? Mêmes possibilités, même incertitude, pour les épigrammes auf Manchen",
1. Cf. Bw., LI, 256 et 264. — 2. Cf. T., 4512 et Bw., III, 318 (11 avril 1846). —8,T., 3549, 3550, 3551, 3562, 3568, 3573, 3574, 3577, 3603, 3608, 3612, 3720, 3762.
4, C£. supra, 542-543 et Bw., IT, 336 (26 juin 1846) : « das lyrische Element hat bei mir einen zu dramatischen Wellenschlag, die Gedanken schreiten zu rasch vorwärts und blättern sich nicht genug auseinander ».