Bw., NII,,326:-cf
6. Cf. Bw., VII, 359 : « Die Natur ist keine Zauberin, sie thut Nichts im Husch, sondern sie giebt und nimmt langsam, aber man kann sich auf sie verlassen »; et Gæthe : die Natur, II, 11, 9.
7. Cf. Bw., VIL, 361-363. — 8 Bw.,; VII, 364-394, — 9. Cf. Bw., VII, 395 et supra, 605 et n. 5. — 10. Bw., VII, 403-408.
11. Sur les derniers moments de Hebbhel, ses funérailles, les honneurs rendus à sa dépouille, les monuments élevés à sa mémoire, cf. Frankl, 58-68: Kulke, 102; Kuh, If, 448, 518-524; Bamberg, Il, 613-614; Bartels, 106; Werner, 364-366. Le testament de Hebbel avait été rédigé par lui dès le 26 mai 1856 (Cf. T., 5441: Bw., VNIIL- 52-53).
CHMÉPHEE?TI
Bien qu’il estimât à son prix le don d’universalité chez les écrivains, Hebbel pensait que chacun d'eux, quelle que soit sa grandeur, a sa spécialité où il excelle, et n’exerce véritablement sa maîtrise que dans ce domaine propre : Shakespeare a beau écrire des sonnets, c'est un poète dramatique, Gœthe composer des drames, c’est un poète lyrique !. Or Hebbel se considérait lui-même, sans aucun doute, comme un poète dramatique. « Le drame, disait- il, est ma tâche vitale. » C’est entre Shakespeare et Max Waldstein qu'il situait ses véritables collègues et dans un article de 1862, voulant désigner:les champions des grands genres littéraires dans l'Allemagne moderne, il cite Uhland comme représentant de la poésie lyrique, Freytag et Gutzkow comme représentants du roman et revendique pour lui-même l'honneur de représenter le drame ?,
Il n’en importe que davantage de distinguer entre les deux moi- : üés de sa vie” et, chose paradoxale en apparence (mais en apparence seulement), l'époque qui apporte à l’homme la sécurité et l'apaisement est celle où se développe le plus abondamment le talent du dramaturge, tandis que la période des souffrances et des luttes de toutes: sortes avait vu naître la majeure partie des poésies lyriques. C’est que l'heure de l'émotion intense et de l'agitation n'est point favorable à l'élaboration dramatique qui exige, à tout le moins, un effort continu de synthèse et la mise au point objective des données les plus hétérogènes. Mais de cette loi il résulte aussi que l’œuvre lyrique de Hebbel, née en majeure partie pendant la tourmente, est, comme nous nous sommes efforcé de l’établir,
1. « In der Wirklichkeit treten die Gegensätze nicht so schroff auseinander, wie dies im Begrilfe geschieht; aber strenge genommen ist und bleibt der Lyriker immer Lyriker, der Dramatiker immer Dramatiker » (Kulke, 74-75).