‹ HebbelChapitre 316 sur 425 · W., XII, 81-82. — 3. Bw., V, 283-286: cf. Bw., V · texte numérisé non relu

W., XII, 81-82. — 3. Bw., V, 283-286: cf. Bw., V

4. Cf. T., 5245 « (1854) Heines Jronie besteht sehr oft darin, dass er erst den Kopf und dann den Hintern zeigt »; W., XII, 178-179, 181, 182, 377 et suiv. (1858) et X, 289 (1862); cf. encore pour l’ensemble des rapports de Hebbel avec Heine : Kulke, 14, 61; T., 5827, 6131, 6224; Bw., IV, 64 et note: V, 35, 149, 160; VIT, 83, 90, 117, 151, 151-179, 176, 209, 309: VIIL, 112: N. Hebbeldok.. 64, 200; Bamberg, I, 316.

5. Cf. supra, 448-449; T., 4278-4979, 4984, 504741, 5342-5344, 5361; Bw., IV 162, 384; V, 22, 38, 208, 357: VII, 56, 116, 391: VITE, 16. |

6, Of. Bw., V. 6524; T., 3926; Merodes und Mariamne; W., Il, 329, v. 2605 et Suiv. — 7. Bw., V, 292;:T "5415. ;

Werner ct Houwald, Oehlenschliger et Immermann!, nous nous en tenons à ses derniers jugements sur ses romantiques préférés Tieck et Kleist, nous constatons une tiédeur caractéristique par

DE e : , : UE rapport à l'admiration d’antan?, Quant à Grabbe, Hebbel s’indignait que la critique rapprochât son nom du sien et le désavouait surtout pour son manque de forme”. « Je suis, déclara-t-il, pour définir ses rapports avec les principaux romantiques dont on avait continué de le rapprocher, je suis un plus grand poète que Lenz, Hôlderlin, Grabbe et Kleist, bien que mon esprit ait des affinités avec le leur“. »

Des affinités, il ne s'en découvrait guère avec les poètes autrichiens, et nous, ne voulons pas dire seulement le menu fretin, ceux qu'il appelait les « goujons » et dont il méprisait la platitude autant que l'empirisme de certains acteurs à la mode5. Nous n’avons pas à insister non plus sur ses rapports avec Grün, Zedlitz, Bauernfeld, Mosenthal, Saphir, Meissner, et pas davantage sur ses allusions aux Hongrois Karl Beck et Aranyi‘. Mais si Hebbel ne dédaigne pas, de temps à autre, de consacrer quelques lignes aux productions de la jeune Autriche, on sent qu’il a les yeux fixés surtout sur les deux protagonistes : Grillparzer et Lenau. Ses relations avec le premier n intéressent guère que le dramaturge et ne devinrent du reste à aucun instant cordiales, quelque effort que fit Hebbel pour rendre justice au chantre d'Ottokar?. Quant au lyrisme de Lenau, Hebbel ne le mentionne que pour lui reprocher son manque de naturel et de vigueur organique tandis qu’il lit avec plaisir un recueil de ses lettres. La page consacrée à ses poésies fournit à notre poète l’occasion d'exposer une fois de plus cette théorie du naïf qui lui était si chère. Il commence par montrer la rivalité qui sépare l’Allemagne du Sud de l'Allemagne du Nord, de sorte que la mode

1. Cf. en plus des tables de la correspondance et du journal : W., XI, 374, 379, 470,

2. Cf. supra, 448 et, pour la période de 1848 à 1863, en plus des tables de la correspondance et du journal pour Tieck : Bamberg, Il, 222-223, 269-270; W., XI, 309-314, 465; XII, 22-24, 367 ; et Tibal, 314-315; pour Kleist : Bamberg, E, 315 et W., XI, 86, 323-395, 350-353, 459, 466-467.

3, Cf. Kulke, 59; Kuh, IT, 86, 206, 293; Bamberg, II, 95-96, 217-218; T. 5301-5302 et note, 5898, 5981; Bw., V, 160, 162, note; 219 et note 220, 251 et note, VII, 313 et note. Sur la question des rapports de Hebbel et Grabbe est annoncé pour le centenaire un ouvrage d’Artur Kutseher qui doit paraître à Munich chez Bachmair.

h. Abfertigung eines ästhetischen Kannegiessers, W., XI, 393 (1851). Nous reviendrons sur cet article à propos de la controverse : Hebbel-Julian Schmidt. Contentons-nous pour l'instant de citer le passage de la correspondance, où Hebbel explique à un de ses amis comment il croit avoir dépassé Kleist (Bw., IV, 67-68; 15 novembre 1847).

