Dramatische Fragmente und Pläne, W., V
7. CE en particulier, p. 138 : Nebukad-Nezar; p. 152 : die Schauspielerin. ein Schauspiel in drei Acten (1848-1830); p. 193 : Molock, eine Tragôdie in fünf Acten (1849-1850); p 283 : Vrer Nationen unter einem Dache, ein Lustspiel in einem Acte (18547). Sur les fragments, cf. encore, Kuh, II, 287-295; Kulke, re 116; Werner, 283-284, 293-295, 360-361 ; Bastier, 28; Winterfeld, DOI .
+ a. supra, 423 et n. 7; Bartels, 87-88 et 115; Werner, 259-266: Winterfeld, 317-330.
même synthèse fondamentale qui s'opère au cœur de son pantragisme entre la conception hellénique du destin et la conception moderne du drame psychologique !, cette même synthèse fondamentale se retrouve, nous l'avons vu, au cœur du lyrisme, dans le conflit qui se livre entre l’inspiration de sentiment et l'inspiration d'idée. Mais le lien qui raccorde entre eux tous les drames de Hebbel et leur confère l'unité d’un cycle d'évolution organique, n'est-il pas avant tout la personnalité même de l’auteur? N'est-ce pas elle qui revit, protéiforme et pourtant bien homogène, sous les multiples avatars du héros dramatique? Les personnages de Hebbel ne sont-ils point ses porte-parole, les champions de ses idées et surtout les incarnations successives de sa sensibilité, le sang de son cœur, la chair de sa chair? Abstraction faite, donc, des conflits et des constructions antithétiques que représentent ses pièces de théâtre, c’est le poète que ces œuvres nous permettent ainsi de reconstruire. Nous retrouvons l'expression émue de son conservatisme ? dans Agnes Bernauer et dans Gyges und sein Ring, ses principes vitaux * dans le Rubin et Michel Angelo, son caractère enfin, son tempérament, ses instincts chez l’autoritaire Hérode et la fière Mariamne, si jaloux tous deux de leur autonomie, chez le passionné Candaule et la chaste Rhodope, affirmant la persistance en Hebbel de cette vivante antinomie de sensualité et de religiosité que maintes de ses poésies nous ontrévélée *. De même, l’évolution du lyrisme, s’éloignant de plus en plus consciemment du caractéristique pour s'attacher à la beauté, reparaît au premier pian dans ces drames : « Mariamne est belle tandis que Judith est sublime ÿ ». Aguès nous présente aussi la beauté vue du côté tragique‘. L'anneau de Gygès symbolise l’apogée de la conception nouvelle et ce drame a quelque chose d’hellénique dans sa forme sinon dans son inspiration. Par contre, certains personnages des drames incarnent des qualités que l’auteur possède à un degré éminent. Herzog Ernst, par exemple, a son sérieux et son laconisme, Herzog Albrecht son impétuosité et sa flamme, Brunhild et Kriemhild sa puissance de jalousie et de vengeance, Hagen son âpreté dans l'hostilité *. Enfin, tandis que Demetrius contient, selon l’aveu formel de Hebbel,
1. Cf. Bartels, 108; T., 4050, 4051, 4073, 4102, 4119, 4131, 4175, 4218, 4225, 4299, etc., 6085-6086, le Motto de Gyges und sein Ring, W., II, 238 et supra, 615 pe supra, 594-603 et Bw., IV, 333 — et Oskar Walzel, Deutsche Rundschau, mars 1913, p. 447-451.
3. Cf. supra, 621, 622, 624 et notes; la comédie est bâtie tout entière sur la maxime : « sacrifié pour ne pas perdre »; le drame conseille tout au long la modestie en présence des grands devanciers; et Hebbel la praliquait lui-même à l'égard d’Uhland, de Tieck, etc. E
4. Cf. supra, 231, 241, 324 et suiv., 383, 385, 388, 475, 480, 483, 539-540, etc., et T., 5804-5805 et 6132.
5. Bw., IV, 145; cf. Bw., III, 219 et supra, 476, 499-506, 515-520, 536-541, 547-555, 583; cf. Kuh, II, 314-315 et Werner, 300-301, à propos de l’épilogue de Genoveva, terminée le 21 janvier 1851, W., I, 275, 456.
6. Cf. Bartels, 108; Werner, 302-303 ; et les tables de la correspondance et du journal, en particulier : Bw., VIII, 30-31, 94-112,