T., 6008. — 2. T., 6247 et W., XII, 188 et suiv
3. CF. supra, 477, 633, 648 n. 2, 653 et 654. — 4. Cf. outre les tables de la correspondance et du jouroal : W., XEX, 9-14, 365 : Richard III (1852); 140-164, 273-306, 376, 382 : Shakespeares Zeitgenossen und ihre Werke (1858) (sur Bodenstedt, cf. T., 5894; Bw., VI, 120-121, 127; Bartels, 104 et Kuh, II, 506- 507); 171-178, 377 : Studien und Copien nach Shakespeare von Franz Dingelstedt (1858); 259 : Psychologische Aufschlüsse über Shakespeares Hamlet vor Dr. Storffrich (1859); 356-359 : Studien über das englische Theater son Moritz Rapp (1863). :
5. Bw., VII, 406. — 6. Cf. supra, 217; Kubh, If, 481; Bamberg, I, 399; II, 120-1215 Bw., IV, 148, 182, 207, 341, 345, 382: V, 20; VI, 230; VIT, 199; T., 4140, 4735, 4870, 4890, 5199, 5257, 5264, 5489 (cf. 3597), 5557, 5605, 5730, 5788, 5812, 6013, 6270 et W., XII, 81. à |
7. Cf. W., XII, 120-127, 373 : Aus Karl Ludwig v. Knebels Briefwechsel mit seiner Schwester Henriette, et en particulier les pages 120-121, 127 et W., XI, 380, ligne 26 et suiv.; cf. encore supra, 463-466 et 649, n. 6.
8. Cf. notre bibliographie. — 9. T., 6112 (12 mars 1863) : « Im Theater gestern Abend Schillers Glocke einmal wieder gehürt; Titi zu Liebe, Tief ergrif mich’s, aber nicht die Poesie, sondern meine arme, bleiche, noch halb kranke Frau. Sie schildert sich selbst in dem schünen häuslichen Gemälde, S
10. Cf. supra, 372 et Walter Bornemann : die Hebbel-Bewegung (voix bibliographie) : « Die Grôüsse Schillers wurde trotz aller Widerwilligkeit Hebbel zur eigenen Ueberraschung immer wieder fühlbar, und bekanntlich war es
avec quelle conséquence il discute les œuvres une à une, n'en admettant en somme qu'un nombre restreint et admirant par-dessus tout, tant dans les drames que dans les poésies lyriques, bien moins le talent que le caractère, bien moins l'artiste que l’homme’. À notre avis, les épreuves des dernières années d'isolement et de maladie ne firent qu'apporter une atténuation, dont la genèse fut, croyons-nous, d'ordre éthique plutôt qu'esthétique, à la conviction qu'exprime cet aphorisme du 27 septembre 1857 : « Le sort que rencontra Gœthe auprès de la nation en tant qu homme, être humain, et personnalité, si on le compare à celui de Schiller, démontre, entre autres vérités, combien plus facilement la phrase triomphe que la chose, dont elle n’est tout au plus que l'enveloppe? ». Et rappelons-nous enfin que, si au centenaire de 1859 Hebbel crut devoir affirmer qu'aucun poète n'exerça plus d'influence sur lui dans sa jeunesse que Schiiler, il affirme plus tard la même chose d'Uhland, contradiction du reste apparente seulement et que nous nous sommes déjà efforcé de résoudre.