5. Cf. Bw., VI, 88; VIII, 48-49, W., XI, 98-99, 135-139, 441-443.

6. Cf, outre les tables de la correspondance et du journal, pour Bauernfeld : W., XII, 112-113, 372 et la pièce: Rustico Campius, VI, 401; pour Mosenthal : Frankl, 42, Kulke, 61 et W., XII, 167-168, 377; pour Karl Beck : Frankl, 41; pour Saphir : Kulke, 60 et W., XI, 359-360, 468. Hebbel s'intéresse aux almanachs populaires (cf. encore, W., XI, 305-309, 353-355, 465, 467.

7. Cf. outre les tables de la correspondance et du journal : Frankl, 41; Kulke, 11, 58 ; Kuh, II, 453; 480, 483-484; R. M. Werner, 303 et W., XI, 265-270, 439, Nous verrons plus loin le jugement de Grillparzer sur Hebbel.

esthétique de Vienne est d'ordinaire raillée à Berlin et que les Viennois restent indifférents à ce qui enthousiasme les Berlinois. Il en cherche la raison dans la conception du naïf et du naturel telle qu’elle s’est élaborée en Autriche d’après la pratique des poètes : « Onne considère, en effet, comme naïf et naturel que ce qui vient à l'esprit de chacun et cela devient génial du fait d'être habillé en une nouvelle phrase bigarrée à souhait. Ainsi, au lieu de l’alouette qui se contente de monter en chantant vers le ciel et qui, il est vräi, s'iln'y avait pas autre chose, ne produirait pas d'effet spécial, naît, chez Nicolaus Lenau, le monstre qui se sert de ses chansons comme d'une échelle pour s'élever dans l'air et y lancer des fusées sonores. » « Un esthéticien de métier, conclut Hebbel, ne verrait dans ces jeux de raffinement présomptueux que l'infaillible symptôme de toutes les maladies imaginables qui peuvent frapper l'esprit poétique : incapacité totale de mettre en relief le point essentiel du poème, manque absolu d'imagination et, à sa place, les mille tours d'escamotage de l'intelligence abstraite avant d'arriver à une pseudo-image sans vie. Mais, à Vienne, cet avorton posthume de Lohenstein pique la curiosité et engendre à son tour d’analogues secondines ». Hebbel cite de L. A. Frankl la métaphore « grürende Gedanken » qui, une première fois, signifie les cèdres du Liban et, une autre fois, la production cérébrale de Humboldt. Après avoir ainsi caractérisé la conception du naïf telle que se la font ses contemporains viennois, il définit ce qu'ils entendent par poésie de réflexion : le contraire de la poésie naïve, donc : « ce qui ne vient pas à l'idée de tout le monde ». ils commettent ainsi l’amusante erreur de supposer que ce qui coûte un effort de compréhension à des gens formés à leur école, ne saurait être né sans effort, et, confondant « leur propre sueur avec celle d'autrui », ils répudient des chefs-d'œuvre : « malheur à la chaste flamme qui anime le marbre blanc de la statue grecque, un bonhomme de neige à qui on a planté des yeux de lignite conquiert plus facilement leurs suffrages! ».

Cette page est la dernière d’un fragment d'essai intitulé Oesterreichische Poesie et où Hebbel vise particulièrement, outre Lenau, quatre poètes viennois : L. A. Frankl, d'abord, dont la Nänie a fourni la citation des « grünende Gedanken » et auquel l’ami tâche d'adoucir le bläme par quelques mots élogieux à propos d'un autre ouvrage, puis Otto Prechtler, Franz von Hermannsthal et Faust Pachler, qu’il traite sans aucun ménagement.

Uu autre important essai montre cependant par combien de fils mystérieux Hebbel se sentait lié à l'Autriche. C’est la caractérisüque qu'il compose pendant l'hiver de 1852 pour son édition des œuvres complètes d'Ernst von Feuchtersleben?. Sans affinités spéciales avec ce poète et même sans bien complète documentation,

1. W., XII, 244; cf. tout l’article, 241-244, 381 (1859) et encore, outre les tables de la correspondance et du journal : Kub, II, 190, 193, 451; W., XII, 66-68, 81-83, 319, 370; N. Hebbeldok., 86-87, 91-93.

2. W., XII, 31-65, 367-368; sur Feuchtersleben, cf. outre les tables de la

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