Le plus souvent, du reste, il associe Schiller à la grandeur de son ami et ne sépare pas plus les deux Dioscures dans ses éloges que ne les désunit la mort même qui les fit reposer côte à côte dans la « Fürstengruft » de Weimar. Il prôcède ainsi surtout quand il se compare à eux, et alors il lui arrive même une fois de les nommer. peu après s'être rapproché de Heine“. C’est qu'il avait appris, entre toutes choses, du maitre de chœur l’enseignement suprême qui tient dans le mot « piété » et respectait la noble pensée de celui qui écrivit l'£pilog zu Schillers Glocke et qui conseillait à la nation allemande de se réjouir de posséder « deux pareils lurons » au lieu
der Spaziergang, dessen Aufstieg zum « rôtlich strahlenden Gipfel « und zum Ausblick über die Einheit und den Segen der Menschheitskultur Hehbels Geist in der Dämmerstunde des Todes hinanhob. »
1. CF. T., 3388, 4015, 4106, 4154, 4901, 4221 (p. 252), 4332, 4683, 5806, 5321, 5327, 5445, 5760, 5763, 6113, 6320; Bw., IV, 26-27, 369; V, 178-179; VIF, 69: N. Hebbeldok., 19, 90, 192; sur les drames de Schiller et sa personnalité, cf. Kulke, 58, Frankl, 38 et W., XI, 204-209, 457 : Wallenstein (1848): 352-353 (idées de Schiller sur la comédie, 1850): XIL, 5-6, 365 : Schiller und sein cäterliches Haus (1852): 182-183, 378 : die Selbstbekenntnisse Schillers (1858): 183- 184, 257-258, 378, 382 : Schillers Leben und Werke de Palleske (1858-1859); 219-220, 379 : Schiller als Philosoph (1858); 359-361, 388 : ScAillers Geisteseane (1863). Sur le lyrisme; cf. Kuh, If, 482 : Bi der Lesung Schillerecher Gedichte glitt ein verklärender Hauch der Weihe über seine Züge. Viele, viele Male gab er wir den Spaziersang zum besten, jenes Gedicht, das er hoch über alle anderen Gedichte Schillers stellte. Auch einzelne sprach- und bildgewaltige Strophen trug er üfters vor, besonders aus der Ælegie auf den Tod eines Jünglings oder aus dem Gedichte die Freundschaft. « Wo bemerken Sie », sagte Hebbel bewegt, « Schillers physische Bedürftigkeit und seinen steten Kampf mit den materiellen Bedingungen des Daseins? Nirgends, in keinem seiner Gedichte, in keinem seiner Dramen. Ich kann nie ohne tiefe Rührung an diesen heiligen Mann deuken ».
2. T., 5616. — 3. CF. T., 5765 (13 novembre 1859); 5983 (15 novembre 1862) et supra, 65-07. ;
4. CF. Bw., V, 815-316; VI, 5; VII, 284 et note, 332, 335; VIII, 70: T., 5071: sur la correspondance de Schiller et Gœthe, cf. Bamberg, Il, 336; Bw., VIE, 386 et W., XIX, 88; sur la correspondance de Gœthe avec Karl August cf. Frankl, 35-36 et Bw., VII, 402.
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de débattre lequel, de lui ou de son ami, était le plus grand. Hebbel ne pouvait leur rendre de plus judicieux hommage commun que dans le long article qu'il consacre en 1851 à la publication d'Eduard Boas : Schiller und Gœthe im Xenienkampf et où il met en lumière l’organicisme épigrammatique des deux amis?. Et, deux ans plus tard, il les met côte à côte au centre de son essai sur le lyrisme moderne que nous avons déjà mentionné.
Voici comment y est tracé l'historique de la poésie allemande « à vol de postérité », si l'on peut dire. Que reste-t-il du trop glorieux Gottisched?— La caricature d'un bouffon insolent. Et de Klopstock, le rival détesté? « Le barde de la Messiade, escorté de Hôlty
et de Bürger, de Claudius et de Voss, passe devant lui en manteau
de pourpre et accorde l'instrument de la langue‘; Gœthe et Schiller suivent presque immédiatement et en jouent sur toute son étendue et plus d’un beau talent se joint, dans la suite, au cortége et hasarde un accord original. » Aussitôt Hebbel se rend compte de l'insuffisance de ce raccourci et tente de donner une définition qui est, à notre avis, le centre même, le cœur de son esthétique du lyrisme : «Il n’est guère plus difficile à un critique de traiter de musique que de poésie lyrique, s’il tient vraiment à faire de positives constatations etnon des comparaisons vaines el stériles, mêlant les dés étymologiques de termes également indéfinissables. Qu'on considère nos esthéticiens, sans en excepter les meilleurs, et qu'on se demande si même Jean Paul, dont pourtant le regard pénètre avec une perspicacité incomparable les arcanes de la technique, si même Jean Paul échappe de ce côté à la trivialité5. La raison en est simple : on a affaire dans le lyrisme au pur élément vers lequel tendent à l’envi toutes les formes sans qu'aucune d'elles remporte la victoire et c'est pourquoi son point culminant est la ballade chantable, qui est à la fois épique, dramatique et musicalef. » S'il faut soupçonner ici le théoricien d’être en même temps un avocat « pro domo », convenons du moins que le plaidoyer est adroit et met excellemment en évidence la partie la meilleure du lyrisme hebbélien : les ballades. Est-ce à dire qu'il fait bon marché du reste? En aucune façon, et voici, selon nous, le passage essentiel qu'il convient d’avoir présent à l'esprit pour prendre partie, du point de vue théorique (il y en a un autre), dans la controverse courante : comment faire le départ entre l'esprit et le cœur, l’idée et le sentiment, dans la genèse des poésies de Hebbel? « En général, on a de tout temps distingué deux directions principales : celle qui part de l'esprit (die geisiige) — chez nous, Schiller l'enseigne et ne nous hâtons pas trop de la nommer : lyrisme de réflexion (die reflektive) — et celle